mercredi 15 octobre 2014

La Réunification des deux Corées de Joel Pommerat

Pour vos recherches sur la pièce:
http://www.actes-sud.fr/joel-pommerat-la-reunification-des-deux-corees

http://www.theatre-odeon.eu/sites/default/files/pj/da_reunification_2_corees_part1_0.pdf

L'Eveil du Printemps de Wedekind

Recherche dramaturgique pour Lionel et Pierre:
http://www.colline.fr/sites/default/files/archive/0.651604001267619461.pdf

http://www.bertbrecht.be/wedekind.php

Recherche sur Sarah Kane pour Juliette

Voici une série d'article en ligne qui peuvent t'intéresser pour ta recherche sur la conception de l'amour dans les pièces de Sarah Kane:


dimanche 12 octobre 2014

Lampedusa Snow à la radio

Comme Lampedusa Beach, le deuxième volet du Triptyque du naufrage a été enregistré pour la radio:
http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-fiction-lampedusa-snow-2014-03-04

samedi 11 octobre 2014

Sur la robe de la mère dans Cendrillon



(...)Dans le spectacle, cette absence/ présence ( de la mère morte) est rendue sensible par un accessoire (Faut-il dire un costume ?) : la robe de la mère de la très jeune fille. En effet, on apprend que Sandra dort avec cette robe. Une nuit, la belle-mère surprend le père apporter en cachette à Sandra cette robe, sorte d’objet transitionnel :
« LE PERE : Chez nous, elle avait l’habitude de l’avoir avec elle dans sa chambre, ça l’aide à dormir ! C’est des trucs de gosses ça! C’est pas grave! ça va lui passer ! Après elle nous laissera tranquilles tu vois! Elle fera sa petite vie avec sa mère... avec la robe de sa mère et voilà ! C’est pour nous que je fais ça en réalité ! Pour qu’on se retrouve nous ! Nous deux ! »
30Le lapsus du père montre que l’équivalence entre l’être et le vêtement de la mère ne se fait pas seulement dans l’esprit de Sandra. D’ailleurs, la belle-mère s’écrie ensuite : « Jamais ton ex-femme ne viendra dans ma maison ! / LE PERE : Mais elle est morte. / LA BELLE-MERE : Ça m’est égal ! il est hors de question qu’elle habite chez moi ! c’est tout ! »
31On sait l’importance du costume pour la compagnie. Isabelle Deffin (costumière de la troupe) considère que son travail consiste à trouver le vêtement en parfaite adéquation avec l’identité et la personnalité des personnages. Cette quête artistique, qui consiste à trouver presque une équivalence entre le personnage et le costume est en germes dans le texte : la robe de la mère est, d’une certaine manière, la mère. En un sens, cet accessoire vient donner corps à la mère morte. Elle donne à voir de manière concrète l’absente, la réalité fantôme, pour le plus grand trouble du spectateur. On touche là à un point essentiel des convictions et de l’univers artistique de Joël Pommerat. Le réel ne se limite pas au rationnel,  «cette tension entre réalité réelle et réalité perçue ou imaginée » traverse toute son œuvre :  
« les choses», nous dit-il « sont composées de ce qu’elles sont et de l’imaginaire qui les accompagne. La réalité se situe aussi dans la tête »
« Je souhaitais donner corps, non pas au réel ou à l’action, mais à l’imaginaire ».
« Pour toucher à la réalité humaine, il ne faut pas choisir entre le dedans et le dehors mais admettre l’entremêlement des deux ».
La robe de la mère n’est pas seulement robe, vêtement. Si, elle est dans l’esprit de Sandra, la mère, alors cette robe est robe et mère à la fois, elle est à la fois vide et pleine d’une absente / présente.(...)
Article dans la revue Agon

Les costumes dans Cendrillon





Isabelle Deffin, costumière de la compagnie :
Ma conception du costume est «fondée en priorité dans une relation avec le corps du comédien en contribuant à sa visibilité plutôt qu’à celle du costume, la perception identitaire du personnage coule alors de source. Il ne s’agit pas de souligner, mais de révéler.
A partir de recherches, je m’efforce de trouver dans l’épure une ligne qui renvoie au personnage et libère l’imaginaire. Les matières sont choisies en fonction de leur apport tactile
à même d’offrir des sensations au comédien pour construire son personnage en évitant des ornementations et des traitements qui éloignent du réel. Il s’agit de transposer la réalité pour obtenir la réalité».

Isabelle  Deffin, « isabelle deffin, le costume de fil en aiguille », par Jean Chollet, in Actualité de la
Scénographie, n°176.

Pour Caroline Donnelly, la comédienne qui interprète une sœur et le prince :
«La sensation du costume est très importante. Si je n’ai pas cette perruque-là, ça ne va pas marcher. Si je n’ai pas cette veste-là... le poids de la veste, le poids des chaussures importent – d’ailleurs, je les ai faites changer. J’ai un bandeau qui m’aplatit la poitrine, qui m’aide pour jouer le prince, il me fait suffoquer». 
 Caroline donnelly, in Cendrillon, Éclats d’un conte, documentaire réalisé par Jérémie Cuvillier, autour du spectacle de J. Pommerat, Arte France/Axe Sud, 2012.

Pour Joël Pommerat :
«Je pense que c’est [les costumes] le point de repère, sachant qu’autour tout est vide, tout est à inventer, à construire par l’imaginaire. L’élément du costume, c’est la peau sociale du personnage. C’est son identification, c’est l’impression concrète que le spectateur va avoir du personnage. Il faut qu’elle soit très précise. Il me semble, dans cette démarche, que pour pouvoir ouvrir vers des espaces à remplir par le spectateur, il faut lui donner un point d’accroche, un point de départ. [...] Il y a très peu d’accessoires dans mes spectacles. Il y a très peu d’objets. Je parlerais d’ailleurs plus de vêtement que de costume. Le costume est plus du côté de l’artificiel, alors que moi je pense vêtement. J’essaie que le vêtement raconte
quelque chose de la personne sans justement avoir besoin de le dire avec des mots. Ces signes-là sont très importants et précis pour moi».
Joël Pommerat (Propos recueillis par Rafaëlle Jolivet Pignon, in Théâtre Aujourd’huin°1)

Clin d'oeil aux terminales spe:Le retour de Snoopy en France

En jouant Peanuts l'an dernier, vous avez découvert Charly Brown et Snoopy, les studios d'animation d’Angoulême ont été choisis pour produire une nouvelle série qui sera montrée à la TV française en novembre.

Reportage sur Culture Box


Pierre Desproges auteur de Savoir Vivre

Biographie

Manuel du savoir vivre à l'usage des rustres et des malpolis: titre complet de l'ouvrage.

Savoir Vivre 15 octobre au théâtre municipal 20H30

Pour les premières et terminales spe, deuxième spectacle de votre abonnement à la CDE.Durée 1H30



Note d'intention du metteur en scène

C’est à la librairie de Théâtre Ouvert en feuilletant les éditions Actes Sud Papiers que j’ai vraiment découvert Pierre Desproges. Je ne l’avais jamais vu à la télévision. J’ai alors aimé furieusement, au delà de l’homme, de l’acteur, du bouffon tragique : l’auteur. L’interprète fulgurant totalement atypique qu’était Pierre Desproges a fait oublier qu’il était aussi un grand dramaturge. Comme si l’acteur et son génie faisaient écran à l’auteur.
C’est de cette passion pour son écriture qu’est né le spectacle Les animaux ne savent pas qu’ils vont mourir, au Théâtre des Abbesses.
La lecture des Inédits, que j’ai recherchés laissait apparaître un autre versant de l’auteur, plus ambivalent et sombre, plus complexe et lyrique parfois bêtement taxé de misogynie. C’est cette face méconnue de son écriture qui me donna envie de créer ce deuxième spectacle où je fais appel à un duo pour modifier l’écoute de cet auteur, et ainsi révéler au public l’irrévérence et la violence comique de cette langue exempte de vulgarité.
Aujourd’hui, une nouvelle génération peut découvrir avec délice cette langue fracassante et jubilatoire où la pensée du monde et le regard acéré de Desproges met à nu nos aspirations. Il y a en effet dissection de nos fragilités. Humour et politique sont teintés de gravité, nous sommes amené à observer et comprendre l’inconfort des idées. Cette écriture est à la jonction de deux mondes, comme si elle provenait du classicisme français dans ce qu’elle a de plus écrit, et rejoignait soudainement une fulgurance presque insolente. Nous jouons ici avec une langue souple et pirouette à l’image du funambule à qui le vide ne fait pas peur, et risquant des raccourcis périlleux d’apparence arbitraire.
Pierre Desproges a le courage de la haine. Ce théâtre dont il nous parle lui même avec force lucidité n’exclut personne. L’individuel et le collectif y ont place. Son écriture rend hommage à l’humanité en engageant sa splendeur et son horreur.
Michel Didym 

 

Retour sur Dr Camiski

N'oubliez pas de m'envoyer un texte pour les comédiens, metteurs en scène ou auteurs du feuilleton théâtral. Ils attendaient un "retour" de votre part et pour le moment je n'en ai que trois!
Je rappelle aussi qu'il faut procéder à une analyse du spectacle. En option facultative, nous parlerons de la méthode mardi prochain.

vendredi 10 octobre 2014

Dossier sur Cendrillon dans la revue Agon

Je vous recommande la lecture des articles figurant dans la revue en ligne Agon: Mettre en scène un conte en particulier l'introduction de Marion Boudier et la communication de l'anthropologue François Flahaut, mais tout est intéressant à lire. N'hésitez pas à me poser des questions si vous ne comprenez pas quelque chose.

Distribution Projet des corps et des maux d'amour



 Projet Des corps et des maux
Chansons : La tendresse, refrain Il y a longtemps que je t’aime

1.       Eveil de l’amour :
-Malade Imaginaire : Angélique et Toinette : Clémence et Alexia
-Eveil du Printemps de Wedekind : Melchior et Moritz : Pierre F et Lionel
-Une chambre à deux de Keene : Elle et Lui : Kolic Hana- Quentin
-Les Jeunes de Lescot : Honoré et Louna ou cloture de l’amour : Juliette- Lionel
-La Nuit juste avant les forêts de Koltes : extrait du monologue : Kadir ? Lionel ?
-Emmanuel Darley : fille/garçon et chœur : Eva-Alexis
- Cergy Blues : Fille 1/ Fille 2 :  Meroua, Imoulia
2.  jeu de séduction
(-Roberto Zucco et la gamine : Un garçon/une fille )
-Don Juan Charlotte et Mathurine : deux filles et un garçon : Pierre F, Bine Cécile, Mélissa Hann
-La scène du balcon de Cyrano : deux garçons et une fille : Quentin, Lionel, Cécile spe
- Extrait d’Incendie de Mouawad : un garçon et une fille : Marianne et Pierre M
-Choco BN de Durringer : un garçon et une fille : Eva-Clément
- Le bal de Duras ( chœur) : texte Eva
3. La demande en mariage ( Tchekov) : deux garçons et une fille : Lise, Bryan, Alexis
4. Le mariage empêché : Réunification des deux Corées : cinq filles et deux hommes : Imoulia, Alexia, Eva, Laurine, Marie, Clément, Hugo
5. La dispute
Tartuffe : un garçon , deux filles : Tess, Anna  R, Clément
(Comédie du langage de Tardieu : deux filles et un homme)
6. Séparations
Réunification :
Divorce : deux femmes : Margaux, Melissa
La part de moi : deux femmes : Louise et Laurine
L’amour ne suffit pas : un homme et une femme : Eva-Kadir
 Séparation : deux hommes et une femme : Bryan, Filipe,  Marie
Lili, Henri, Gabrielle : Lili : Estelle, Henri : Pierre F. Gabrielle : Anna Cluzel
Extraits possibles de Clôture de l’amour : un homme et une femme
Bérénice de Racine : deux hommes et une femme
Manque de Sarah Kane : Juliette
7 Les conséquences de l’amour
Réaction à la tromperie des conjoints : rapprochement (Réunification) : un homme et une femme : Pierre Merlen, Schimmel Raphaelle
Garder le bébé : Réunification : un homme et une femme : Laura Stoessel, Clément
8. Vieux couple : extrait de la Cantatrice Chauve : un homme et une femme : Boyer Kilian, Lucie Zenner
(Réunification : «  mémoire » : un homme et une femme)

mercredi 8 octobre 2014

Artistes travaillant comme nous sur le thème du migrant

Daral Shaga  article sur Culture box  avec deux vidéos.

est une oeuvre circacienne hors-norme imaginée par la compagnie Feria Musica. La musique, la voix, la vidéo et le texte du romancier Laurent Gaudé se mêlent pour raconter l'exil et l'épopée des migrants. Jusqu'au 9 octobre le théâtre des deux scènes de Besançon accueille ce récit bouleversant.

Le Bal d'Ettore Scola


Voici le film dont je me suis inspirée pour l'improvisation collective sur le thème du dancing hier.Toute la scène du début, l'arrivée des danseurs ressemble à ce que vous avez imaginé.N'oubliez pas d'apporter quelques vêtements et accessoires la séance prochaine.

mardi 7 octobre 2014

Interview de Patrice Verdeil à propos de son spectacle.

Interview du comédien Patrice Verdeil à propos du spectacle"Pourquoi j'ai jeté ma grand-mère dans le Vieux-Port" de Serge Valletti - Mise en scène Etienne Pommeret: video