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samedi 2 octobre 2021

Spectacle du vendredi 1er octobre 14h au CDRS: La Méningite des poireaux (pistes pour une trace écrite)

-Ce qu'on apprend sur Francois Tosquelle et sur le mouvement de la psychiatrie institutionnelle.-

-Le dispositif du spectacle, le rapport au public: comment être inclusif? Tolérance, acceptation des réactions de tous.

- Raconter certains passages du spectacle particulièrement réussis: l'évocation de la création du journal Trait d'union,  le repas regardé par le jeune François et le miracle de Jésu- Quichotes qui prend la parole, l'appelle Sancho et l'emmène à l'asile voir ce qui s'y passe , la délivrance imaginaire des fous qui d'animaux redeviennent humains, la représentation de Barbe Bleu par les fous et la catharsis opérée sur la soeur directrice de la partie femme s de l'hôpital, la séquence entre les deux fous sur la fabrication de confettis, la grand-mère Elise etc

-Partir de ce que l'on voit sur scène, du début du spectacle et raconter l'évolution de la scénographie jusqu'à la dernière image.

-Développer l'utilisation scénographique et pour le jeu du papier.

- Evoquer ce qui pourrait nourrir notre travail sur Le Soulier.

- Le jeu des acteurs en particulier celui de Frédéric Naud à la fois narrateur et personnage.

Vous pouvez écrire une lettre aux acteurs qui évoquerait votre analyse et votre ressenti. Ils seraient ravis d'avoir des retours.

 

 En savoir plus sur le spectacle en consultant le site de la compagnie


bande annonce 

François Tosquelle, membre du POUM

Qu'est-ce que le POUM? 

François Tosquelle s'est exilé en France: Article sur la Retirada des républicains Espagnols

 

vendredi 1 octobre 2021

Intertextualité dans la Ménagerie des Poireaux

 Le conte de Barbe Bleu: Texte de Perrault

 Le personnage de Barbe Bleue est le plus souvent connu grâce au conteur Charles Perrault qui inséra ce conte dans son recueil « Les contes de ma mère L’Oye » datant de 1697. Mais ce conte se rattache également à deux autres variations de cette histoire. La première version se serait répandue au Canada puis dans le reste de l’Europe et elle
raconterait la vie mouvementée d’un monstre qui aurait enlevé successivement trois sœurs pour les enfermer dans une même chambre. L’une parviendrait à s’échapper et donc à libérer ses deux sœurs. Tandis que l’autre version, née dans le centre de la France, raconterait une histoire similaire mais dans une forme beaucoup plus christianisée :
Deux sœurs sont enlevées par un être diabolique mais des êtres divins arrivent à leur secours et les sauvent ainsi du Malin.
La version de Perrault met davantage l’accent sur la vie maritale et ses devoirs.
En effet, Barbe Bleue aurait l’apparence d’un homme riche et veuf qui cherche à se marier. Parvenu à ses fins, il deviendra un mari distant et méfiant. Mystérieux et secret, il décide un beau matin de partir pour ses affaires et donne des instructions strictes à sa femme avant son départ en lui remettant un trousseau de clé. Elle pourra donc aller et venir à sa guise dans les nombreuses pièces du château à l’exception d’une pièce qui doit
à tout prix rester fermée. La jeune mariée acquiesce mais bien vite la curiosité la ronge et elle décide alors de désobéir à son mari en allant visiter cette mystérieuse salle. Elle ouvre donc la porte à l’aide d’une des clés et là ce qu’elle voit dépasse toutes ses craintes : des cadavres de femmes sont éparpillés dans la pièce, le sol est maculé de sang.
La panique la prend et dans une sensation de vertige, elle laisse la clé tomber sans faire exprès. Puis elle se ressaisit, récupère la clé et ressort aussitôt de cette chambre de l’horreur. Tout pourrait se terminer ainsi mais voilà que la clé est tachée de sang et qu’après diverses tentatives pour la nettoyer elle n’y parvient pas, comme si la clé était magique et qu’elle symboliserait ainsi sa désobéissance. Barbe Bleue revient quelques
jours après, elle se sent alors perdue mais avant qu’il n’ait pu corriger sa femme et lui faire subir le même sort qu’à ses autres femmes ; les Frères de la mariée surgissent, prévenus par on ne sait pas trop quel miracle(la jeune femme aurait probablement réussi à envoyer un message de détresse avant le retour de son mari), et viennent sauver leur sœur des griffes de cette bête sanguinaire. Barbe Bleue est alors assassiné et
la jeune femme sauvée.
Aux temps de Charles Perrault, les contes et les chansons abordent souvent ce motif de l’époux meurtrier qui a les pleins pouvoirs sur sa femme. Dans ces histoires, les hommes sont d’ailleurs le plus souventdéguisés de manière symbolique en serpents, d’autres en
loups mais qui auraient tout de même une apparence d’hommes.


Cette histoire aborde également d’autres thèmes :

- Celui du mariage forcé qui s’arrange en fonction des besoins des familles et où les sentiments des deux époux ne sont pas du tout pris en compte.

- Celui du devoir d’obéissance qu’une femme doit avoir à l’égard de son mari. D’ailleurs on peut penser que c’est la désobéissance des précédentes épouses qui les ont conduit àleur perte. (la suite ici

Don Quichote de la Manche de Cervantes: Texte en français

 Présentation de Don Quichotte
Don Quichotte de la Manche est un personnage imaginaire tout droit sorti du roman à succès de Miguel de Cervantès : El Ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha. Ce roman a été publié en deux
volumes, le premier en 1605 et le second en 1615.
Ce roman retrace les voyages et les aventures de Don Quichotte et Sancho Panza. Don Quichotte est un Hidalgo (gentilhomme de la noblesse) obsédé par la chevalerie et Sancho Panza, un paysan obsédé par la nourriture, est son écuyer. Le premier est un chevalier errant et illuminé qui part combattre le mal à travers l’Espagne sur son cheval : Rossinante. Le second, tout en se remplissant la panse, sait que son maître est fou mais décide de l’aider à protéger les opprimés et à retrouver sa Dulcinée.
Auberges-châteaux, paysannes-princesses, moulins-tyrans, amour-envoûtement, galériens, inquisition :
le roman ne manque pas de péripéties, mais Don Quichotte reste fidèle à lui-même et ne cède pas. Sauf à la fin, où vaincu, il rentre chez lui, malgré les suppliques de Sancho Panza. Il abandonne ses lectures chevaleresques, retrouve la raison et meurt entouré et aimé des siens.
Don Quichotte est considéré par certains comme le premier roman moderne, en rupture avec la tradition médiévale. Les nombreux personnages du roman délivrent une étude sociologique de
l’Espagne du siècle d’or. Considéré comme un roman comique à sa première publication il est rangé de nos jours dans les classiques littéraires. Accueilli avec succès dès sa première parution, Don Quichotte est considéré comme un chef d’œuvre et c’est un des livres les plus lus au monde. 

Les surréalistes : site la folie dans les arts

Les lettres de la grandmère du comédien Frédéric Naud 

Prolongement à la Méningite des poireaux: invention de la pyschiatrie institutionnelle


 Regardez le vrai François Tosquelle, ça va vous faire sourire!

 

Video 

 

Deux émissions de France Culture sur l'hôpital de Saint Alban: 

Un asile à l'abri de la folie du monde

Une révolution psychiatrique 

Les fondateurs du mouvement de l'institution psychiatrique: François Tosquelle à saint Alban et  Jean Oury, son élève à La Borde: Article intéressant

Paroles de Tosquelle:

 

« Un malade va d’un espace à l’autre, il ne peut pas rester à l’arrêt, l’important, c’est son trajet. L’important est de le libérer de l’oppression : le droit au vagabondage, c’est le premier droit du malade »

« La Société du Gévaudan produit, produit et produit, et, à ce moment-là, il est impossible de dire qui est le fait de quoi et le fait de qui, tellement la réalité du travail collégial à Saint-Alban a été profonde. Vraiment, le producteur, c’est la Société du Gévaudan. »

« Pour préparer les lendemains qui chantent, on parlait alors psychiatrie, on révisait les concepts de base et les types d’action possibles. On analysait l’hôpital psychiatrique, et on disait, entre blague et sérieux, que l’hôpital, c’était un marquisat, le territoire d’un marquis. La structure du médecin-chef était celle du châtelain, avec les classes sociales étagées, les infirmiers, les malades… »

« Une institution, c’est un lieu d’échanges, c’est un lieu où le commerce, c’est-à-dire les échanges, devient possible. Donc le problème pour moi, à Saint-Alban, était simplement de faire que dans l’hôpital soit possible qu’il existe des institutions : d’où l’accent qu’on a mis sur le club*3 comme un appareil qui permettait de faire éclater l’établissement classique et de faciliter qu’il survienne à sa place un ensemble de lieux institutionnels. »

« L’action du psychothérapeute n’est pas celle de faire le pape, mais de tendre des ponts. Parce que la caractéristique du malade - mais aussi de celui qui est bien - est d’être sur une berge, puis sur une autre, mais d’oublier le pont. »

« Rien ne va jamais de soi. Le travail n’est jamais terminé qui transforme un établissement de soins en institution, une équipe soignante en collectif. C’est l’élaboration constante des moyens matériels et sociaux, des conditions conscientes et inconscientes d’une psychothérapie. Et celle-ci n’est pas le fait des seuls médecins ou spécialistes, mais d’un agencement complexe où les malades eux-mêmes ont un rôle primordial. »