lundi 8 décembre 2014

la question des migrants au théâtre

Prolongement de notre travail Projet Lampedusa, la lecture cet après-midi du livret de Daral Shaga ( écrit par Laurent Gaudé) pour la compagnie Feria Musica.dont vous pouvez consulter le site avec profit: de nombreuses photos, des articles de presse, des interviews.

Interview video de Fabrice Murgia, metteur en scène

Œuvre circassienne et lyrique mêlant chanteurs, musiciens et acrobates, Daral Shaga est une invitation à franchir les frontières. Dans sa forme, tout d’abord, avec une émotion portée par la voix, la trajectoire d’un saut ou une note de piano. Dans le fond, ensuite, puisque cette épopée – qui fera vibrer autant les amateurs d’opéra, de théâtre que de cirque – nous entraîne dans les pas de migrants.

Comment dire le courage et la part de rêve de ceux qui aspirent à une vie meilleure, au prix de l’exil? En suivant les parcours croisés de Nadra et son père – en route vers un nouveau monde – et d’un émigré sur le retour, le spectacle aborde justement le thème de la frontière et de la perte d’identité. Au cours de leur périple, les migrants sont bloqués par une énorme grille. Daral Shaga, divinité protégeant les exilés, saura peut-être les aider… Cette fable, où la terre est un élément clé, a été initiée par la compagnie bruxelloise Feria Musica, lointaine cousine du Cirque Plume, habituée à jeter des passerelles entre musique et cirque. Dans Daral Shaga, cinq acrobates rencontrent ainsi trois chanteurs lyriques et trois musiciens pour créer le premier opéra circassien, avec l’appui d’un choeur fantomatique, de machineries et d’une installation vidéo. Dans ce spectacle hybride, le livret de Laurent Gaudé et la partition de Kris Defoort – composée entre baroque, jazz et musique arabo-balkanisante – se mêlent au cirque de Philippe de Coen et à la mise en scène de Fabrice Murgia, venant délicatement chorégraphier l’espoir, la désillusion ou l’obstination. Sans une telle oeuvre, un rien utopique, ces quatre talents n’auraient jamais pu être réunis. Ici, leur alchimie est totale…

dimanche 7 décembre 2014

Projet Lampedusa du côté des spectateurs

Tom a été le premier à réagir:

J'ai trouvé le spectacle des premières très intéressant d'un point de vue de mise en scène, de jeux,... Le fait qu'il n'y ai en réalité que quatre personnages m'a beaucoup surpris au début, car de nombreux ''couples'' différents se formèrent au fur et à mesure, ce qui a pu mettre en lumière de nombreux styles de jeu différents. J'ai complètement adoré les parenthèses musicales réalisées par l'un des membres,  jouant à la fois très bien au piano , mais ayant aussi un timbre de voix IMPRESSIONNANT (très utile au théâtre), ce qui rendait ses chants magnifiques. Les deux personnages aux extrémités de la scène amenèrent aussi un rythme et un humour grâce à leurs monologues (en opposition aux dialogues centraux). J'ai beaucoup aimé la mise en scène : que la jeune fille à jardin se renverse un seau dessus (elle a dû avoir froid après !!! ), le fait que les personnages arrivés en Italie , seuls , soient isolés sur scène -> solitude , le cercle central -> communion amicale , l'alternance des différents acteurs sur le même rôle , le '' blanc '' (coton ? sel ?! ) symbolisant la neige ? le sel de la mer ? que j'ai trouvé toutefois très poétique de par ses différentes interprétations possibles ...Même si je n'ai pas tout compris (le contraire aurait été surprenant !) , j'ai beaucoup apprécié cette pièce , et me demande si nous allons atteindre un niveau pareil.... doute....

La parole est à vous, envoyez moi d'autres textes.

samedi 6 décembre 2014

Le feuilleton Camiski en ligne sur Culturebox

La video du premier épisode est maintenant disponible sur Culture Box. Vous pouvez vous en servir pour vos analyses de spectacle.
Episode un: Obsession

jeudi 4 décembre 2014

Projet Lampedusa (première de spécialité)

Juste une image, un peu énigmatique. De ce travail il en restera peu,des images photographiées, juste celles que nous avons emportées dans nos mémoires, mais le souvenir des récits de Shauba, Mohamed, Mahama et Saif nous hantera longtemps...L'écriture de Lina Prosa nous a permis de ne pas nous apitoyer seulement sur les migrants mais de les respecter. Vous avez fait entendre leur force, leur intelligence, leur courage, leur humour... nous aussi nous nous sommes mis en route...nous voyons autrement L'Afffffrique...avec cinq f s'il vous plaît...

Spectateurs, écrivez nous votre ressenti en passant par lavoixduplateau@gmail.com

mercredi 3 décembre 2014

Projet Lampedusa jeudi 4 décembre à la CDE à 14h30 et 19h




Monsieur Le Proviseur du Lycée Camille See,  Chiara Villa, metteur en scène et Christine Huckel, professeur, ainsi que les élèves de première de spécialité théâtre sont heureux de vous inviter à la présentation de leurs premiers travaux,
 Le Projet Lampedusa d’après les textes de Lina Prosa, Triptyque du Naufrage (Lampedusa Beach, Lampedusa Snow, Lampedusa Way) .
Le jeudi 4 décembre à 14h30 et 19h en petite salle à la Comédie de l’EST.
«  Une charrette de la mer pleine de réfugiés coule dans le détroit en face de Lampedusa. Les réfugiés dans l’obscurité de la nuit se débattent dans l’eau. La plupart d’entre eux se noient, meurent, on le comprend en raison du silence qui descend graduellement sur l’endroit du désastre. Une jeune femme réussit à s’accrocher à ses lunettes de soleil tombées dans l’eau. Pendant quelques instants, Shauba parvient à rester à la surface comme si ses lunettes étaient une bouée de sauvetage. Puis comme une bouée de sauvetage percée, elles la font aller lentement vers le bas, toujours, plus bas, lentement, si lentement… » Lina Prosa, auteur italien , entrée à la comédie française en 2013.

C'est gratuit mais il faut appeler au 0389243178.
Il y a encore quelques places. Venez encourager la magnifique troupe des premières.

lundi 1 décembre 2014

Urgent Option fac Première et terminale: cours du mardi 2 décembre

 Comme je serai en réunion à Strasbourg, Les Premières seront libérés de cours alors que les Terminales travailleront avec Patrice.
Faites passer le message.
 

dimanche 30 novembre 2014

Pensée du jour

Je pense que le théâtre est fait pour raconter le monde, pour l’éclairer et nous donner la force de le comprendre et donc de le transformer. Je n’arrive pas à concevoir cet art sans ce rapport-là au monde.”
Ariane Mnouchkine

Bonheur de théâtre hier: Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq

Un jeune metteur en scène de 27 ans, Julien Gosselin,a adapté pour le théâtre le roman de Michel Houellebecq Les Particules élémentaires. Le spectacle est très impressionnant, toute la mise en scène est mise au service du texte de l'un des romanciers les plus importants de notre temps.

Je regrette vraiment de ne pas vous y avoir amenés.

En savoir plus à travers la minute pédagogique du théâtre du Phénix
Il faut absolument suivre le travail de ce jeune metteur en scène.

samedi 29 novembre 2014

Temps fort de la marionnette au Centre Europe de Colmar et au Pacific

Parmi les spectacles vivants à découvrir il y a la marionnette. L'association le Lézard vous propose de découvrir quatre spectacles au mois de décembre.

http://www.lezard.org/jeunepublic/index.html

Emmenez les petits de votre entourage mais surtout profitez en pour discuter avec les artistes.

Paroles de personnages( option fac 1ère et Terminale)

N'oubliez pas de m'envoyer les textes que vous avez écrit mardi dernier lors de l'improvisation sur la parole amoureuse de vos personnages.

En voici quelques uns que j'ai retrouvés en salle 123 après le cours et que j'ai tapés:



Paroles de personnages

« Ma Caroline,
Depuis que je me suis rendu compte que Christelle ne représentait rien pour moi et que j’ai rencontré la véritable caroline, celle qui fait mon bonheur et ma joie, je suis le plus heureux des hommes. Je sais désormais que tu es celle avec qui je finirais ma vie. Je ne te remercierais jamais assez de m’avoir ouvert les yeux sur l’amour. Même si c’était le jour de mon mariage, j’allais faire la plus grosse erreur de ma vie en épousant Christelle. »

« A l’école on a souvent étudié des textes sur l’amour, les amoureux, les sentiments et ce genre de choses. Alors vous pensez j’en connais un rayon. Cependant je sens que l’on nous cache quelque chose, j’ai comme…des rêves, comme des…sortes de pulsions, comme une envie de…qui semble incontrôlable…C’est ça ? Est-ce ça qu’ils décrivaient dans les livres ? Ces mirages qui semblent si réels si  désirables, si forts, si langoureux, sont-ils ce qui est décrit dans les livres ?
Si ça ne l’était pas…si ces choses étaient le fruit de mon imagination malade, comme une sorte de fièvre virulente qui s’emparerait de mon esprit et me rendrait fou…Pourrait-on en guérir ? Y-a-t-il un remède ? Un antidote ? Un soin ? Une anesthésie qui permettrait d’ignorer ses tentations ?
Mais peut-être que tout cela est normal, peut-être que tous les garçons connaissent cela ? Et les filles ? »

« Je ne m’y attendais pas, c’est comme si ça n’avait pas été vrai, comme si tout ce qu’elle m’avait dit à ce moment-là elle ne le pensait pas, elle ne raisonnait pas correctement. Il fallait qu’elle me croie, ça faisait tellement longtemps qu’elle voulait cet enfant mais avec lui ce n’était pas une bonne idée, selon moi et c’est là le problème, je suis médecin, je n’aurais pas dû faire ça, pas sans son accord, elle m’en veut. Elle m’en veut et c’est bien fait pour moi, on peut dire qu’elle me déteste maintenant et que le lien de confiance est brisé. J’ai commis une faute professionnelle en laissant ses handicapés s’aimer.
Avant de partir je voulais lui dire que j’étais désolé…si tu lis cette lettre, si quelqu’un te la lit, c’est que je ne suis plus parmi vous, ma faute est trop grave, trop difficile à supporter…aurais-je le courage de disparaître, je ne le sais pas encore, mais j’ai détruit la vie de cette femme, l’amour de sa vie… »

« Cher Stepan Stepanovitch,
je vous adresse une lettre pour vous transmettre un sentiment très troublant…mon amour plus précisément si j’ose ainsi le nommer…Je n’ose vous l’avouer en face alors je vous écris. Vous êtes mon rayon de soleil, vous illuminez ma journée lorsque le matin je vous vois vous diriger vers mon pré aux vaches. Vous nourrissez les bêtes, saisissez le pis des vaches avec une telle délicatesse…Cela me fait frissonner, rien qu’en y pensant.
Quand je suis venu l’autre jour vous demander la main de votre fille, vous m’avez appelé par d’adorables surnoms et cela m’a comblé…c’est vous que j’aime inestimable Stepan Stepanovitch et c’est auprès de vous que j’aimerais vivre… »

 " Pour moi, l'amour n'est pas vrai, il n'est que temporel. Malgré tout l'affection que je lui porte, je ne l'aime pas, et pas simplement par ce que je ne veux pas mais aussi et surtout parce que je ne peux pas. Nous ne sommes pas ensemble et pourtant elle réagit comme si.. C'est comme si elle avait le pouvoir de s'ancrer en moi, mais ça, moi, je n'en veux pas. Pour moi l'amour n'est pas vrai, il est semblable à un jeu de cartes. Ce serait l'illusion d'un sentiment que l'on pense fort, incassable, mais c'est juste un sentiment qui nous ronge de l'intérieur jusqu'à nous  étouffer. Il n'est pas vrai, mais ça...elle n'arrive pas à le comprendre."


Je me rappelle encore la façon dont tu m'as regardée la première fois que tes yeux ont croisé les miens. On était beaux, purs, on s'aimait plus vrai que nature... Je donnerais ma vie pour avoir  droit à ce regard encore une fois, même une seconde. Le temps a passé, mais on s'aimait toujours un peu plus. Aujourd'hui je t'aime encore et bien plus qu'au premier jour, jamais plus quelqu'un n'aura  droit à la place que tu as occupé dans mon cœur toutes ces années. Mais je meurs intérieurement, je ne peux plus vivre de toi, il me faut la vraie forme d'oxygène que je humais quand j'étais jeune. Cette passion m'étouffe, ce quotidien m'ensevelit peu à peu dans les terres de la routine. J'ai besoin de redécouvrir des odeurs, des sons, des visages, des bouches, et ô Dieu des corps, oui des corps avec des formes... Pourtant je continue à manger ton parfum, à dormir ta carrure et à boire tes douces paroles...
Laisse moi partir, laisse moi m'envoler, j'en ai besoin pour t'aimer.
A un jour, mon amour