jeudi 23 juin 2016

Oeuvres au programme en 2016-2017 pour les Terminales

Terminales L spécialité théâtre
Programme 2016-2017
Liste des livres à acheter et à lire une première fois tranquillement pendant les vacances pour prendre connaissance des textes.Les livres sont autorisés à l'examen écrit , il faut donc que chacun ait les siens.Pensez à demandez aux terminales de cette année s'ils les vendent.
51K3UBAiQBL._SX310_BO1,204,203,200_
Olivier Py, Illusions Comiques, éditions Actes Sud, coll. « Babel », 6,8 euros

31y64-3fB-L._SX365_BO1,204,203,200_
Euripide, Les Bacchantes,  éditions de Minuit, 12 euros. Seule édition autorisée.
 
51o-WCte-KL._SX301_BO1,204,203,200_
Trilogie de Figaro, de Beaumarchais. Le Barbier de Séville, Le Mariage de Figaro, La Mère coupable, Edition GF, 5,30 euros.
      Figaro divorce d’Odon Von Horvath, éd. L’arche, 12 euros: 31Cpn2X9G2L._SX304_BO1,204,203,200_

jeudi 16 juin 2016

Quand Jean-Pierre Vernant parle de Dionysos...

Un ami me transmet ce lien avec une interview de Jean Pierre Vernant , spécialiste de l'étymologie grecque,dans laquelle il par le de Dionysos:
Vernant parlant de Dionysos et des Bacchantes

Excellent pour réviser avant l'écrit des spécialités théâtre. Il faut bien écouter la leçon que Vernant tire de la pièce à la fin de l'entretien dans les 5 dernières minutes.
"Si l'on croit pouvoir se passer de l'Autre dans la Cité, en soi , du Féminin, de l'Etranger ,  du Barbare, de l'Asiatique alors on risque de devenir soi-même un monstre (...) Si l'on ne fait pas de place à ce qui est différent de la norme, au kommos, au théâtre, à la fête, au jeu, si l'on ne laisse pas un espace à l'Autre, alors la violence se retourne contre nous."

A écouter aussi par les premières qui auront à travailler les Bacchantes l'an prochain. Jean-Pierre Vernant est formidable d'enthousiasme et de clarté pour nous parler de ce dieu si fascinant et de la réflexion que nous propose la pièce d'Euripide.

mardi 14 juin 2016

Un gros M.......................à tous les élèves de Terminales et de Premières

Pensées pour tous ceux qui commencent le BAC demain.

N'oubliez pas de faire des liens entre les différentes matières. Les différentes pièces de théâtre que vous avez vues peuvent servir d'exemples dans des copies de philo, de français pour les premières. Prenez le temps d'examiner si vous ne pouvez pas les utiliser.

Pensez à respirer par le ventre pour calmer le stress et vous concentrer.

Lisez bien les documents que l'on vous donne, n'oubliez pas les verso des feuilles et faites tous les exercices.

Bref faites au mieux. Ne regardez pas en arrière, concentrez-vous sur l'épreuve suivante.

Donnez des nouvelles à la fin.

Christine HUckel-Ottenwelter

vendredi 10 juin 2016

Pour soutenir un ancien élève...

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire écouter la chanson d'un ancien élève qui vient de sortir. Cela pourrait devenir le tube original de cet été des théâtreux.
All i need

Faites tourner sur les réseaux sociaux si vous aimez

descriptif pour l'examen: Projet Figaro

Troisième et dernière partie du programme : Figaro : un personnage en verve et en musique
Le dernier projet a été mis en scène par Chiara Villa avec laquelle les élèves avaient déjà travaillé l'année précédente sur la pièce Lampedusa Beach de Lina Prosa.
De manière générale, le travail de Chiara Villa est profondément engagé et s'intéresse à l'actualité, il permet d'une manière ou d'une autre de montrer les travers de notre société et cherche à faire naître une réflexion de la part du spectateur mais également chez nos acteurs en devenir.
Il apparaît d'ailleurs que le projet que nous avons nommé « Figaro, le barbier » insiste également, par l'intermédiaire de l'itinéraire de ce personnage désormais quasi mythique, sur le rapport entre l'individu et la société : la recherche de sa place au sein d'une collectivité est un des questionnements principal du Figaro d'Horvath, cet être en quête de lui-même alors qu'immigré. Ainsi, Chiara Villa a choisi de mettre en valeur la pièce Figaro Divorce d'Horvath dans la mesure où elle permet de voir ce qu'est devenu Figaro : un bourgeois hypocrite soumis à l'argent qui a peu à peu oublié ses idéaux. La résonance avec la société actuelle nous a paru particulièrement probante. La perte de valeur dans le monde contemporain a donc été soulignée en partant du personnage tel qu'il est aujourd'hui, c'est-à-dire en lien avec la question de l'agent, la complexité de la filiation ou encore le problème de la xénophobie.
Toutefois, le choix a été fait de clore la pièce sur une note plus optimiste puisque la pièce s'achève sur deux caractéristiques propres aux pièces de Beaumarchais : à savoir le comique et la dynamique des personnages qui transparaissent nettement au début du Mariage de Figaro. Le fait de clore cette aventure scénique sur le Mariage de Figaro (avec la scène du fauteuil) et donc sur une note un peu plus légère (bien que l'on sente à la fin de la pièce de Beaumarchais un pessimisme croître) a permis de justifier un refus du pessimisme total mais aussi une certaine nostalgie venue d'un temps révolu.
Malgré tout, les passages retenus révèlent le caractère intemporel de ces pièces parce que les questions qu'elles posent mériteront toujours d'être posées. D'ailleurs, la révolution en toile de fond des deux pièces est finalement une révolution parmi d'autres, Horvath met en valeur le caractère cyclique de celle-ci et exprime son éternel retour du fait de la médiocrité de l'Homme.
De plus, les opéras de Rossini et de Mozart ont été utilisés pour marquer les transitions entre les scènes. Les airs choisis reflètent à chaque fois l'état d'esprit d'un ou de plusieurs personnages. Cela permet aussi de dynamiser la pièce, à la manière de la « folle journée ».
Au niveau scénique, la première scène est jouée au milieu de la scène puis les scènes qui montrent les personnages tels qu'ils sont aujourd'hui sont jouées à cour et celles qui ont trait à leur passé sont jouées côté jardin. Le parti pris oscille dont entre ruptures et continuité avec l'univers de Beaumarchais.
Un grand travail d'autonomisation des élèves et de compréhension des textes ont été effectués. Dès la première séance au plateau, Chiara a insisté sur les accessoires, les éléments de décors et les éléments de costumes dont devait s'occuper chaque élève. Chacun a d'ailleurs dû trouver un élément de costume qui lui semblait propre à son personnage. Les élèves ont donc été mis face à leurs responsabilités et cela leur a permis de mieux comprendre les différentes facettes du travail de l'acteur : ce travail qui ne s'effectue pas uniquement au plateau mais qui est également important en coulisses et demande à a fois concentration et rapidité. Un réel travail de mise en scène a été privilégié sur ce projet et chaque déplacement ou geste a été expliqué à l'élève pour qu'il comprenne bien que tout fait sens au théâtre. Pour la compréhension du texte, Chiara Villa et le professeur ont beaucoup travaillé sur les intentions des personnages, ces personnages qui sont de véritables figures de proue du théâtre français. Les deux couples Figaro/Suzanne et le Comte/la Comtesse sont des figures éminemment connues et représentent deux visions différentes du couple chez Beaumarchais. Chez Horvath, ce sont les vestiges de ces couples emblématiques qui apparaissent. Il fallait donc que les élèves aient bien conscience de ce changement des personnages mais également de tout le poids d'un passé flamboyant qui était le leur : pour comprendre le délitement de l'amour, il fallait comprendre ce qu'il avait été autrefois.
La question du couple a donc été très largement développée dans ce travail puisque les deux couples sont très souvent mis en regard et leurs problèmes traduisent ceux propres à deux âges différents du couple tout en soulignant la difficulté atemporelle de la relation amoureuse avec l'autre.
Au départ, chaque élève devait interpréter Figaro mais le parti pris a finalement été d'attribuer un rôle à chaque élève voire plusieurs rôles pour les élèves qui avaient des rôles d'ampleur moindre. Chiara a fait ce choix d'après ses connaissances sur les élèves : les rôles principaux pour les élèves qui apprennent vite leurs textes et la prise en charge de plusieurs seconds rôles pour les élèves qui s'adaptent facilement aux contraintes que demande le changement de personnage.

Descriptif pour l'examen: projet Cendrillon

Deuxième partie du programme : Cendrillon de Joel Pommerat

Comme cette pièce avait déjà été montrée par les élèves de terminales des deux précédentes années lors de la traditionnelle présentation de travaux, il a été décidé en accord avec le partenaire artistique, le comédien Patrice Verdeil, que la promotion 2016 travaillerait uniquement les scènes qu'ils voudraient présenter au baccalauréat. Toutefois, les scènes choisies par le groupe ont révélé une cohérence entre elles dans la mesure où elles éclairaient le processus de deuil chez Cendrillon en insistant sur le contexte familial dans lequel elle évoluait. Le choix retenu a été de développer les rapports entretenus par Sandra avec les autres et de montrer comment ils éclairent le rapport complexe de la jeune fille à la mort de sa mère mais également au refus d'être elle-même. Une seule scène ne met la très jeune fille en scène et montre la relation dominant/dominé qui est celle que le père et la belle-mère développent. Le travail opéré a donc cherché à montrer comment peu à peu Sandra reconquérait son identité, comment les autres personnages l'ont aidée ou au contraire ont tenté de l'en dissuader en la salissant verbalement et en la moquant.

Mais cette évolution du personnage dans ce processus d'accouchement de soi devait s'appuyer sur un jeu sincère et minimaliste, à l'image du parti pris de Pommerat. Patrice Verdeil a demandé à ce que les élèves jouent au plus « juste » en développant l'émotion dans certaines scènes ou alors en soulignant les traits des sœurs ou de la belle-mère pour en faire des « opposants » traditionnel du conte dont toute la mesquinerie ressortirait, mais toujours dans l'idée de ne pas en faire trop, le texte suffisant à exprimer les petits bonheurs et les points de rupture des personnages. Jouer « juste » sous-entendait dès lors, jouer au plus près de la signification du texte. Un grand travail de compréhension de l’œuvre a été fait en amont et a permis d'éclairer le sens de certaines scènes. Par exemple, il y a eu débat autour de la question de l'amour possible entre Sandra et le Prince mais finalement, seule l'idée d'un « sauvetage mutuel » des personnages a été retenue, le groupe trouvant que la dimension amoureuse n'était pas un enjeu primordial dans ce texte.

A la première lecture, les élèves ont d'emblée souligné la dimension comique du texte, il a donc été décidé que lorsque cela s'y prêterait, cette dimension serait rendue apparente et même soulignée. Ainsi, dans la scène de la buanderie, les deux sœurs sont jouées par deux garçons qui mettent en avant le fait qu'ils « jouent des filles », c'est-à-dire que cette scène marque un décalage et montre les deux sœurs telles deux idiotes égocentriques mais également sadiques. Il fallait montrer le véritable visage de ces filles mais aussi montrer leur violence.

Un réel travail dramaturgique a donc été opéré sur la recherche d'un jeu traduisant une vérité chez les comédiens, comme le préconise d'ailleurs Joël Pommerat. Il a fallu aux élèves qui incarnaient Sandra désapprendre à « jouer » pour ne laisser place qu'à la sincérité touchante de cette jeune fille. Le travail a donc mis en exergue la recherche de naturel à l'image de Sandra, de la Fée ou encore du Prince. Le partenaire artistique, Patrice Verdeil, voulait que le texte soit pris tel quel, que les élèves expriment la simplicité de l'écriture de Pommerat mais aussi que la tension du corps soit palpable parce que, dans une certaine mesure, c'est par elle que passe les émotions. Pommerat explique lui même que son théâtre s'adresse aux sens avant de s'adresser à l'intellect. L'idée demandée par le metteur en scène était simple : jouer de manière « primaire » (ou première) le texte sans forcer la lecture psychologique dans le but, paradoxal, que la psychologie des personnages apparaisse.

Descriptif pour l'examen: Projet Bacchantes

L’année scolaire a commencé par le projet sur les Bacchantes d’Euripide conduit par la comédienne et metteur en scène, Sandrine Pires. Nous l’avons intitulé « Au c(h)oeur des Bacchantes » car Sandrine a voulu mettre l’accent, même si c’était une gageure car le groupe n’est composé que de six élèves, sur le chœur, ce qu’il raconte - à lui seul il permet presque de découvrir la fable- et ce qu’il montre de l’ambivalence du dieu que les Lydiennes servent, célèbrent et révèrent, Dionysos, source de bienfaits, à la fois suprême douceur et le plus terrible des dieux qui parfois les terrorise.
Travailler le chœur, c’était mettre en jeu les corps en transe, chercher la danse bachique, la possession par le dieu, la métamorphose ritualisée des Bacchantes en puissances animales en exploitant le bestiaire évoqué par le texte. C’était expérimenter les effets que la présence du dieu produit sur elles à différents moments de la pièce : fatigue et joie dans la parodos où le chant des Bacchantes contribue à créer la présence du dieu : « Façonnez par des évohés le dieu de l’évohé ».
Nous avons consacré des séances à la recherche du costume des Bacchantes, chaque élève construisant sa tenue tout en conservant un trait commun qui a été la déchirure des vêtements, à la recherche des thyrses aussi. Le groupe a finalement opté pour des cannes et des béquilles symbolisant la longue marche des Bacchantes d’Asie, leur faiblesse quand elles sont loin du dieu, un dieu qui aide à vivre, comme le vin qui sans excès soulage, donne de la douceur. La métaphore de la béquille renvoie à une certaine conception de la foi comme soutien et remède à la fragilité existentielle.
L’ambivalence de Dionysos se manifeste aussi par les effets qu’il produit sur d’autres personnages, Tirésias et Cadmos qui retrouvent une seconde jeunesse, ce que Penthée à son retour constate et désapprouve. La dimension comique de l’exaltation des vieillards rêvant de se faire bacchants permettait là aussi de laisser toute sa place à un jeu corporel.
Mais le dieu, le rugissant, peut être terrible avec ses ennemis, même sous le travestissement de son sectateur, lorsqu’il met le feu au palais de Penthée et s’évade, maître de l’illusion, en se transformant en taureau suscitant la terreur.
A chaque étape du projet, Sandrine a insisté pour que le corps soit à la hauteur du texte, engagé et présent, en proie au rythme du dieu percussionniste et à sa force. Les élèves n’utilisent pas d’autres éléments de percussion au plateau que leurs corps et les thyrses. Les bacchantes soutiennent leur dieu, prennent fait et cause pour lui, se métamorphosent elles mêmes en taureau d’où émerge la voix du dieu, deviennent toréador pour attirer Penthée.
Nous avons ainsi conservé une partie du quatrième épisode où l’on voit Penthée se laisser séduire par le dieu et conduire au supplice. Autre effet que sait produire le dieu.
Le quatrième stasimon a été travaillé avec toute la rage et la force guerrière requise pour ce chant de vengeance à l’égard du fils d’Echion qui a refusé de reconnaître le dieu, son demi-frère. Nous recommandons d’ailleurs aux correcteurs quelles que soient les parties choisies par ailleurs pour évaluer les candidats de les entendre dans ce mouvement particulièrement travaillé pour que texte et corps se répondent.
Nous avons également conservé le cinquième épisode en divisant le messager en deux voix : pendant que l’un parle, l’autre raconte gestuellement ce qui se passe, dansant sur le récit proféré, révélant les effets produit sur les Thébaines par la mania divine. Il s’agissait de rendre cette parole active, les deux messagers n’en font qu’un et en même temps proposent déjà un double point de vue, le corps prolonge les mots, et ouvre le sens de manière concrète, c’est une tentative pour rendre cette parole la plus vivante et concrète possible, c’est susciter chez le spectateur un exercice de visualisation, pour que le spectateur n’en perde pas une miette” devenant voyeur à son tour.
La forme brève inventée pour la présentation de travaux se termine sur le kommos et le retour d’Agavé après une orgie sanglante symbolisée par l’usage d’une « matière rouge » : tissus, laines, plumes…
L’ensemble de notre projet a proposé un travail sur l’ambivalence et sur les excès de l’engagement religieux (ou comment cerner la limite entre la foi qui apaise et le fanatisme qui mène à violence, entre l’aveuglement collectif et le besoin de se rassembler pour se sentir vivre intensément.)

Découpage des Bacchantes proposé par Sandrine Pires
- Parodos jusqu’à « façonnez par des évohés le dieu de l’évohé » (tous)
-Premier épisode Tirésias (Pierre-Marie) et Cadmos ( Clément) jusqu’à l’entrée de Penthée (Kadir) avec coupure des vers 199 à 209, Penthée reprend à « Je vois Tirésias ( vers 248) jusqu’à « Je dis que le culte est totalement pourri » coupure du Coryphée, reprise Tiresias jusqu’à vers 271.
- Troisième épisode : Kommos (tous) à partir de “Allume la torche éclatante de la foudre”
Dionysos (Pierre-Marie) jusqu’à « Il a allumé le feu » (vers 624)
-Quatrième épisode : Dionysos (Laura )Penthée (Clément) depuis vers 918 jusqu’à 971
-Quatrième Stasimon (tous)
-Cinquième épisode deux messagers (Elodie et Kadir) + chœur (tous)
-Exodos (tous) Agavé (Lise) jusqu’à l’entrée de Cadmos
Reprendre pour finir (en vue d’une présentation)
Glorieux combat: embrasser son enfant d’une main dégoulinante de sang »

mardi 7 juin 2016

message des conseillers d'orientation pour les TErm: APB


Pourriez-vous rappeler aux élèves s'il vous plaît qu'ils auront du 8 juin 14h au 13 juin 14h pour répondre sur APB?
L'an dernier, une cinquantaine d' appels ont dû être passés car de nombreux élèves n'avaient pas encore répondu 4 jours après les résultats de la 1ère phase d'admission(et tous n'attendaient pas le dernier moment, quelques uns  avaient de fait oublié).En plus,la fin de cette phase de 5 jours de réponse est placée en partie sur le WE, ce qui complique les choses pour contacter les familles.
 Merci donc par avance de sensibiliser les élèves au fait qu'il est vivement conseillé d'accepter les propositions qui leur sont faites sur APB, sauf s'ils ont une solution sûre à 100% hors APB. S'il y a le moindre doute, il vaut mieux accepter la proposition dans un premier temps.
Bien cordialement
Julie Intering; Noël Pelletie