Pages

samedi 29 septembre 2018

La Conférence des oiseaux Jeudi 4 octobre 19h CDE

Interview de Guy-Pierre Couleau

Le Dossier de presse


La Conférence des oiseaux est un célèbre conte soufi dont le Persan Farid Uddin Attar s’est emparé pour écrire l’un des plus beaux récits poétiques de tous les temps. Lors du Festival d’Avignon 1979, Jean-Claude Carrière et Peter Brook donnaient pour la première fois chair et vie à ce texte vieux de neuf siècles. Quarante ans plus tard, les oiseaux reprennent leur envol. Car Guy Pierre Couleau et Jean-Claude Carrière savent comme personne réveiller les couleurs et les chants des oiseaux endormis. Un pur moment de grâce.
Joyau de la spiritualité persane, La Conférence des oiseaux raconte comment les oiseaux de toutes espèces se mirent en quête du mythique Simorg afin de le prendre comme roi. Les épreuves en poussent plus d’un à renoncer avant une révélation finale inattendue. Au terme de cette épopée mystique, ils découvrent en effet que le Simorg n’est autre qu’eux-mêmes… Allégorie de la rencontre entre l’âme et son vrai roi, La Conférence des oiseaux traite de notre humanité, de nos souffrances, de nos beautés et décrit les chemins que nous devons emprunter, tout au long de la vie, pour accéder à la découverte de ce que nous sommes.
Conte philosophique, La Conférence des oiseaux ne se réduit pas à cette seule dimension : le texte, les masques, la musique, les costumes, tout en fait un délicat et précieux spectacle. Masques de huppe, de perruche, d’hibou, de faucon, de paon habillent les comédiens venus des quatre coins du monde. Guy Pierre Couleau construit avec les dix acteurs-conteurs une chorégraphie où les mouvements du corps donnent vie aux oiseaux, inspirent le voyage avec émotion. Dans un jeu d’illustration et de mise à nu, il conduit les oiseaux migrateurs à retirer leurs masques quand l’humanité du personnage et la force du texte n’ont plus besoin de l’élégance de l’estampe mais doivent s’exprimer sans détour.
Une envolée initiatique où les splendeurs tout autant que les misères nous parlent de notre rapport au divin. Un conte qui en dit long sur l’humaine condition, et qui le dit si joliment…


La première Conférence des Oiseaux crée par Peter Brook en 1979:

« Grâce à ce chemin très particulier qu’est le théâtre, nous avons accès à des couches subtiles et cachées de l’expérience humaine. Quels sont les moyens nécessaires pour s’engager sur ce chemin ?
C’est pour répondre à cette question qu’en 1971 nous avons commencé un travail de groupe. Si le groupe était international, ce n’était pas dans le but d’échanger des recettes, car nous voulions surtout éviter de faire une salade de cultures. En fait il s’agissait, par des exercices et des improvisations, de tenter de parvenir à l’essentiel c’est à dire au champ où les impulsions de l’un rejoignent les impulsions de l’autre pour résonner ensemble.

Pour cela il fallait passer – le processus est long et difficile – de la culture extérieure à la culture intérieure – de la personnalité apparente à l’individualité. Pour rendre cette démarche un peu moins impossible nous avons commencé par une séparation arbitraire des éléments de base. Nous avons travaillé sur le corps et ses gestes, mais sans croire à l’expression corporelle comme un but en soi. Nous avons travaillé sur les sons comme moyen d’expression, sans imaginer que le langage habituel doit pour cela être éliminé. Nous avons travaillé en improvisation libre devant des publics de toutes sortes pour mieux apprendre la relation intime qui existe à chaque instant entre la vérité d’une forme d’expression et la qualité de la communication.
Notre point de départ était obligatoirement nous-mêmes. Mais pour éviter de tourner en rond dans un narcissisme dangereux, il est absolument nécessaire de s’appuyer sur quelque chose de plus grand et de plus fort venant de l’extérieur, qui lance un défi à notre compréhension et nous contraint à voir au-delà de cet univers personnel que nous projetons devant nous à chaque instant et que nous confondons avec la réalité.
C’est ainsi que très tôt nous nous sommes tournés vers Attar qui appartient à une tradition où l’auteur lui-même cherche à servir une réalité plus grande que celle de ses fantasmes ou de ses idées et qui essaie de tremper les fruits de son imagination dans un univers qui le dépasse. La Conférence des Oiseaux, œuvre dont les facettes et les niveaux sont sans limite représentait pour nous cet océan dont nous avions besoin.

Dans la brousse africaine, dans la banlieue parisienne, avec les Chicanos de la Californie, les Indiens du Minnesota, et aux coins des rues de Brooklyn nous avons joué de courts fragments de la La Conférence des Oiseaux toujours dans des formes différentes – des formes dictées par la nécessité de communiquer – et toujours en découvrant avec une grande émotion que ce contenu était véritablement universel, qu’il passait sans gêne à travers toutes les barrières culturelles et sociales. La dernière nuit de notre séjour à Brooklyn, en 1973, nous avons joué trois versions différentes de La Conférence des Oiseaux. Celle de 8 heures du soir était du théâtre brut, vulgaire, comique et plein de vie. Celle de minuit était une recherche du sacré, intime, chuchotée à la lumière des bougies. Et la toute dernière qui avait commencé à 5 heures du matin dans le noir pour se terminer avec l’arrivée du jour était en forme de chorale où tout passait par le chant improvisé. A l’aube, avant de nous séparer pour plusieurs mois, nous nous sommes dit : la prochaine fois, il faudra essayer de réunir tous ces éléments à l’intérieur du même spectacle.

Plusieurs années passèrent jusqu’au moment où il nous a semblé possible de revenir à Attar.
Et cette fois le but était double : remplacer l’improvisation par un spectacle pas nécessairement fixe, mais assez stable pour être reproduit autant de fois que nécessaire ; et ainsi remplacer les impressions partielles et fragmentaires données dans le passé par une tentative de capter et de raconter le poème tout entier.

Le travail des répétitions a commencé avec une question. Est-ce que l’acteur peut devenir oiseau et ensuite derviche ou princesse, uniquement avec son corps et son visage habituels ? Non. Il y a un moment où les contorsions du corps et les grimaces du visage deviennent excessives et l’autre possibilité, ne rien indiquer extérieurement, serait une solution théâtrale trop aride. Donc un outil devient nécessaire, quelque chose qui est comme une extension ou une exaltation de l’impulsion de base. Habiller l’acteur en oiseau avec un masque sur la tête serait trop lourd parce qu’il s’agit plutôt de donner une suggestion rapide qui n’encombre point l’imagination. A certains moments on a besoin de sentir d’avantage le côté figuratif de l’oiseau, mais moins à d’autres moments.
Techniques et expériences acquises par les acteurs dans le passé étaient à leur disposition. Entre l’instrument qui est un doigt et celui qui est un son, par exemple, ils ont pu choisir comme on fait entre un pinceau et un autre.
de cette manière, sans y penser et souvent sans le savoir, nous avons utilisé des éléments d’expression hétéroclites provenant des sources qui correspondaient à l’expérience collective du groupe. Devant chaque difficulté il y avait toujours la même référence. Chacun était profondément touché par Attar et cherchait à exprimer ce qui pour lui était concret et réel dans le poème. »
Peter Brook


Introduction à l'adaptation de Jean_Claude carrière.

jeudi 27 septembre 2018

Les Suppliants: Borderline de Guy cassiers

pour retrouver les photos vues en classe

Interview de Guy Cassiers



Woyzeck mise en scène Ostermeier

Sur le site du festival d'Avignon :quelques photos.

extraits en vimeo

Article dans l'Humanité

Plusieurs tableaux sans paroles au début:  enfants qui jouent, installation de la baraque à saucisse, livreur de petits pains, arrivée de W à vélo, occupations près de la bouche d'égoût, dans le cloaque.
Texte dit souvent parasité par du bruit, de la musique.
Transposition dans une banlieue de l'ex Berlin est, prolétaires, eprsonnages de la précarité, femmes des balkans.
réalisme, plutôt hyperréalisme, très chorégraphié malgré l'illusion de réalité: ex dans le jeu de l'acteur: jeter la poubelle avec trop d'ostentation, W et A qui boivent ensemble leur gobelet: synchronie qui traduit leur amitié etc
Mise en tension des enjeux historiques de l'époque de Buchner avec les nôtres: réalité crue, parfois caricatural des gens démunis: hommes en cuir, crâne rasé, peuvent rappeler l'extrême droite.

format cinémascope dans la cour d'honneur du palais des papes, quelque chose d'un scénario ( A suivre)

Entraînez-vous à décrire le dispositif scénographique avec précision!

Woyzeck: mise en scène Braunschweig

Article dans Libération

Entretien avec Braunschweig: chapitre 11 à 14 consacrés à Woyzeck.

1999 troisième version. A aussi mis en scène l'opéra de Berg.
Abstraction de la scène pour le décor.
rajoute le choeur de soldats, uniforme de l'époque ( 1999), proche d'uniformes de policiers.
mise en scène qui repose sur la performance de l'acteur principal Udo samel, centre du dispositif comme de la pièce de Buchner
A voulu éviter le réalisme historique, contemporain sans actualisation franche ( à la différence de Engels et Ostermeir)
 " W., un homme du quart état, devient prophète bégayant, qui sait plus qu'il ne supporte. lui seul entend la voix de la nature, voit les signes du ciel et sent qu'un scandale annonce la fin du monde" cf " Chaque homme est un abîme, on a le vertige quand on regarde au fond"
Ne s'encombre pas d'éléments superflus: renvoie en voix off les scènes foraines. seulement des chaises.
décor du plus petit au plus grand, successions de cadres, carrés balncs escamotables verticalement: apparaition/ disparition des acteurs et du mobilier minimal: quelques chaises, un landau, métaphore à roulettes de l'enfant de Marie et frantz.
Lisibilité maximale de l'espace, froideur, accentuée par un travail sur la lumière qui sculpte dans le vide des reliefs, des plans successifs.
Dérives de celui qui court à travers le monde comme un rasoir ouvert et vient briser l’ordonnancement de l'édifice.

Dramaturgie de l'espace dans Woyzeck ( Jean-Louis Besson)


Dramaturgie de l’Espace dans Woyzeck qui aurait pu vous aider à trouver des solutions concrètes de scénographie.
Bien justifier le parti pris qui vous conduit à imaginer telle ou telle scéno.Soyez concret, interrogez-vous sur les matériaux, les éclairages, la faisabilité.

Eclatement de l’espace
Indications spatiales en début de scène détaillées et précises : fonction de préciser le lieu où elles se déroulent. Ancrage réaliste ?

Organisation temporelle linéaire mais spatiale éclatée : 21 lieux pour 25 scènes : différentes rues, endroits à l’extérieur, foire, auberge, caserne, chambre de Marie, logement du capitaine, cabinet du docteur, boutique du juif
Récurrents : la chambre de marie, l’auberge même s’il peut en y avoir plusieurs :  sc 10 im rossel et im sternen.

André Engels en 1998 avec Nicky Rieti : multitude de lieux= élément essentiel de la mise en scène : entre les tableaux, le cadre de scène comme l’objectif d’une caméra, changements très complexes et très rapides sentiment d’assister à une suite de courtes scènes filmées, au montage visible.

Pont commun : même ville et lieux assez proches, personnages les parcourent en peu de temps.

 Engels : choix d’un immeuble HLM avec apparts, couloirs, cour, toit en terrasse : meurtre. Cf proposition de Clotilde.

Univers dans lequel vivent les personnages : réalité empirique qui est la leur : activités quotidiennes pas du tout habituelles dans le théâtre de l’époque.

Pas de nom pour la ville : Leipzig où le véritable Woyzeck a assassiné Christiane Woost ? Darmstadt ? 
lieu universel : ville de garnison, différentes couches sociales, univers urbain bordé de campagne.

Ensemble clos, hostile et inquiétant malgré multiplicité des lieux. Extérieur hanté, peuplé de fantômes. Menace qui pèse, aspect d’une prison. Passer d’un lieu à un autre : vaine agitation qui ne mène à rien.
Mais intérieur pas refuge pour autant : Woyzeck partout mal à l’aise d’où fébrilité et course incessante «  à la caserne il veut sortir pour aller à l’auberge, là marie danse avec un autre il se réfugie dans les champs où il entend des voix qui le terrorisent. »

Simple cadre pour donner un ancrage dans le réel ? non. Dimension métaphorique : monde piégé
Cf scène 1 sol creux, vide cf le conte de la grand-mère: tout est mort sur terre, l’enfant parcourt l’univers mais les planètes et les astres vides aussi solitude absolue univers sans transcendance où la souffrance physique et mentale ne trouve de compensation nulle part ; actes désordonnés de celui qui se heurtent aux parois et qui retourne le couteau contre la seule personne qu’il aime.

Succession rapide des lieux : persécution de W.
Remarques de Sandrine : Nombreuses fenêtres:
Surveillance généralisée, Woyzeck, Marie, Tambour Major sous le regard des autres.

mercredi 26 septembre 2018

"Squelette de la version de Woyzeck établie en 1999 qui nous sert de référence

1.Dans les champs. La Ville au loin.
2 Marie à la fene^tre avec son enfant. Margreth
3 Baraques. lumières. peuple.( avec en prolongement: Sous-Officier. tambour Major et "L'intérieur de la baraque".
4. Marie est assise, son enfant sur les genous, un morceau de miroir à la main.
5 le capitaine. woyzeck
6Marie . tambour Major
7. Marie. Woyzeck( Je ne vois rien, je ne vois rien")
8 Woyzeck. Le Docteur
9 Le capitaine, le docteur. woyzeck
10 Woyzeck. andres
11 Auberge. Les fenêtres ouvertes.Danse. des bancs devant la maison. des artisans.
12 Dans les champs ( Toujours plus toujours plus)
13 la nuit. Andres et Woyzeck dans un lit.
14 Auberge. tambour Major. woyzeck. des gens.
15 Woyzeck. Le Juif
16 Marie, l'enfant et le fou
17 caserne. andrès. Woyzeck fouille dans ses affaires.
18 marie et des petites filles devant la porte de la maison, la grand-mère
19 Marie et Woyzeck
20 Des gens arrivent
21 L'auberge ' Dansez tous, toujours plus...)
22 enfants
23 Woyzeck seul ( le couteau. où est le couteau?)
24 Woyzeck au bord de l'étang
25 Auxiliaire de justice. barbier. Médecin. juge
26 L'idiot, l'enfant Woyzeck

L'improvisation proposée par sandrine suivait ce schéma que les universitaires ont reconstitué et qui figure dans le lire de Jean-Louis Besson.
rappelez-vous que vous avez aussi un résumé scène par scène à la fin de votre livre.

mardi 25 septembre 2018

séance du lundi 24 septembre Les Suppliants

Absence: Chloé.
Attention me prévenir quand vous êtes absents.
Discussion sur ce que chacune voudrait faire plus tard: objectif mieux se onnaître, prodiguer des conseils plus ciblés.

Réflexion sur le processus de choix des passages préférés.

Découpage des passages sélectionnés de la page 7 à 25, distribution des phrases en fonction du goût de chaque comédienne pour elles, travail sur le sens du texte de Jelinek
Lecture chorale.

Transmettre rapidement à Chloé les phrases qui lui ont été attribuées.

Rappel de ce qu'est le processus de Dublin et de ses conséquences sur les migrants.
Insistance sur le caractère ironique, grinçant du texte de Jelinek: souligner cette ironie dans le jeu, bien comprendre ce que l'on dit et les sous-entendus que le texte implique.

Au plateau: Chiara explique son projet de mise en scène et son dispositif.
Installer le grenier B pour simuler la petite salle de théâtre. bancs tables pour figurer les gradins, chaises et tables sur la scène: public assis sur la scène, jeu des acteurs dans les gradins.

Ligne d'acteurs en neutre à l'entrée du public pour leur bloquer les gradins et les inviter à s'assoir sur scène. Propositions à discuter : de face ou de dos? perturbation déjà du public.
Eclairage sur le public, moins d'éclairage dasn le sgradins sur les acteurs;

Costumes: pas vos habits habituels, jogging- basket car tout le monde en porte, vêtement mondialisé, universel : représentation de l'humanité entière, pas hommes, femmes, âge etc

Voix portée, se tenir dans les gradins avec des allures.
pas véritablement création de personnages comme pour le théâtre classique, hamlet, antigone, Don Juan... mais petit à petit se rapprocher ede migrants précis dont on imagine la vie sans pour autant les incarner complètement.
dans le texte de jelinek les migrants n'ont ni nom ni âge, ni sexe, ni nationalité.

Début du spectacle: Nawel: Et maintenant? tout le monde va dans les gradins.
Dans le jeu souligner le côté grinçant, ne pas être triste.

Apprendre ce qui a été distribué pour la prochaine fois: techniques d'apprentissages par coeur:
apprendre en comprenant ce qu'on dit
écrire le texte plusieurs fois,
l'écrire sur de grandes feuilles et les poser au sol pendant les répétitions pour pouvoir s'y reporter
faire des italiennes



lundi 24 septembre 2018

Kontakthof de Pina Bauch

Voici l'extrait du ballet de Pina Bauch dont Sandrine s'est servi pour élaborer l'exercice d’auscultation de Woyzeck vendredi dernier

version avec adultes

Bausch, Pina

Danseuse, pédagogue et chorégraphe allemande.

Elle grandit à Solingen, petite ville de la Ruhr où ses parents tiennent une brasserie. Élève de l'École d'Essen alors dirigée par K. Jooss, lauréate du Prix Folkwang en 1959, elle part ensuite étudier à la Juilliard School de New York. Parallèlement, elle danse dans la compagnie P. Sanasardo, au New American Ballet et au Metropolitan Opera Ballet. Elle retourne à Essen en 1962.

Im Wind der Zeit, un de ses premiers essais chorégraphiques, est primé au Concours de Cologne en 1969. H. Züllig, nouveau directeur de l' École d'Essen, lui confie alors un poste de professeur et la direction du FTS, où elle crée plusieurs pièces dévoilant déjà toute la complexité psychologique qui restera la marque de son travail.

En 1973, Arno Wüstenhoffer lui propose de diriger le Ballet de Wuppertal. Sur ses conseils, afin de ménager le public habitué au répertoire classique, elle présente des versions nouvelles d'Iphigénie en Tauride (1974) ou Orphée et Eurydice (1975) parallèlement aux productions issues de ses recherches. Malgré cela, son travail est parfois rejeté brutalement.

Les scandales se succèdent, comme au théâtre de Bochum lors de la première de Er nimmt sie bei der Hand (1978) inspiré du Macbeth de Shakespeare : la chorégraphe résiste, travaillant sans relâche, créant dans les moments de désespoir des œuvres majeures comme Café Müller (1978) et trouvant en Wüstenhoffer un soutien inébranlable.

En 1971, les yeux exorbités, l'horreur sur le visage, P. Bausch danse Philipps 836 885 (mus. P. Henry), se frappant le corps comme si ses mains pouvaient exorciser le mal qui l'habite. Elle transmet le malaise d'une conscience tourmentée, apeurée et en quête d'expiation. La peur exprimée dans ce solo restera la plus fidèle compagne de la chorégraphe ; elle l'avouera souvent : peur d'elle même, de ses limites, mais aussi des autres et constat de leurs propres peurs.

P. Bausch est la première danseuse de formation moderne qui accède à l'institution théâtrale très fermée de l'Allemagne d'après-guerre. Soutenue par toute la finesse du style Jooss-Leeder, elle donne à la danse-théâtre une écriture des corps totalement contemporaine.

À partir de la Légende de la chasteté (1979), P. Bausch s'oriente vers plus de dérision, d'humour et même de légèreté. Son désespoir est toujours là, mais il s'ouvre à des problématiques plus larges liées à l'évolution économique et politique du monde, qu'elle observe toujours du point de vue de l'individu.

Dès 1976, P. Bausch abandonne définitivement la composition chorégraphique traditionnelle : accolant des séquences discontinues selon un procédé proche du montage cinématographique moderne, elle construit ses pièces « non pas d'un bout à l'autre, mais de l'intérieur vers l'extérieur ». Dans un processus basé sur l'improvisation, elle aborde ses créations par des questions qu'elle se pose et pose à ses interprètes, notamment sur les thèmes de l'identité, du souvenir, du désir, du rapport homme-femme.

Entre Yvonne, la princesse muette qu'elle interprète dans l'opéra de B. Blacher mis en scène par Witold Grombrowicz en 1974, et l'aveugle étrangement lucide qu'elle incarne dans le film E la nave va (1983) de Federico Fellini, P. Bausch est surtout une visionnaire de l'être qui trouve son expression au-delà des mots. Reconnue mondialement comme une des chorégraphes les plus marquantes de la fin du XXe s. elle renouvelle totalement le rapport entre danse et théâtre et construit une forme de tragique contemporain qui influence nombre de créateurs bien au-delà de la danse.

Source : Marilén Iglesias-Breuker, Dictionnaire de la danse, sous la direction de Philippe Le Moal, Larousse, 2008

En savoir plus sur Pina Bauch 

Projet Les Suppliants: s'informer pour savoir de quoi on parle

Les mineurs isolés dans la rue

La procédure de Dublin

L'aide aux migrants et la loi: friction

séance du vendredi 21 septembre: projet Woyzeck

Explications à propos du travail sur la scénographie que j'ai donné pour jeudi.

Echauffement:  en cercle, déroulé et enroulé de la colonne accompagné de son.
au sol, tirer les bras vers le plafond puis lâcher, même chose pour les jambes: fil qui fait monter, les quatre memebres avec du son + la tête.
Penser à la marionnette: toute la séance va être placée sous le signe de la marionnette. (attention à ne pas se faire mal quand on rela^che. Doigts et doigts de pied, tête qui roule à droite et à gauche, tout le côté gauche roule sur le ventre, corps qui bascule à partir de la tête, chercher la fluidité. Fils aux fesses, aux épaules, au coude droit ETC

Rire allongé sur le ventre menton au sol: Hahaha, montée du rire, sentir le travail du diaphragme , ne pas être spectateur mais acteur, faire. exercice technique qui fait venir le vrai rire.

Parti pris: pour la séance, tout le monde en Woyzeck ( dans la pièce tout tourne autour de lui): comprendre ce qui se passe pour lui même quand on joue un autre personnage.

2ème parti pris: traitement choral de la pièce, tout le monde toujours au plateau

3ème parti pris: il n'y aura que des chaises ( instruments qui existent dans notre salle de travail)

4ème parti pris: pas de situation temporelle précise mais période de montée du nationalisme ( comme aujourd'hui dans beaucoup de pays d'Europe) chercher à traiter l'espace dans sa fragmentation et dans sa dilution. Superposition, étirement
Acteurs témoins: peur, tout le monde se surveille, quelque chose de malsain dans l'air, côté voyeuriste.Dessiner la surveillance généralisée avec les chaises et les corps.
RIEN de NATURALISTE.


Proposer un geste sur le nom Woyzeck à transmettre: être prêt même assis . impro collective où tout le monde va être W. proposition d'Adèle F; très organique avec le son, faire tourner en faisant claquer les sonorités du nom, puis plus tribal tripal! ( Ne jamais être spectateurs du travail des autres!)

Auscultation de W. W au centre, devient un truc, un specimen rare que l'on touche, ausculte, attention à laisser W; libre face public, ne pas le masquer, prendre conscience de l'espace par rapport au public.
trajet, toucher de W puis retour, synchroniser la respiration.
Exercice anxiogène, qui peut susciter un malaise.
Sandrine laisse libre de faire la suite de l'exercice.
2ème passage: W est plus bousculé, déséquilibré, ressenti de soulagement quand les "docteurs" s'éloignent, W se laisse faire, quand il est lâché, sent le vide qui se fait tjrs rapport à la marionnette, W est agi
Réflexion sur le ressenti de chacun: renfermé, impuissance, soutenu/lâché, mon corps ne m'appartenait plus, chacun prend une partie de mon corps, faiblesse etc
Lâcher prise qui peut aller jusqu'aux larmes pour certains, signe que l'on est en travail par rapport à ses blocages personnels, ne pas se juger, ce la ne signifie absolument pas que l'on n'est pas un bon acteur: chercher à élargir ses limites c'est être en travail.

Impro collective: sorte de résumé de Woyzeck à partir des titres de séquences donnés par l'universitaire Jean-Louis Besson, en utilisant les chaises. Tout le monde est d'abord Woyzeck et uitilise le geste trouvé par Adèle. Puis chacun prend son rôle tel qu'il a été distribué. pas de jeu réaliste, rester dans le code de jeu marionnette, chorégraphie. va permettre de vérifier si vous possédez bien la fable pour pouvoir improviser. Entrée progressive dans Woyzeck, sa hantise, les voix qu'il entend, comment le nom de woyzeck entre dans les bouches
Se laisser guider par la musique, rires que l'on entend, réaction, puis se laisser guider par sandrine sans quitter le travail: ne jamais couoer l'improvisation en sortant du travail et du jeu, ne pas se regarder, chercher plus loin.
Toujours plus: scène de l'auberge, pour ne pas tomber dans des gestes naturalistes , le spousser à l'extrême, danse entre Marie et le Tambour: Romi et Marco, Erwan et Sarah, Clotilde et Juliette, ^tre en connexion avec le couple pour les autres participants à la fête. (Chacun notera son ressenti pendant l'exercice.) Jouer l'attraction, le corps poussé vers l'autre.
Le Théâtre est la tension invisible. Les émotions se lâchent, normal car l'on exige beaucoup de soi et il ya du contact, les larmes peuvent venir dans le travail.

Exercice de se donner le poids du corps, pour aller plus loin, être en recherche.

Dernière partie de la séance: dégrossir le scènes 2, 3 et 4 à parrir du dispositif de chaises que vous avez noté
Toujours code de jeu non naturaliste, espace étiré, ne pas jouer trop proches.
Scène 2
Défilé militaire sur la chaise, faire le pas comme si le régiment s'approchait de la ville, son croissant/décroissant. Sarah et romane debout comme à la fenêtre,se jeter des mots à la figure, passage du tambour major Marco et retour à sa place. toujours mettre du corps même assis.
Dans la rue, envoyer la voix très loin, voix de bonnes femmes, gens du peuple.
Disparition du groupe à la fin en penchant la tête vers le bas.
( Chacun note dans le cahier de bord ce qu'il a à faire)

Scène 3 Romi Cheval, enfant/ vielle homme : deux personnages Apolline et marjolaine, praticable fait avec des chaises.
Scène portée par le bonimenteur. W. et Marie à cour face public, officier et tambour à jardin face public aussi, les autres foule qui écoute le bonimenteur, être en travail, postures claires, pas d’avachissement réaliste.Toujours penser code marionnette à fil.
Transition avec la scène 2 la chanson du viel homme que tout le monde chante.
Multiplicité des points de vue à suggérer un peu comme au cinéma
Sur "enter" changement de place, de l'autre côté de la scène: à tester encore, pas sûr qu'on garde ça. Il faut en tous le scas que le public soit vu et réagisse.
Le cheval doit faire quelque chose d'obscène mais pas naturaliste. Bêtifier l'humain et l'inverse; effet miroir avec Woyzeck.
Pour le Bonimenteur: travailler la voix pour qu'autre chose apparaisse; Sandrine évoque l'univers de david Lynch, cabaret, cauchemar.

Scène 4 carré de chaise sur trois côtés comme dans le Dragon.
Qu'a-t-il dit ? celui qui a donné le spierres.
enfant traité comme une marionnette
action/ réaction: pas psychologie.
Acteurs en proposition à l'intérieur du code demandé par Sandrine.

Scènes à travailler à partir de la structure proposée pour la prochaine séance.
Clôture sur les mots de chacun.


jeudi 20 septembre 2018

Proposition de distribution

Voici une proposition de distribution susceptible de bouger encore mais qui servira demain de base de travail:


Woyzeck proposition de distribution
J’ai supprimé les scènes avec Andrès.


Scène 2 : Marie RomaneS ; Marguerite Sarah, Woyzeck : Adèle O

Scène «3 : Woyzeck :Adèle o, Bonimenteur : Iyed, Marie : Romane S ;
Sous officier : Erwan, tambour Major : Marco

Scène 4 : Marie : Alais, Woyzeck : Romain

Scène 5 : capitaine : Adèle F, Woyzeck : AdèleO

Scène 6 Marie : Romane B, Tambour major : Marco

Scène7 : Marie : Alais,  Woyzeck : Romain

Scène 8 : Woyzeck : Juliette, Docteur : Emma

Scène 9 : Le capitaine : Apolline, le docteur : Emma, Woyzeck : Romain

Scène 11 Auberge : 1er artisan : Apolline, 2ème artisan : Iyed, Marie : Clotilde, woyzeck : Juliette, Tambour Major :Adèle F ou Marco

Scène 15 : woyzeck : Juliette, le Juif : Iyed

Sc 16 Marie : Romane B, l’idiot : Sarah

Sc 18 : Professeur, Docteur : Erwan, Woyzeck : Romain, étudiants : les autres

Scène 19 Marie : Romane B, Grand-Mère : Marjolaine, Woyzeck : Marco

Scène 20 : Marie : Romane B, Woyzeck : Marco

Sandrine rajoutera peut-être la scène 14 et 22

mardi 18 septembre 2018

L'expressionnisme en art

Wozzeck,, l'oeuvre d'Alban Berg inspirée du Woyzeck de Buchner dans les années 1920 est créée au moment du courant impressionniste d'où l'illustration de l'édition FOLIO par une peinture de Grosz. En savoir plus sur lemouvement expressionniste et sur Grosz

Séance du 17 septembre Projet Les Suppliants

Découverte du grenier A: observation des maquettes de scénographie laissées dans le grenier après la journée du Patrimoine.

Discussion à propos de ce qu'il y avait à faire: relire le découpage proposé par Chiara: fait à moitié, difficulté à couper. rappel de ce que l'on élimine: les souffrances passées des migrants, leur trajet, même les raisons de leur départ pour mettre l'accent sur ce qui se passe en Europe, en l’occurrence l'Autriche: conditions de l'accueil, relations avec l’administration locale, incertitude quant à l'avenir, rejet etc

Crainte que le texte soit trop long, mais finalement 7minutes par personne , faisable!

Chiara rappelle que pour elle un comédien doit réfléchir, s'engager dans le propos qu'il est amené à tenir, le porter.
Conseils pour la lecture à haute voix: travail de base du comédien, donner le texte à ceux qui écoutent, prendre son temps. trois contraintes: 1. respecter la ponctuation. 2. Soigner l'attaque et la finale de la phrase donc accentuer le premier et le dernier mot. 3. Projeter sa voix.

Chiara fait réfléchir le groupe à la question : est-ce que l'Etat vous représente? Tout ce que fait l'Etat est fait au nom des citoyens. Question du droit de vote.
Le Théâtre est un art qui peut mettre en garde sur ce qui est entrain de se passer, d'advenir.

Découpage de la partie finale. Les comédiens descendront des gradins pour rejoindre le public sur le plateau, peut-être derrière eux.

Échauffement: explication du concept de neutre, le montrer: pieds légèrement ouverts, tête droite, épaules descendues, sans montrer d’expression, y compris dans le visage. Laisser dehors les soucis quotidiens, apprendre à tout enlever pour commencer quelque chose de neuf moment de concentration, de disponibilité aux partenaires et aux consignes. ancrage dans le sol.
parfois difficile pour les comédiens cérébraux qui pensent beaucoup: apprendre à lâcher prise. Rien à penser, attention aussi à la neutralité du regard, se laisser regarder et regarder sans intentions.
Nécessité de ne pas tout contrôler, ni de réfléchir tout le temps pour enter dans le travail. Tabula Rasa.

Faire la différence entre l'espace qui n'est pas celui du jeu et le plateau, passer par le neutre pour faire la transition entre vous-même et ce que vous jouer. Passer par le neutre pour retrouver la concentration;

Attention aux postures: mais dans le dos, tête penchée: elle sont toutes une significqtion pour celui qui regarde.
Penser au fil qui vous tire et vous traverse.
faire l'équilibre sur une jambe à partir du neutre, changer de jambe, variante en faisant bouger la jambe. garder les yeux grands ouverts.

Cercle: jeu de balles: son prénom et le prénom de celle à qui on lance la balle: soigner l'adresse, ne pas lancer avant d'avoir capter le regard, soigner le jet de la balle. Précision et concentration. S'interroger sur le sens d'un tel exercice. Jeu avec trois balles, plus tard être capable de le faire avec 5 balles.

Métamorphose de la chaise: sans parler transformer la chaise en un objet avec lequel on joue: entrer au plateau en faisant un trajet et en passant par le neutre. Apprendre à observer et à se laisser observer: ex. Ileyda qui n'a maquillé qu'un oeil devant la chaise transformée en miroir. Comprendre ce qui marche ou pas au théâtre. ( pas de jugement sur les personnes: chaque exercice est une recherche, une expérience)
La cahise est devenue barre de danse, miroir, oreiller, sac à main, ordinateur, cheval, guitare, piano, plongeoir...

Même exercice avec un cintre: bracelet, peigne, clé, boucle d'oreille, crochet du capitaine Crochet, chapeau, chaussure, raquette, arc culotte.
Faire confiance à son imagination, on y va même si on n'a pas d'idée avant de se lever.
Trouver une vie dans la répétition de l'exercice: difficultés au théâtre où l'on répète, joue la pièce plusieurs fois. Savoir modifier les choses dans les variantes pour les rendre plus vivantes.

Bien donner le code de jeu: ex Chloé et le lacet défait volontairement avant d'entrer en scène.
Attention à ce que l'on met en place par le jeu: armoire que l'on ouvre, poids des objets

Même jeu avec une petite balle: penser à bien terminer les actions: bigoudis, pomme, savon, vernis à ongle, mouchoir.

pause

Exercice de la voix: face à face: Myriam et Jade, Chloé, Ileyda face à Nawel.
lancer prénom en même temps que la balle, augmenter progressivement la distance, bien projeter la voix.
Puis "bonjour" avec des états: cool, triste, joie extrême, grand amour, violence, mépris, haine. Rage très près l'un de l'autre. ( Commenter ce que l'exercice a produit en vous.)

Chaises dos à dos en cercle: texte du début: on peut répéter les phrases qu'on aime, les dire en même temps de façon chorale ou non, se superposer: exercice d'écoute. Projeter le texte comme dans l'exercice précédent.
Les exercices ont des liens entre eux, il faut utiliser ce qu'ils nous apprennent tout au long de la séance.
pour meiux comprendre l'écoute: exercice des chiffres à dire de 1 à 20 sans se chevaucher.

Pour la prochaine séance relire le texte découpé: se demander ce que l'on peut supprimer, mais surtout quels sont les passages que l'on aimerait dire.

Bravo pour cette séance très intense et concentrée. Le groupe est restreint mais a du potentiel.

lundi 17 septembre 2018

Ecole de théâtre pour élève boursier à la Filature

Regardez cette émission qui peut concerner certains d'entre vous:
Préparer les concours des ecoles de théâtre à la Filature

Contre les bêtes samedi 22 septembre à 20h30 au Lézard

Lézard 12 route d'Ingersheim à Colmar - 03 89 41 70 77 - contact@lezard.org - www.lezard.org

Venez voir jouer l'artiste qui travaillera Britannicus avec nous cette année: Serge Lipszyc, comédien et metteur en scène


 
Un texte de Jacques Rebotier, interprété par Serge Lipszyc - Seul en scène, 50 minutes :

Sous la plume de Jacques Rebotier, un pamphlet bourré d’humour, véritable déluge verbal qui nous questionne sur le plus grand des prédateurs de la planète, L’OMME.
Extrait :
Chaque animal a son prédateur. 
L’homme est le prédateur de tous les autres, et qui n’a plus aucun prédateur. Il est prédateur-premier-des-espèces (PPDE) 
L’espèce OMME qui est le seul prédateur des autres (SPA) est un cas. 
Un peu particulier. Et j’en suis fier ! Canon ! 
Fuck les faucons !  Fuck les phoques, les furets, les fouines, les fausses souris, les finoféroces, les fapillons ! 
En an 2004, une espèce disparaissait par heure, minute. Nettement insuffisant. 
Allo, allo… chkrkch, ici, l’ensemble des espècesssshkrrr… schh, couic.

6 euros l'entrée.

samedi 15 septembre 2018

Vendredi 14 septembre Woyzeck

Commentaire de l'illustration de Groz qui figure sur l'édition folio de Woyzeck

Présentation de Sandrine: à vous de noter ce que vous en avez retenu: études universitaires théâtrales, rencontre de Mathew Jocelyn, directeur de la CDE avant l'arrivée de Guy-Pierre Couleau, intégrée au bout de 15 mois à l'équipe artistique, comédienne, assistante à la mise en scène, transmission. N'a pas réussi les grande écoles de théâtre, mais a travaillé très vite. Qualités dans le métier: le talent ne suffit pas: ténacité , endurance, persévérance, force d'y croire et travail.
a travaillé au Théâtre du Peuple. Son objectif: cheminer vers l'Autre: comment cehrcher avec les acteurs le chemin qui va du texte aux spectateurs?

Exige une tenue de travail pour chaque séance: se sentir disponible, désencombré de soi , pas rester dans sa tenue habituelle.ëtre mobile.
 Ne plus être empêché par le regard que l'on porte sur soi tout en travaillant à partir de ce que l'on est, mais se juger. Théâtre espace d'exploration de soi.

Théâtre pour Sandrine: corps, présence au plateau.
Nécessité d'écrire son carnet de bord: accompagnement du travail, support de la mémoire ( plus on le fait, plus on  ne peut plus s'en passer) Garder la trace. Construction de soi progressive.

Woyzeck: n'a pas encore distribué, même si ellea des idées face au "paysage humain" que vous représentez. Séance de découverte et d'exploration;
evoque le parti pris de Gwenael Morin dans les Molières, que tout le monde puisse tout joouer, mais nécesssité de choix compte tenu des 7 séances dont nous disposons.
Montrer des gens en travail, qui cherche, pas faire un spectacle.
Echauffement: Etirement, ise en route pour se mettre au présent au même endroit au même moment, se re-réveiller avec la voix, le souffle.
ouvrir grand les yeux.
Relever les épaules, le srelâcher en soufflant, se grandir/ se rapetisser: travailler les contrastes, ruptures. Exploser.
ravail sur la fluidité du mouvement.
Rythme: Hihaha 3 fois Hop la, tout en légèreté. pas éléphant. Lâcher le smains, faire les pantins dégingandés., jazzy.

Jeu sur les prénoms: langage gestuel. travailler en pensant rythme, contraste, rupture: jouer avec les sonorités en accompagnant d'un geste que l'on peut reproduire, donner une gestuelle et un rythmique à son prénom, bien extraire le suc, la substance qu'il ya dans chaque son.
ceux qui sont en attente ne doivent pas être passifs mais toujours prêts; amplifier la voix, qualité du geste et du son à la même hauteur;

Marche être conscients des autres ( de 0 à 10 pour l'intensité) s'agrandir pour gagner en présence, toujours yeux grand ouverts. ouvrir le visage. passage au sol: ne pas y rester. Prénom en geste et voix à l'appel de sandrine.
se lancer dans l'alphabet en étirant les sons et  en proposant une gestuelle., chorégraphie, travailler sur des variations de rythme: chauqe lettre, chaque son est extraordinaire, tout s'incorpore.
Entendre des voix comme Woyzeck
Regarder par la fenêtre: quelque chose de louche dehors, un homme pisse, il ne manque pas d'air: regar, réaction, pensée.
la même chose en ligne face public: ouvrir la fenêtre, se mettre au bord, penser, effacer la fenêtre.
en quiquonce la m^me chose, mais voir Woyzeck, l'appeler, fermer la fenêtre en riant;
Passage de jardin à cour par deux: chacun dit le nom du personnage que Sandrine lui donne, joue avec les sons du prénom et avec l'imaginaire du personnage d'après ce que vous en savez à la suite des premières lectures.
Rebonsd parfois à partir de l'autre corps qui est dans l'espace/
Bien penser que les exercices créent une continuité de travail, utiliser ce que l'on a fait avant pour chaque nouvel exercice.
Choix d'une réplique marquante, qui vous plaît, la lire puis texte en main la travailler selon le code de jeu établi par Sandrine depuis le début de la séance. Partir d'une posture puis s"animer, surarticuler , faire comme si le personnage sortaient d'un cauchemar, esthétique expressionniste, exagération, déformation des traits.

Visite d'Emma et Cédric pendant la pause.

Impro de groupe scènes 18 et 19  toujours dans le même code de jeu.
Fin de séance: deux mots: le personnage préféré et un mot pour qualifier la séance.

burlesque,corps,expression,bougeotte,course, surprenante,explosion, engagement,grand, intense,corps,apprentissage,dépassement de soi, bouleversante, énergie.

La distribution vous sera donnée dans la semaine. Ne traînez pas pour tenir le carnet de bord qui sera évalué le 19 octobre avant les vacances.



jeudi 13 septembre 2018

Woyzeck au cinéma ( 1979) film de Werner Hertzog avec Klaus Kinski

Critique du film

Bande annonce


Qu'est ce que la scénographie? Un espace de métamorphose.

Emission de France Culture


La scénographie métamorphose et touche tous les espaces. Certaines personnes ont, paraît-il, en matière de musique, l’oreille absolue. Pour d’autres, c’est l’œil qui est capable de voir dans tout ce qui l’entoure ce que le commun des mortels n’y voit pas. Ces artistes là prennent l’espace d’assaut, ils le rêvent, le fantasment, le plient, le sculptent, le modèlent, et ils le réinventent avant de nous le tendre, révélé, habité, animé. Ce sont les scénographes.
La scénographie, du grec Skênêgrafia, existe depuis des temps anciens et elle n'est pas recluse dans la seule enceinte du théâtre. Elle est partout autour de nous, dans les supermarchés, dans les rues des villes, dans les musées... C'est la raison pour laquelle nous recevons aujourd'hui Nathalie Crinière, qui ne travaille pas pour des théâtres, mais scénographie des expositions ou conçoit l'espace de musées.

mercredi 12 septembre 2018

Journées du Patrimoine : visitez la CDE

La compagnie quai Numéro 7 vous invite à une visite théâtralisée de la CDE samedi après-midi à 15h et 17h
Avec  les comédiens de la Compagnie Quai n°7 :
Marlène Le Goff
Ruby Minard
Logan Person
Justin Dâwa Litaaba-Kagnita
Juliette Steiner
Les coulisses de la C D E.
L’équipe de la C D E vous propose une visite du bâtiment du théâtre : plateaux, coulisses techniques, loges, salles de répétition… Une histoire du théâtre à découvrir autrement. Les comédiens de la Compagnie Quai n°7 vous surprendront tout au long de cette visite avec des impromptus théâtraux. Partageons, le temps d’une journée, ce formidable bâtiment qu’est votre théâtre.
Entrée libre sur réservation : 03 89 24 31 78 ou par mail : reservation@comedie-est.com

Les nombreuses mises en scène de Woyzeck

Woyzeck de  Georg Büchner mise en scène Eram Sobhani
Woyzeck de  Georg Büchner… mise en scène Michel Dezoteux
Wozzeckmusique  Alban Berg mise en scène Sandrine Anglade
Woyzeck d'après  Georg Büchner mise en scène Ismaël Tifouche Nieto
Wozzeck  musique  Alban Berg mise en scène David McVicar
Woyzeck d'après  Georg Büchner mise en scène Angèle Peyrade
Wozzeckmusique  Alban Berg mise en scène Mireille Larroche
Woyzeck de  Georg Büchner mise en scène Thibaut Wenger
W/GB84 d'après  David Peace… mise en scène Jean-François Matignon
« B + B » d'après  Georg Büchner… conception Bernard Chartreux
Woyzeck d'après  Georg Büchner mise en scène Franck Dimech
Wozzeckd'après  Georg Büchner mise en scène David Marton
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène Marie Lamachère
Woyzeck de  Georg Büchner mise en scène Andrea Novicov
Woyzeck d'après  Georg Büchner mise en scène Brigitte Haentjens
Wozzeck musique  Alban Berg mise en scène Guy Joosten
Wozzeck musique  Alban Berg mise en scène Christoph Marthaler
Woyzeck d'après  Georg Büchner mise en scène Céline Massol
Woyzeck de  Georg Büchner mise en scène David Bösch
Wozzeck musique  Alban Berg mise en scène Jean-François Sivadier
Woyzeckde  Georg Büchner… mise en scène Árpád Schilling
Campagne dégagéed'après  Georg Büchner mise en scène Cécile Cholet
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène Bob Wilson
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène Thierry Roisin
Woyzeckde  Georg Büchner mise en scène Serge Martin
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène André Engel
Woyzeckde  Georg Büchner mise en scène Gilles Bouillon
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène Josef Nadj
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène Denis Marleau
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène Jean-Pierre Vincent
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène Guy Delamotte
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène Stéphane Braunschweig
La Nuit des chasseursd'après  Georg Büchner… mise en scène André Engel
Woyzeckde  Georg Büchner mise en scène Daniel Benoin
Marie Woyzeckde  Georg Büchner mise en scène Manfred Karge
Le Désamourd'après  August Strindberg… mise en scène Michel Dubois
Woyzeckde  Georg Büchner mise en scène Daniel Benoin
Woyzeckd'après  Georg Büchner mise en scène Jean Jourdheuil
Woyzeckde  Georg Büchner mise en scène Bruno Boëglin
Wozzeckmusique  Alban Berg mise en scène Jean-Louis Barrault