vendredi 21 mai 2021

Prix Koltès du TNS: délibérations du 7 mai: prise de notes d'Emma, notre déléguée

 

Débat prix Koltès

 

Chérie.s de l’ombre

Points positifs :

è LLe livre nous fait vivre pleins d’émotion différente malgré sa forme classique

è LLe livre met en scène des sujets tabous

è LLe livre instruit beaucoup sur la morale et nous apprends a ne pas prendre les sujets tabous comme des choses mauvaises, permet de changer notre regard sur des personne mal vu socialement (prostitutions, consentement) et a ne pas faire comme si de rien était (ignorance)

è LLa pièce était touchante et nous permet de nous rendre compte que certaines personnes n’ont pas le choix de faire ce métier et que cela existe

è LLa manière de parler de relation entre les inconnus, elle dépeint très bien la forme de malaise quand on doit interagir avec des inconnus.

è LLa pièce est polyvalente, il y a des sujets variés

è LL'’omniprésence du proxénète qui la manipule malgré qu’il ne soit pas la (double voix de chérie de l’ombre) (aliénation)

è LL'’évolution des personnages, au fur et a mesure les personnages se sont rapprochés (du début a la fin)

è L’L'œuvre laisse du suspens par rapport a chérie de l’ombre (on imagine une jeune femme mais c’est une jeune ado = chute)

è LL'’autrice a pris le temps de parler de chaque personnage

è LLes noms sont comme « anonymes », on ne connait pas leurs prénoms, leurs origines.

è Bien que le texte soit court, on a le temps de s’attacher aux personnages

è Texte facile à lire, accessible

è Le cadre est flou, pas trop de précision qui est assez intéressant pour la scénographie

 

Chute des comètes et des cosmonautes

Points positifs :

è On a pu suivre la relation père/fille tout au long de l’histoire qui était froide et qui finit par être bien (la relation se dénoue au fur et à mesure, ils communiquent +)

è L’histoire ne s’arrête pas à la mortdes personnages mais continu après

è on voit la représentation que l’autrice à de l’après mort

è Il y a beaucoup de métaphores poétiques pour représenter la mort, l’amour…

è Les musiques, c’est comme si chaque scène avait sa propre atmosphère

è Les changements de lieu, de musique, les phrases en russe permettent de découvrir un peu de l’inconnu

è La relation entre seulement 2 personnages représentent beaucoup de choses

è Affrontement de deux mondes

è Identification par rapport à la relation père/fille

è L’auteur nous donne des possibilités scénographique (on ne se sent pas encadrés, l’auteur nous propose des choses mais précise que ce n’est pas obligatoire)

è Intrigue dans les dialogues qui les rendent intéressant

è La notion du voyage qui est assez présente et le fait que ce soit un voyage émotionnel et musical en même temps, ce qui rend la pièce intéressante puisqu’elle lie plusieurs mondes

è Elle n’a pas donné de noms au personnage ce qui nous laisse une liberté de plus

è Il y a un « texte » plus scientifique + discussion normale entre un père et une fille

è Le livre nous fait penser a une sorte de carnet voyage

è La pièce n’aborde pas des sujets de manière frontal comme les autres pièces alors qu’elle aborde ces sujets autant voire plus

 

è L’écriture est pratiquement cinématographique, l’auteur nous donne tous les indices pour voir ça comme un film

è La pièce mélange le personnel et l’impersonnel

è La sonorité de la langue (allitération, assonance…)

 

Les inamovibles

Points positifs :

 

è Le fil rouge de l’histoire n’est pas un personnage ou un lieu mais des thématique (immigration, attente des parents)

è La pièce révèle la nature des gens (post)

è Elle traite de sujets tabous et montre la difficulté de l’immigration

è Dans cette pièce il y a vraiment des éléments irréels qui donne une originalité a la pièce

è L’écriture est très imagée, avec des métaphores utilisées au premier degrés, des gens de mots, des nouveaux mots (langue sculpté)

è Pièce émouvante (Malik et son suicide au début de la pièce, il ne veut pas rentrer il a comme honte)

è Multiples histoires liées, le début et la fin sont liés

è Structuration de la pièce

è Scène choque : suicide de Malik

è Le fait que la pièce soit concentrée sur plusieurs thématique et pas juste un seul personnage et/ou lieu

è Il aborde l’immigration de façon originale et créative, point de vue différent/nouveau (ceux qui reviennent et qui attende le retour des autres)

è Les lieux : variés, et correspondent au personnage (chaque personnage a un lieu)

è L’immigration représenter de façon réaliste, sans tabous

è Variété de la langue (utilisation de l’anglais par les jeunesses, la jeunesse ne s’exprime pas de la même façon que Malik, chaque personnage à sa façon de parler)

è Il y a de l’Energie même dans le désespoir

è Personnages qui malgré les difficultés persistent

è Détails qui aident a reconstitué la chronologie de la pièce

è Alternance des registres (absurde, réaliste et symbolique)comme 3 récits en un

Terminales : séance du 17 mai ( Anaïs

 

Lundi 17 mai

Cercle de parole :  

-          Madame Huckel nous a informé que Pierre Maillet joue son spectacle Une vie d’acteur, le jeudi, vendredi et samedi de cette semaine. Elle nous fait part que ce serait chouette d’aller voir Pierre Maillet aux plateaux qui est extraordinaire. C’est d’ailleurs lui qui nous avait envoyé la vidéo sur le Bonheur n’est pas toujours drôle. J’aurais beaucoup aimé le découvrir au plateau, mais malheureusement je ne peux pas aller voir le spectacle et je suis un peu dégoutée parce que c’est une histoire qui m’intéressait. En effet, la pièce relate comment Pierre Maillet lui-même est devenu acteur, mais tout le monde peut se sentir concerné, car cela parle également du rôle du cinéma dans nos vie. Je ne sais pas s’il va le rejouer, ou non ou s’il y a une captation, mais j’espère avoir l’occasion de le regarder une fois. C’est super, puisque la réouverture des théâtres est le 19 mai, et on remarque que les comédiens et metteur en scène font tout pour nous offrir de beau spectacle. Par exemple, Pierre Maillet va jouer tout l’été pour que nous puissions avoir l’occasion de le voir.

-          Elle nous explique également qu’il y aura la pièce Cosmogonie, qui va se jouer à la Salle Europe, et ce serait intéressant de la voir, puisqu’apparemment, cette dernière pourrait se référer également à la philosophie.

-          Il y a aussi nos camarades de première qui jouent le 28 mai au soir à la CDC. Ils vont jouer les pièces suivantes :Cherry de l’ombre, La chute des comètes et des cosmonautes, Les inamovibles. Ce sont des pièces dont l’histoire a l’air plutôt intéressante, et attirante. Je pense réserver une place pour aller les voir jouer et les soutenir.

-          Le jeudi 20 mai on va faire une visio sur le Grand oral. Madame Huckel nous donne un horaire à chacun pour pouvoir discuter individuellement de là où nous en sommes sur notre Grand oral. Et dans les cours de théorie on va s’entraîner à dire notre discours. Apparemment maintenant ce n’est plus l’éloquence qui compte mais plutôt le contenue et les 10 min d’entretien. De plus, il n’est pas forcément certains que nous aurons un professeur de chaque spécialité. Donc, il faut absolument négliger aucune question.

 

 

Après ce cercle de parole nous avons immédiatement commencé le filage. Ainsi notre échauffement était celui qui constitue la mise en scène du début. Le jour du spectacle, cela va durer encore plus longtemps, puisque nous allons le faire dès lors que les premiers spectateurs entreront dans la salle, afin de les occuper.
Nous avons ensuite revue plusieurs fois le débat du mariage pour le mettre au point. Il faut qu’on fasse attention à bien projeter nos voix, et cela est d’autant plus demandé pour ceux qui sont de dos au public. En effet, le public doit entendre clairement ce que l’on dit, et cette discussion ne doit pas être uniquement pour nous mais on l’offre à tout le monde. Il faut aussi que tout le monde parle, puisque certains ont tendance à laisser la parole aux autres.
J’ai trouvé que le dernier essai que nous avions fait été vachement bien et notre discours intéressant. Puisque cela ne dénigrait pas l’auteur Molière, mais il remettait juste en question la vision du mariage et de la femme dans ses œuvres, sans pour autant dire que nous ne devons plus jouer et étudier Molière, mais pour la question de la femme dans la société il est peut-être préférable d’étudier d’autre auteur.

 

  Pour le filage qui comportait sur L’école des Femmes, je l’ai trouvé globalement bien. Nous étions pratiquement tous ancrées, et ainsi les interactions mises en place fonctionnaient correctement, puisque nous avions le plaisir de les offrir et cela ajoutait donc cette dynamique demandée. C’est vrai qu’il est compliqué de juger ce filage, car il y avait des absents donc on a dû remplacer et forcément cela ne marche pas aussi bien qu’avec les personnes habituelles.
D’ailleurs, j’ai remplacé Manon dans son rôle d’Alain, et j’ai trouvé intéressant de jouer sa scène puisque cela m’a permis d’en découvrir une nouvelle. Mais aussi puisque je joue également Alain dans la scène du potage, et c’était intéressant de jouer les deux à la fois puisque cela me permettait de voir une certaine continuité entre les deux scènes.
Ensuite, j’ai trouvé que les transitions entre les scènes étaient fluides et cela se remarque que nous les maitrisons plutôt bien je pense.

  Pour les remarques personnelles, comme Hanna n’était pas là j’ai joué la scène de la soupe avec Eugénie donc je n’ai pas reçu de remarques, mise à part que lors de la dernière réplique il faut que nous regardions Emma et plus Bastien.
  Pour la scène avec Padme, Madame Huckel nous dit que nous commençons à vivre la scène et que cela se ressent, donc on arrive davantage à se lâcher. Elle me fait part également que j’ai fait un progrès pour les diérèses, mais il y en a quelques-unes qui restent encore à amplifier. Enfin, Madame Huckel me propose d’enlever mon masque lorsque je dis « Me connaissez-vous ? » et de le remettre une fois que Padmé prend le pouvoir. Je pense que cela peut être une bonne mise en scène, car en enlevant le masque sur cette phrase, c’est comme si je dévoilais mon vrai visage, et c’est presque plus crédible finalement. Cela reste encore à voir lors des prochaines répétitions car nous n’avons pas eu le temps de le tester, mais si nous ne le gardons pas, Madame Huckel dit que ce n’est pas tellement grave car on maîtrise réellement bien nos masques sur cette scène apparemment. C’est vrai que je suis assez fière de cette scène et je trouve qu’on la voit évoluer de plus en plus, cela me fait plaisir car j’ai l’impression qu’on se libère encore plus, surtout que maintenant on comprend l’intensité qu’il faut envoyer avec les masques. J’ai juste un petit trou de texte qui m’embête pratiquement chaque fois et au même endroit, je ne comprends pas ! 
☹

  Nous avons donc enchainé avec la transition vers le Tartuffe. Toutes personnes ne jouant pas dans Tartuffe, devait aller se cacher dans la porte arrière de la salle. Donc je n’ai pas pu voir comment se déroulait le Tartuffe.  Après cette pièce, nous avons directement enchainé la transition vers l’Amour médecin pour régler les déplacements des tables etc…
Cela était bien réussi donc avant de commencer la nouvelle pièce, nous avons eu le droit à une petite pause.

 

  Après celle-ci, nous avons repris l’Amour médecin. Encore une fois nous avons dû faire avec des remplaçants. Je ne sais pas réellement quoi dire pour cette pièce. D’un côté j’ai trouvé que c’était bien que nous donnions beaucoup d’intensité. Mais d’un autre côté il y avait aussi des baisses dans le jeu, alors que d’habitude tout était super dynamique. Et, j’ai remarqué qu’il y a eu aussi de nombreux trou de texte alors que c’était un texte qui a toujours été très bien connu. Donc j’avoue avoir un peu décroché sur cette pièce lorsque j’étais spectatrice, même si j’essayais tout de même de faire les réactions à la scène, mais c’était compliqué lorsqu’il y avait des trous de texte. 

 

  Néanmoins dans l’ensemble j’ai tout de même trouvé que c’était un filage bien réussi, mais j’ai ressenti que nous n’étions pas tous dans le même bateau comme demandait Sandrine. C’est comme s’il y avait une ambiance tendue entre nous. C’est pour cela, que nous avons eu une petite discussion à la fin. Je pense que cela est du aussi peut être au stress car c’est la dernière représentation, mais aussi que chacun à des problèmes de son côté. Il faudra mettre cela de côté pour la représentation, être soudés et se soutenir, et surtout il ne faut pas qu’on se mette trop la pression car c’est notre dernière présentation, et ainsi il faut qu’on s’amuse.

jeudi 20 mai 2021

Théâtre et philosophie

L'Autre scène: philosophie du théâtre 

En convoquant Platon et Shakespeare, Matthieu Haumesser redéfinit l'espace théâtral. Loin d'être un lieu de divertissement, le théâtre permet de saisir toutes les émotions de l'âme humaine.

Extraits

Shakespeare, Hamlet, Acte III, scène 1 (Jean-Louis Barrault, 1947)

Molière, Amphitryon, Acte I, scène 2 (Jean-Paul Roussillon, 1967)

 

Molière face à la censure et à l'autocensure:

 Conférence de Georges Forestier grand spécialiste de Molière dont j'ai souvent parlé.