jeudi 9 mars 2017

Projet Utopies: choix de textes dans la matière qui vous a été proposée



L’endroit où je me sens à ma place c’est sur le terrain de foot parce que c’est le seul endroit où je sers à quelque chose et où les gens ont confiance en moi. Sur un terrain je suis un combattant, je ne lâche pas l’affaire, j’encourage mes coéquipiers et je fais beaucoup d’efforts physiques. D’un côté je me défends et toute l’équipe, je cours beaucoup, je dois tout le temps revenir, j’accélère, je dribble, je tire. Le foot me permet de me canaliser et de ne pas faire n’importe quoi.

Emilie: 

Je suis tétanisée à l’idée de perdre la seule chose de vrai dans ce monde. Elle est omniprésente quand tu crois être seul, elle te réchauffe le cœur. Quand elle te soutient dans les pires épreuves, ce type d’épreuve d'où tu ne crois plus revenir, elle est là pour te rappeler qui tu es. Même si parfois elle te donne un goût amer, elle ne te quittera jamais. Comme une longue rivière, elle est éternelle et sincère. Elle te montre ce qu’il y a de beau malgré toute cette crasse, elle te permet d’avancer, elle te permet de pleurer et de douter mais surtout elle te permet d’aimer.
La liberté que j’ai le plus peur de perdre est ma fille car ma fille est la personne la plus importante dans ma vie, c’est ma seule et unique raison de vivre.



Là où je me sens à ma place ? Je suis incapable de vous donner la bonne réponse à la question…
Pour moi, tout dépend de la personne, de sa personnalité, de sa façon d'être…
Personnellement, je me sens bien partout et nulle part à la fois. C'est pas le lieu qui va me donner un sentiment de bien-être, c'est la situation dans laquelle je me trouve. Je peux, un jour, me sentir bien quelque part et, le lendemain, me sentir mal à l'aise dans ce même lieu.Tout dépend dans quel état d'esprit je suis, avec qui je suis et pour quelles raisons je me retrouve dans ce lieu. Au moment où j’écris ce texte, je me sens bien à peu près nulle part, étant dans une partie de ma vie où je suis à la recherche de moi-même et des personnes qui m'accompagneront dans ma vie  future.
Un lieu où on se sent à sa place peut être également un lieu que nous construisons nous-même à l'aide d'une chanson (pour moi, c'est la chanson “Stars” de Skillet), d'une idée… Je me suis moi-même construite un monde étant petite (je pense comme à peu près tout le monde) et je ne l'ai toujours pas oublié ! J'adore rêver…Si je pouvais, je ne ferais que ça et je vivrais dans ce monde où je me sentirais à ma place. Dans mon monde. Malheureusement, il faut revenir à la réalité. On aimerait tous rester dans nos rêves. Et la réalité nous rattrape inévitablement.
Pour cette question, je n'ai pas de réponse mais seulement mes sentiments, mon avis et ma façon de voir ce monde qui nous entoure.

Adèle: 

Tu sais, moi j’y crois au coup de foudre. Nous ne sommes rien que de petites adolescentes dans la société, nous rêvons toutes du prince charmant, de rencontrer le grand amour, l’homme idéal, beau, fort et intelligent.
Moi, je pense que l’amour rentre dans ta vie au moment où tu t’y attends le moins. Au lycée, dans la rue, peu importe, je pense que l’homme de ta vie ne sera pas le plus beau, ni le plus intelligent, et encore moins le plus fort. Mais ce sera l’homme de ta vie. L’homme qui te rendra heureuse et celui avec qui tu te sentiras le mieux, celui qui fera de ta vie le conte de fées dont tu as toujours rêvé. L’homme de ta vie sera celui avec lequel tu n’auras aucune gêne, celui qui te feras rire jusqu’à en pleurer, et surtout, celui avec qui tu surmonteras les plus dures épreuves de la vie au quotidien. Ensemble, vous ferez toutes les folies possibles et imaginables, vous serez comme deux enfants, de grands enfants. Je pense qu’il est impossible de faire ce portrait, et toi, qu’en penses-tu ?


Les mots que l'on m'avait écrits étaient: bonheur, famille, rien, tout ? Mes doutes, mes peines, connaître les vrais bonheurs de la vie, relations ? Tout et rien…
Le choix de cette question est plutôt technique car c'est l'une des seules qui me fait me poser encore plus de questions.
Ce que je voudrais changer, ce sont toutes ces questions que je me pose, autant inutiles qu'utiles, autant existentielles que superficielles. Ont-elles un sens ou non ? Et pourquoi je me pose autant de questions, est-ce normal ?
J'ai peur de cette conscience sur le monde et l'univers, de toutes ces questions sans réponse. C'est quoi l'univers concrètement ? C'est quoi cette matière noire, là, dans laquelle l'univers s'étire ? Pourquoi l'univers s'étire ? S’il y avait d'autres dimensions, d'autres formes de vie ? Puis la mort, c'est quoi la mort dans le fond ? Le trou noir peut-être ?
Je pense que les questions, ce sont les angoisses qui me les créent… Angoisses de quoi ?
Cette peur du monde, de l'univers, de l'infini, de cette grandeur sans nom, tellement grande que d'essayer de l'imaginer c'est se rendre fou… Pourquoi je me pose des questions auxquelles jamais je ne pourrai répondre ? Pour lesquelles je n'aurai jamais d'explication ?
Puis je ne comprends pas cette haine dans le monde, cette cruauté, cette pauvreté, cette pression qu'on nous met sur les épaules pour rien… Pourquoi tout le monde complique tant les choses ? Pourquoi rien n'est facile ou acquis? Pourquoi? Pourquoi ? Pourquoi…?
Pourquoi personne n'est capable de me répondre ? Pourquoi je me sens si minuscule comme une petite poussière dans la grandeur et l'infini de l'univers ?
Pourquoi c'est comme si? Pourquoi c'est comme ça?
Pourquoi existe-t-on ? Pourquoi y a-t-il tout ça?
Si je pouvais changer quelque chose, ça serait en premier temps changer la misère générale de ce monde, écologique, économique, médicale, sociale. Que l'amour et la paix règnent sur notre belle planète bleue, que toutes les énergies positives foncent sur nous, que le bonheur et les sourires sur les visages rayonnent comme jamais !
Mais également changer ce genre de questions qui n'aura jamais de réponse, ou tout simplement ne plus me poser de questions qui n'auront jamais de réponses, c'est la boucle qui est bouclée, le serpent qui se mord la queue, le cercle carré et le carré rond, l'infini dans le ciel, la droite à gauche et la gauche à droite…
C'est accepter ne pas avoir de réponse à tout finalement.
Chloé.



Si je décidais de changer le monde, je n'aurais pas une liste définie de personnes pour m'accompagner. Bien sûr, c'est important, à mon avis, d'être entouré de ceux qu'on aime. Aussi, si je devais changer le monde, je voudrais qu'il plaise à ceux que j'aime. Mais pas seulement. Le monde, on ne va pas le changer à quatre. Je veux dire que, si le monde doit changer, on doit le changer à plusieurs et pas seulement des gens qui partagent les mêmes opinions, la même culture. Je voudrais changer le monde avec des gens différents les uns des autres. Le monde dont je rêve rayonne de différences et d'acceptations. Mais voilà le problème : si j'accepte tout le monde pour m'aider à changer le monde, comment j'accepte ceux qui n'acceptent pas les autres ? Dans mon monde idéal, où tout le monde respecte l'avis de tout le monde, on devrait aussi accepter les gens plus fermés d'esprit. Je souhaite changer le monde avec tous ceux capables d'accepter mes idées, mais je ne veux exclure personne. Comment intégrer ceux qui excluent les autres ?
Florence.

Snorri: 

                                                                                                                                              

 Ma société idéale

A l'aide de tous
N i oubliés, ni souffrants
A la portée des plus pauvres et des plus riches
R ires d'enfants sous les toits
C hacun libre de vivre
armonie de tous les peuples
I njustice immorale des innocents
E sprits libres et insoumis
S ous la même bannière, celle de l’humain !



Ce que j'aimerais changer dans ma vie actuelle ?
Beaucoup de choses. Pour commencer, je dirai peut-être mon physique. Tout le monde ne se trouve pas bien dans sa peau, ou très peu. Moi ? moi je ne me sens pas bien du tout. J'arrive pas vraiment à me regarder dans un miroir sans en avoir les larmes aux yeux et sans me dire “ah bah ça dépasse ici, puis là aussi” . Et j'aimerais changer ça, je voudrais pouvoir arriver à me regarder et me dire “ ah bah t'es bien aujourd'hui”. Peut être est-ce lié à la confiance en soi ? Je pense oui ! Alors ça aussi j'aimerais le changer. J'aimerais avoir confiance, être sûre de moi quand je fais quelque chose. J'aimerais pouvoir marcher d'un pas décidé et non être dans le doute constamment. J'aimerais être plus forte. Affronter les choses et non me braquer comme j'ai si bien l'habitude de le faire. J'aimerais réussi à faire confiance aux autres et à m'ouvrir plus aux autres personnes. Que ma relation avec mes parents aie plus de tendresse et plus de calme. Que dans mon caractère j'ose faire les choses. Arrêter d'avoir peur de perdre les personnes qui me sont chères parce qu'à travers cette peur, je mets en danger mes relations et ça me pénalise énormément.
Mais le plus possible, enlever ma peur constante du lycée. J'aimerais venir au lycée et me dire que c'est là que je me sens bien, et pas d'arriver en ayant cette boule au ventre, dès mon arrivée le matin. Arrêter d'avoir peur de comment les gens peuvent me regarder ou encore de pouvoir prendre la parole en cours sans avoir peur que quelqu'un se moque.
On pourrait croire vu comme ça que je voudrais être parfaite. Mais loin de là ! J'aimerai juste changer tout ça pour enfin réussir à vivre ma vie pleinement 





Projet Utopies: textes de Zoé et Emma



Quel est ton rêve, ton projet le plus fou ?

Mon rêve ou mon projet le plus fou ? Je pense que se serait de partir comme ça, de tout planter là, de partir sans rien dire à personne et puis d'aller faire le tour du monde. A pied, ça serait génial ! Je pourrais vraiment prendre le temps de me retrouver avec moi-même, de prendre le temps de faire ce que j'aime. M'arrêter un moment pour dessiner ce que je vois, m'asseoir au milieu d'un champ, au sommet d'une montagne et puis réfléchir, et écrire... Du coup je me lancerais peut-être dans la photographie, peut-être que les gens rêveront à travers ce que je vis, ce que j'écris, ce que je dessine, ce que je prends en photo... A mon avis voyager serait un réel moyen d'aller vers les autres mais en même temps de se retrouver seul par moment, il faut des deux pour pouvoir être complet. Voyager comme ça me permettrait d'aller à la rencontre de nouvelles choses, de nouvelles personnes, de nouvelles cultures, de nouvelles langues, de nouveaux modes de vie, etc. Je pourrais apprendre des choses et peut-être même en apprendre à d'autres.
Et puis, je pense que lorsque j'aurais fini de visiter, un pays, un endroit, une ville, un lieu, une ruine, enfin quelque chose qui m'aura marquée, qui m'aura touchée, qui m'aura éblouie, je pense que je trouverais un petit dessin pour le représenter et que je me le ferais tatouer, juste pour être sûr de conserver cette petite partie du monde en moi, une partie que le temps n'effacera pas, seule la mort le pourra.
Sinon un autre projet fou, serait d'un jour tatouer quelqu'un mais ça je pense que je trouverais bien quelqu'un d'assez fou pour se soumettre à une expérience de ce genre !
Zoé

Mon grand projet est de partir faire le tour du monde, en van!
Bien sûr, ce serais un voyage plutôt modeste. Pas de luxe, uniquement le nécessaire, comme du camping. Je partirais avec un/une ami(e) et nous serions accompagnés de mon chien. Nous vivrons lors de notre voyage, de ce que nous avons emporté puis de ce que peut nous apporter les cultures étrangères, avec les produits locaux.
Emma


Les sonnets de Shakespeare mis en scène par Bob Wilson

Mise en scène Bob Wilson au Berliner Ensemble
2ème extrait de la mise en scène de Bob Wilson

Sonnets de Shakespeare chanté par la comédienne Nora Krief ( Mise en scène Richard Brunel)

Songe d'une nuit d'été ( mise en scène Guy-Pierre Couleau: documents

Sur le blog de la traductrice Françoise Morvan à propos de la création au théâtre de Bussang

Emission de RFI sur la création au théâtrE DE Bussang

 Emission de France Culture sur Le Songe à Bussang

 Emission de radio avec interview de Guy-Pierre Couleau

Dossier de presse du Songe d'une nuit d'été avec beaucoup de photos

captation de la mise en scène du Songe à Bussang  Si vous voulez comparer les deux mises en scène.





mercredi 1 mars 2017

Printemps des poètes: Poètes d'Afrique

9ème Printemps des Poètes : AFRIQUE(S)

avec Innocent Yapi, conteur accompagné de Dominique Humbert, saxophoniste
« Il pleut dans les pas de l’homme mort… »
Pour cette édition, Innocent Yapi, conteur, prête sa voix aux poètes du continent africain. En écho aux paroles des poètes, le chant d’un saxophone nous invite au voyage. En duo avec le musicien Dominique Humbert, Innocent Yapi, dans la tradition des griots, nous offre cette parole unique qu’est la voix libérée, aux rythmes imprévus de ce chant multiple des Afriques, du nord et du sud.
Manifestation organisée en partenariat avec la Comédie De l’Est Centre dramatique national d’Alsace, le Pôle Média Culture Edmond Gerrer, la Bibliothèque Europe et le Conservatoire à Rayonnement Départemental de Colmar.

Bibliothèque Europe, Colmar, entrée libre – renseignements au 03 89 79 60 44
11.03.17 à 15h00

jeudi 2 mars 20h30 au Grillen Antigone

Si vous êtes disponibles, voici un spectacle inattendu au Grillen à 20H30 programmé par la fondation HIERO plus habituée aux concerts de rock.
site Hiero
extrait video



ANTIGONE Encore une fois j’ai envie de taper quelqu’un
Une ode à l’amour, à la vie et à la mort. A la vie après la mort. Mourir pour naître, être bien avec soi-même, la paix intérieure. Vivre et non survivre. Accepter la vie, comprendre les autres. Etre sincère avec soi-même. Ne pas avoir peur de dire non.
Réaffirmer avec passion la liberté individuelle, la dignité humaine, la conscience du libre arbitre et le compromis personnel. Montrer la réalité actuelle, la consommation d’aujourd’hui, le capitalisme, l’amour d’aujourd’hui, la non communication et l’individualisme actuel.
Un cri à l’amour qui se transforme en silence, cet amour qui fait mal, qui torture. Cet amour qui opprime la poitrine de douleur. Dans un monde qui n’appartient à personne, un espace salie où la réalité est manipulée par le système.
Personnages qui parcourent les limites de leurs existences, témoins de l’abîme voisine qui deviennent des victimes de leur bourreaux en effaçant les limites de leurs existences. Des corps qui échangent et se mélangent ainsi, créant des liens avec pour motivation la survie comme dans une salle de jeux, ils luttent inconscients pour récupérer leurs âmes.
Avec Michael Steffan, Julie Pichavant et Evelyn Biecher, mise en scène Evelyn Biecher.
Pour plus d’infos, voir le site : www.pitouch.fr
Ce spectacle pluridisciplinaire Performing Arts a été joué au :
– Sala circulo de las Artes / Toledo Espagne
– Funarte 42 Campanha de Popularização do Teatro e da Dança en Funarte / Belo Horizonte Brésil
– CRModa en / Belo Horizonte Brésil
– Corporacion VRAPA de / Santiago du Chili