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mardi 27 février 2018

Figaro à l'opéra

Une présentation sur France Musique des trois opéras programmés à genève

Les trois opéras à regarder sur Arte

Figaro, héros populaire de Beaumarchais, révolutionnaire sentimental, habile et provocateur, est à l’honneur au Grand Théâtre de Genève qui lui consacre trois soirées. La Trilogie ouvre avec Il barbiere di Siviglia de Rossini, suivi de Le nozze di Figaro composé par Mozart. En troisième volet, une création d’E. Langer, Figaro Gets a Divorce, épilogue du parcours du trublion.

Il est intéressant que vous compariez les Noces de Figaro vues à la Filature et celles proposées à Genève.
Une autre version à l'opéra de Toulon
Au Liceu à Lisbonne

à l'opéra de Nantes

Naoki Urasawa, dessinateur de manga

En savoir plus sur le dessinateur dont nous avons vu l'exposition à l'hôtel de ville: Naoki Urasawa

photos de Bruno Huckel

lundi 26 février 2018

J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne, mise en scène Chloé Dabert

la critique partagée du Masque et la Plume sur France Inter

Interview de l'actrice qui joue l'aînée: Suliane Brahim

Le phénomène Lagarce sur France Culture.

Une Chambre en Inde d'Ariane Mnouchkine

Pour en savoir plus sur le site de théâtre contemporain :vous y trouverez les critiques journalistiques du spectacle et beaucoup d'autres documents.

Le dossier pièce/démontée: à l'origine , le dossier contient des exercices à faire faire à des élèves avant et après le spectacle, mais il contient une mine de renseignements, même des extraits musicaux, des effets sonores., de nombreuses photos de plateau. Tous les documents annexes sont à explorer.

Le site du théâtre du soleil: lire notamment, à télécharge,r l'interview d'Ariane Mnouchkine dans la revue L'Elephant. et dans le journal du Monde le 23 février 2018.

Interview filmée d'Ariane Mnouchkine au Printemps des Comédiens en 2017 sur une Chambre en Inde

Connaissez vous le youtuber Ronan qui se consacre au théâtre: Une Chambre en Inde

photo
de Bruno

mercredi 21 février 2018

Le Mariage de Figaro et Figaro Divorce: résumé scène par scène

Résumé scène par scène 

Texte en ligne

Une présentation très claire en video

Résumé de Figaro divorce

S'entraîner au bac en travaillant des sujets

Sujets de type 1 sur Britannicus

Sujet de type 2

Britannicus, mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman en 2004

Justification du choix de Dominique Constanza pour le rôle d'Agrippine: interview de Brigitte Jaque-Wajeman

Interview de Brigitte Jaques-Wajeman, qui explique avoir choisi Dominique Constanza pour jouer Agrippine afin de donner au personnage charme et féminité, à l'encontre des mises en scène traditionnelles. Extrait de la scène 2 de l'acte IV, entre Agrippine et Néron. Reprise de l'interview, où la metteuse en scène évoque l'« amour de prédation » qui traverse les pièces de Racine.

photos de plateau

Britannicus, mise en scène de Stéphane Braunschweigà la Comédie Française

Sur le site de la Comédie française: lire le dossier de presse mais surtout le dossier composé de photos et d'images de mises en scènes au fil du temps à la comédie française.

Journal d'Arte

Interview de Stéphane Braunschweig

Enregistrement en public de la pièce en juillet 2016 pour France Culture: vous pouvez chercher vos scènes et comparez avec votre propre travail.

Interview de Stéphane Braunschweig, Dominique Blanc et Laurent Stolker:France Inter


Néron règne depuis deux ans...
... et Rome respire. Avec l’appui de Burrhus, militaire de carrière et dévoué
à l’État, et de Sénèque, son exercice irréprochable du pouvoir semble
inaugurer un renouveau politique très attendu. Car la fin du règne précédent,
celui de Claude, père adoptif de Néron, a laissé un souvenir épouvantable.
Faible, indécis, gouverné par ses épouses successives, Claude a abandonné
l’empire aux mains corrompues de trois affranchis devenus ses seuls
conseillers. Son fils Britannicus aurait dû hériter du pouvoir, mais Agrippine,
sa quatrième épouse, a réussi à faire désigner comme successeur le fils
qu’elle a eu d’un premier lit, Domitius – rebaptisé Néron. un plan mûri de
longue date : nièce de Claude, Agrippine n’a pas hésité à séduire son oncle
pour s’en faire épouser – quitte à faire abroger la loi romaine qui prohibait
cet inceste. La rumeur lui impute même d’avoir finalement empoisonné
Claude pour hâter la prise de pouvoir de Néron.
Malgré ces prémices sulfureuses, malgré le risque politique que constitue
la mise à l’écart de l’héritier naturel du trône, malgré les craintes qui s’at-
tachent à la personnalité du jeune empereur – un oracle a prédit que
Néron tuerait sa mère –, rien n’avait jusque-là entaché cette page nouvelle
de l’histoire romaine.
Et soudain, c’est la fin de l’état de grâce : en pleine nuit, Néron fait arrêter
Junie, la fiancée de Britannicus. L’ empereur a-t-il voulu prévenir le danger
que représenterait l’alliance d’un rival politique plus légitime que lui et
d’une princesse qui incarne l’héritage d’Auguste, fondateur de la dynastie ?
Le risque d’une déstabilisation de son pouvoir est d’autant plus fort
qu’Agrippine, après avoir œuvré contre Britannicus, semble désormais
l’appuyer : cette alliance à front renversé lui sert à retrouver un poids poli-
tique face à son fils.
L’arrestation de Junie est-elle le signe annonciateur du retour de la tyrannie
ou une précaution politique justifiée ? C’est sur cette question, et dans le
contrecoup des violences de la nuit, que commence, au petit matin, la
pièce de Racine. ( Résumé dans le programma de la comédie française)

samedi 17 février 2018

Bravo à tous les élèves pour la Journée Portes Ouvertes

Merci aux élèves de spé et de facu pour avoir donné de votre temps et de votre énergie pour faire la promotion des sections théâtre.
Une fois de plus j'ai oublié de prendre des photos! Si vous en avez, envoyez les moi.

Je suis un pays de Vincent Macaigne

"On ne sauve pas un pays, on le divertit."

"Le désastre a peur du groupe" ( Phrases entendues dans le spectacle.

"La seule limite au doute c'est le désir d'agir." Brecht

Hier je vous ai dit que j'allais voir Je suis un pays de Vincent Macaigne.
article sur la pièce dans Manifesto XXI avec une video et des photos de plateau.

Présentation de la pièce

Teaser

Portrait de Vincent Macaigne: A regarder par tous car il faut connaître cet artiste.

jeudi 15 février 2018

1ère spé la Nébuleuse

Pour en savoir plus: interview de Cyril Balny

Le site de la compagnie la récidive

Le dossier artistique

De très belles photos

1ère spé Les Reines

pour ceux qui ont vu le spectacle Les Reines , voici un lien vers plusieurs articles de presse intéressants :Théâtre Contemporain

Les émissions de radio de Patrice Verdeil et francis Fischer sur les pièces de la CDE

Théâtre sur RDL

Surexposition d'Aurore Jacob présentée par le 3ème cycle du Conservatoire

Comme chaque année, le 3ème cycle du conservatoire met en espace la pièce sélectionnée par le Comité de lecture de la CDE. Cette année il s'agit de Surexposition d'Aurore Jacob.La responsabilité de la mise en scène a été confiée à un ancien élève Quentin Métenier.
La présentation a lieu le mardi 20 février à 19h. c'est gratuit mais il faut me signaler votre venue pour des raisons de jauge.

Présentation de la pièce par l'auteur Aurore Jacob

hippolyte, texte de Magali Mougel, mise en scène Catherine Javolayes

Les premières de spécialité se rendront mardi 20 février à la salle Europe à 14h pour Hippolyte.
voir le site de la compagnie du talon rouge

Dossier du spectacle




Qui est Hippolyte dans la mythologie antique? (par Francis Fischer)

Le mythe d’Hippolyte appartient au cycle de Thésée. Il est le fils de Thésée et d’une amazone, Antiope ou Hippolyta.

Les Amazones sont des femmes guerrières qui tuent les mâles à leur
naissance ou les réduisent en servage. Combattues par les héros grecs, elles sont sans doute les représentantes d’un ancien matriarcat que les Grecs détestaient .Héraclès d’abord, puis Thésée vont tenter de les vaincre et de remettre ces femmes à leur place subalterne.
Dans une sorte de fidélité à sa mère, violée par Thésée, le jeune Hippolyte
refuse l’amour et insulte par-là la déesse Aphrodite. Il préfère Artémis (Diane),
déesse  vierge et chasseresse.
Aphrodite décide de se venger en instillant une passion amoureuse absolue pour le jeune homme à sa belle-mère Phèdre avec laquelle Thésée s’était marié après avoir tué le Minotaure.
Lors d’un des voyages de Thésée en Enfer, Phèdre se déclare à Hippolyte qui la rejette comme il rejette toutes les femmes. Phèdre se venge dès le retour de Thésée en accusant son beau-fils de viol.
Thésée alors sévit en demandant au dieu de la mer Poséidon de sacrifier son fils.
Poséidon envoie un monstre marin au moment du passage d’Hippolyte. Les chevaux effrayés le piétinent et le déchiquettent.

Dans la tragédie d’Euripide, Hippolyte meurt parce qu’il refuse l’amour et les femmes comme s’il était une monstrueuse anomalie de la nature. Sénèque, qui réécrit la pièce, insiste sur le lien qu’entretient Hippolyte avec la nature sauvage et les forces de la terre, celles d’avant la civilisation. Racine, réécrivant pourtant Sénèque, met au cœur de sa pièce la mortelle passion de Phèdre dont Hippolyte n’est que l’objet ou l’instrument de la déchéance.
Le jeune homme subit à chaque fois le tragique sacrifice. Il n’en reste pas moins étrange et obscur comme la forêt qui est son milieu.

L’Hippolyte de Magali Mougel fait lui aussi l’expérience douloureuse de la violence et de la mort.
Jeune homme d’aujourd’hui, il appartient comme tant d’autres à une famille recomposée où il est l’objet de la haine de deux demi-frères jumeaux, une haine qui grandit et qui explose lorsque leur mère, amoureuse d’Hippolytel’accuse de viol.
Il n’avait pourtant pas cessé de fuir cette famille en se réfugiant dans la forêt avec sa chienne Diane, à l’affût du monde sauvage et guidé par le désir de retrouver sa mère à lui. Une voix la lui rappellera.
Mais il lui faudra aussi, dans cette forêt, affronter l’extrême pour trouver la force de se reconstruire et peut-être donner congé au mythe.
Hippolyte, une figure d’homme, d’anti héros, le fils d’Antiope, reine des amazones, nous décidons de le faire parler pour savoir où nous en sommes, là maintenant, dans nos doutes, nos incertitudes, nos passions étouffées, nos lâchetés, nos pas de côté, et aussi nos façons de nous aimer. Le Phèdre, Phaedra, de Sénèque sera notre rampe de lancement ou prétexte, Hippolyte notre modèle. Avant nous, Racine avait déjà entrepris cette démarche et nous avons le désir commun, l’envie d’actualiser et de synthétiser ces sources pour qu’elles collent à notre siècle.




dimanche 11 février 2018

Britannicus séance du vendredi 9 février: trame

Echauffement mené par un groupe de trois élèves: en cercle, frottements du corps, mimiques, réveil de l'articulation : Babebibobu
Dynamisation: les clips qui circulent, le jeu du samouraï
Exercice du chef d'orchestre à deviner: veiller à la qualité des gestes même dans des exercices plus ludiques.
Veillez à l'ordre des exercices proposés en fonction des objectifs.

Exercices sur la matière Britannicus dans la perspective du rejeu à l'examen:
en ligne au lointain, marcher vers la face en augmentant l'intensité progressivement de la diction d'une réplique. sentir ce qui se passe dans le corps, gérer sa respiration, respirer le texte différemment, soigner la projection du son et l'adresse.

Assis en cercle dos tourné, un acteur entre dans le cercle et dit sa réplique en faisant entendre qu'il aime les alexandrins, qu'il jouit de la poésie du vers de Racine, chaque mot a sa place dans le vers, son importance. quelque chose de déclamatoire s'installe mais sans caricaturer.
(Ne pas toujours prendre la même réplique, travailler celles que vous maîtriser moins)

Assis en cercle mais en se regardant:réplique adressée au groupe: soigner l'adresse en prenant dans son regard l'ensemble du cercle.

Même disposition, mais adresser la réplique à son voisin comme si la langue de Racine était parlée couramment, mais sans pour autant altérer le vers.Jeu plus cinéma.

travail par groupe e partenaires: proposer un autre dispositif, une autre mise en scène que celle travaillée avec Patrice. Travailler plutôt les scènes les plus fragiles.
Pause
Passage des scènes avec à chaque fois imagination des questions qu'un jury pourrait poser , énonce que les candidats pourraient apporter, propositions de rejeu

Lorsque vous reprenez cette trame pour votre journal de bord, il faut développer ce qui s'est passé pour vous dans la séance, ce que vous avez retenu de vos passages au plateau mais aussi de ceux des autres.
Programme de la séance prochaine: filage de Britannicus dans la proposition de Patrice en prévision des Journées Portes Ouvertes de samedi 17 février.
Retrouver Illusions Comiques dans la proposition de Sandrine. Ne pas oublier d'apporter les deux textes.
Taper vos comptes rendus à partir de maintenant en prévision du dossier numériser à rendre.

jeudi 8 février 2018

HIda: Art et sacré: Rituels et danses

https://www.numeridanse.tv/fr/video/3170_version-francaise-rituels: la video montrée en classe.
L'ensemble du dossier à explorer: https://www.numeridanse.tv/fr/themas/91_rituels


RITUELS

Ordonner le désordre
Dans les danses sacrées, comme par exemple l'Odissi, l'un des styles classiques de l'Inde issu de la tradition des danseuses de temple, le rituel de salutation – appelé namaskaram – sert à marquer le passage entre le temps du quotidien et celui de la danse. La danseuse l'accomplit avant et après chaque cours, chaque répétition ou chaque représentation. Ce court enchaînement de gestes signale une transition entre le profane et le sacré. Il favorise aussi la disponibilité mentale et corporelle de l'interprète. Aujourd'hui encore, les danseuses d'Odissi, comme ici Madhavi Mudgal qui compose des pièces pour groupe, se livrent indéfectiblement à ce rituel.
Sur l'île de Bali, la plupart des danses racontent des épisodes tirés du Ramayana, l'un des grands textes sacrés hindous. Représenter dieux et déesses, rois et autres figures mythologiques exige un ensemble de rituels qui garantissent le caractère sacré de la manifestation. En dérivent un ensemble de codes relatifs à la disposition de l'espace et de l'orchestre, appelé « Gong ». Ici, les musiciens encadrent l'arrivée des interprètes, qui se livrent, sur la place du village, devant le temple, à une danse de cour.
Les rituels qui structurent certaines danses à Bali ou en Inde répondent à une fonction : organiser le réel de manière à le rendre intelligible au regard de l'insaisissabilité du monde. L'étymologie du mot « rituel » renvoie d'ailleurs à la notion d'ordre : ordre entre les humains, entre les dieux, entre les planètes. Les rites servent donc à ordonner le désordre, à donner du sens à l'accidentel et à l'incompréhensible de la vie, à faciliter notre compréhension et notre appréhension du monde.
S'ils s'inscrivent dans des traditions anciennes, ils peuvent aussi faire l'objet de créations ou de réappropriations, selon l'intention de ceux qui les élaborent. L'écriture chorégraphique du Sud africain Vincent Mantsoe, installé en France depuis plusieurs années, fusionne des éléments tirés de rituels de guérison, auquel il fut initié, à des mouvements de danses Zoulous, Xhosa, de Taï Chi et des techniques modernes occidentales. Kim Maeja mène une démarche similaire. Elle tire son vocabulaire gestuel des cérémonies bouddhiques, des danses folkloriques et chamaniques de Corée.

Opérer une transformation
En mettant de l'ordre dans le chaos, le rituel entend agir sur le réel. Les gestes et actions qui sont effectuées au cours du rituel le sont, non pour elles-mêmes, mais dans l'intention d'exercer une action sur autre chose, au caractère inaccessible. C'est pourquoi les cérémonies visant à établir un dialogue avec les esprits, les divinités et l'au-delà nécessitent des rituels de préparation. L'état modifié de conscience, dont relèvent les transes et danses de possession, requiert un dispositif rituel susceptible de générer la transformation de l'individu. Dans cette cérémonie Hauka, filmée en 1965 par l'ethnologue Jean Rouch, les célébrants se rejoignent. Entraînés par le rythme répétitif d'un instrument à corde, ils entament une ronde jusqu'à être « chevauchés » par l'esprit dont ils seront l'incarnation. La transe des Gnawas, une confrérie religieuse marocaine, est précédée d'éléments rituels préliminaires : procession musicale, danses des musiciens. Ces derniers consacrent ensuite l'espace avec de l'encens tandis qu'on apporte de la nourriture pour inviter les génies à se manifester.
Les états de corps dans lesquels se meuvent les danseurs japonais de Sankaï Juku et taïwanais de Legend Lin, leur puissante lenteur, résultent d'un profond travail sur la conscience corporelle, le souffle, le relâché, la relation à la gravité. Ils relèvent d'une corporéité toute autre. Aussi, les interprètes ont-ils besoin, avant d'entrer en scène, d'un long moment de préparation qui a valeur de rituel. Ils méditent ; s'enduisent le corps d'un onguent blanc, qui marque aussi cette transformation de l'être. Ushio Amagatsu garde d'ailleurs secrète la recette de celui qu'il prépare pour les danseurs de Sankaï Juku.

Du rituel au spectacle
La force visuelle des images, leur résonnance spirituelle, la qualité de présence des danseurs, quasi communiants, leur gestuelle hiératique, donnent à ces spectacles l'allure de cérémonie rituelle. D'autres œuvres chorégraphiques contemporaines invitent à user de ce même qualificatif. La présence d'objets ou d'éléments à caractère symbolique (sable, eau, fleur…) en est l'une des raisons. Dans  b.c. janvier 1545, de Christian Rizzo, les nombreuses bougies disposées sur la console noire évoquent un luminaire d'église. La scénographie et les jeux de lumière contribuent également à déployer une atmosphère de religiosité, comme dans Birds with Skymirrors, du Samoan Lemi Ponifacio. C'est aussi le recours à une gestuelle lente, grave, empreinte de solennité qui mue le danseur en officiant. Enfin, la dramaturgie même du spectacle et l'organisation scénique reproduisent des schémas propres aux rituels. Raimund Hoghe débute ses spectacles par une marche circulaire, qu'il effectue lui-même, seul en scène, posément. Par ce geste inaugural, il consacre l'espace de la danse et signifie que là, quelque chose va se produire, devant les spectateurs. Quelque chose de fort.
Le rituel mobilisant, par définition, la corporéité de ceux qui l'accomplissent, au cours d'une séquence d'actions codifiées et organisées dans le temps, on peut comprendre qu'il constitue, en tant que tel, et au-delà des significations qu'il peut recouvrir, une source d'inspiration pour les chorégraphes. « C'est comme une chorégraphie, c'est bien défini, explique Raimund Hoghe, pour qui toute représentation théâtrale relève du rituel.

Une œuvre devenue rituel
Sa « version » du Sacre du printemps, Raimund Hoghe l'a réalisé en 2004. Comme près de 200 autres chorégraphes du monde entier, l'artiste allemand s'est confronté, à un moment de sa carrière, au chef d'œuvre de Stravinski crée en 1913. Le compositeur russe confia dans ses mémoires qu'il aurait eu l'idée de cette pièce au cours d'une vision. « J'entrevis le spectacle d'un grand rite sacral païen : les vieux sages, assis en cercle, et observant la danse à la mort d'une jeune fille, qu'ils sacrifient pour leur rendre propice le dieu du printemps ».
Dénué d'intrigue, le ballet s'organisait en deux parties. Dans la première, intitulée « L'Adoration de la terre », c'est tout un peuple, réparti en groupes d'âges différents, qui célèbre les forces terrestres et implore le renouveau de la nature. « Le Sacrifice » décrit la seconde partie du rituel auquel se livre cette population, d'une époque slave lointaine. Désignée parmi un groupe de jeunes filles, l'Elue entame une danse sacrale devant un parterre d'ancêtres avant de succomber, faisant ainsi offrande de sa jeunesse.
Sur la partition de Stravinski, à la rythmique foudroyante, aux accords dissonants, Vaslav Nijinski composa une chorégraphie qui rompait résolument avec les codes du vocabulaire classique : postures en dedans, bras anguleux, fléchissements du buste, tressaillements des jambes… La modernité tant musicale que chorégraphique de l'œuvre provoqua un véritable scandale qui tourna à l'affrontement entre spectateurs. Une sorte de Bataille d'Hernani. Après seulement huit représentations, le ballet tomba dans l'oubli, tandis que la partition, elle, continuait d'être jouée. Il faudra attendre 1987 avant que la version originale, celle, de Nijinski soit reconstituée.
Entre temps, en 1959, le jeune Maurice Béjart releva le défi qu'on venait de lui lancer : créer un ballet sur cette musique d'une complexité affolante. Cette fois, ce fut un triomphe. Depuis, nombreux sont les chorégraphes qui livrent leur « version ». Car, dans son essence même, l'œuvre met l'artiste face à un questionnement existentiel : la place de l'être humain au sein de l'univers et au sein de la communauté sociale. Elle le pousse dans ses retranchements. Elle l'exhorte à exprimer ce qui fonde, viscéralement, sa danse. Pour Angelin Preljocaj, qui signa sa version en 2001, « la particularité du Sacre est de révéler […] l'intime de chaque chorégraphe qui s'y confronte». Cette confrontation profonde, difficile, parfois douloureuse de l'artiste avec lui-même le force à franchir un cap artistique. C'est ainsi que le Sacre est devenu, en tant que tel, un rite de passage par lequel un chorégraphe atteste de sa maturité. L'expression désormais courante : « faire son sacre », comme on ferait sa communion, le confirme.
Heddy Maalem a fait le sien en 2005. Lequel fut qualifié de « Sacre africain », notamment du fait de l'origine ouest africaine des quatorze interprètes. Marqué par le chaos urbain de la capitale nigériane, où il a séjourné, le chorégraphe s'appuie sur la musique de Stravinski pour révéler la violence du monde, et l'enchâssement de la vie et de la mort. La thématique de l'accouplement, au cœur du propos de Béjart dans son Sacre de 1959, surgit également. Hommes et femmes se croisent, se prennent avec ardeur, conduits par deux jumeaux, dont la vénération, en Afrique de l'Ouest, participe de la célébration du mystère de la vie. Quant à Maryse Delente, elle y raconte l'éveil féminin à la sexualité, l'irruption d'un désir inconnu, à la fois exaltant et effrayant pour ces jeunes femmes qui oscillent entre innocence et perversité. Le rouge de leurs robes donne la couleur du sacrifice final : en perdant leur virginité, elles accèderont au cycle de la fertilité.
 

HIDA: Klimt à la radio

Klimt à la radio:Sur France Culture
Sur France Musique

mardi 6 février 2018

Racine: la dramaturgie classique

En corrigeant les bacs blancs, je m'aperçois que certains d'entre vous ont oublié les bases de la dramaturgie classique.Voici un rappel des principales caractéristiques.

lundi 5 février 2018

J'étais dans la maison...(Projet Lagarde)

Voici le lien avec le document que j'ai utilisé en cours jeudi dernier pour travailler a dramaturgie de la pièce de Lagarde. Les absents doivent lire ce dossier artistique.

Dossier artistique J'étais (...) Janvier 16.pdf

samedi 3 février 2018

Néron sur Arte

https://www.arte.tv/fr/videos/047510-000-A/la-cite-des-plaisirs-de-neron/

La réhabilitation de Néron par les historiens aujourd'hui:

https://www.arte.tv/fr/videos/061727-001-A/neron-plaidoyer-pour-un-monstre-1-2/