samedi 21 septembre 2019

Panorama du théâtre contemporain.

Un cours à lire petit à petit pour mieux comprendre le théâtre qui se fait aujourd'hui sur le site ARCENA ( centre national des arts du cirque, de la rue et du théâtre):
Panorama du théâtre contemporain

vendredi 20 septembre 2019

Terminale rappel abonnement Comédie de Colmar

Je me souviens…jeudi 17 octobre à 19h
-Désobéir : mercredi 27 novembre à 20h
-Le Petit Chaperon Rouge 7 décembre 19H
-Un instant : jeudi 16 janvier à 19h
-Piscine(s) : mercredi 22 janvier à 20h

-Richard Avedon- James Baldwin : vendredi 14 février à 20h
-Suzy Storck :  jeudi 2 avril à 19h
-Tartuffe : mardi 28 avril à 19h
-Le Bonheur n’est pas toujours drôle : jeudi 7 mai à 19h
-Le Marteau et la Faucille : mercredi 27 mai à 20h

 Abonnement à 10 spectacles soit 60 euros
(6€ par spectacle)
Les parents accompagnateurs supplémentaires bénéficient d’un tarif à 13 € au lieu de 21€. (Réservation et règlement auprès de l’enseignant).

Il faut m'apporter un chèque à l'ordre de la comédie de l'Est de 54 euros pour votre abonnement et un autre pour votre parent dans une enveloppe à votre nom et sur laquelle vous mettrez votre adresse postale.
Me prévenir si vous avez un souci financier pour que je puisse arranger les choses.

jeudi 19 septembre 2019

Coup de Théâtre à la Comédie de Colmar : RDL68

Emission de radio à laquelle je participe: L'ouverture de saison à la Comédie de Colmar
Invités Mattieu Cruciani et Emilie Capliez
21 septembre

beaucoup d'émissions à podcaster dans le cours de l'année.

Terminales: Travail sur la scénographie ( à rendre pour le 17 septembre)

Je suis déçue car je n'ai eu que trois travaux de votre part alors que j'avais dit que malgré la sortie de mardi je voulais récupérer le travail , sachant qu'il y aurait sûrement de l(amélioration dans l'air comme le prouve le strois travaux que j'ai pu voir.

Se poser des questions concrètes de scénographe:
Quels sont les lieux mentionnés dans l'oeuvre? ( didascalies internes ( ce que les personnages disent des lieux dans les répliques) et externes)
Quels problèmes techniques ça pose au scénographe pour créer son décor? (  pour quel plateau? représentation, passage d'un espace à un autre, architecture globale, matériaux, circulation des acteurs, video et projections...)

Le décor sera-t-il réaliste? ou plutôt symbolique? ( Quels symboles: oiseaux? explosion? guerre?, violence, séparation, haine?)

IL faut décrire la proposition dans le détail ( quels matériaux, couleurs, sols, murs, praticables, panneaux, videos, lumières, son qui cére le lieu etc) après avoir fait l'analyse du lieu à partir de l'étude du texte. ( donc déjà deux parties rédigées) puis accompagné d'un graphisme.

AU CDI il y a des ouvrages sur la scéno qui peuvent donner des idées d'architecture globale d'un décor qui est aussi une machine à jouer pour les acteurs.
Nous parlerons de tout cela le vendredi 20, mais vous pouvez envoyer vos travaux ce soir.

mercredi 18 septembre 2019

la fascination de Koltes pour Succo

Extrait d'entretien avec B.-M. Koltès

En 1988, Koltès est fasciné par une affiche dans le métro. C’est un avis de recherche du meurtrier Roberto Succo.
« À 14 ans, Roberto a tué son père et sa mère, sans motivation. Il a été interné en hôpital psychiatrique, et il a été tellement sage qu’on l’a relâché. À 24 ans, ça a déraillé une nouvelle fois, et à nouveau il a tué, sans motif. Quand on l’a arrêté, il était dans la rue, des flics sont arrivés vers lui, ils ne pensaient même pas que c’était Roberto Succo, parce qu’il était en cavale. Ils lui ont dit : « Qui êtes-vous ? » et il a répondu : « Je suis un tueur, mon métier c’est de tuer les gens. » Il a fi ni par se suicider dans sa cellule de prison, en s’asphyxiant avec un sac en plastique – exactement comme il l’avait fait pour tuer son père. Succo a une trajectoire d’une pureté incroyable. Contrairement aux tueurs en puissance – et il y en a beaucoup –, il n’a pas de motivations répugnantes pour le meurtre, qui est chez lui un non-sens. Il suffit d’un petit déraillement, d’une chose qui est un peu comme l’épilepsie chez Dostoïevski : un petit déclenchement, et hop ! c’est fini. C’est ça qui me fascine. »
Une part de ma vie, entretien de B.-M. Koltès avec E. Klausner et B. Salino,
L’Événement du Jeudi, janvier 1989


La documentation de Koltès est mince, l’écrivain l’explique à Emmanuelle Klausner et Brigitte Salino lors d’un entretien pour L’Événement du Jeudi (12 janvier 1989) : l’avis de recherche qu’il a vu dans le métro, quelques articles découpés dans Libération et les images de la tentative d’évasion de Succo par le toit d’une prison italienne, diffusées au journal télévisé, qui structurent elles aussi la pièce puisque cette scène en constitue l’ouverture et la clôture, comme si tous les événements entre les deux tableaux étaient une vie en accéléré, visions et stations, en fragments analeptiques au moment de la chute.
Koltès l’affirme encore dans un entretien pour le Spiegel en octobre 1988, « je ne savais pas grand-chose de cet homme, j’avais quatre articles de journaux. Je n’ai pas fait de recherches. Pour moi, c’est un mythe et cela doit rester un mythe » (Entretien avec Matthias Matussek et Nikolaus von Festenberg, Der Spiegel, 24 octobre 1988, Une part de ma vie, Entretiens (1983-1989), p. 111).
Les mentions dans la pièce sont la trace scénique d’une fascination réelle, née dans et par l’image (photographique, filmique), comme Koltès le répétera à de nombreuses reprises dans des entretiens donnés avant l’achèvement de son ultime pièce de théâtre : « le point de départ » est cette vue diffractée de l’assassin, fixe dans le métro et, « quelque temps après », « à la télévision le même garçon qui, à peine emprisonné, s’échappait des mains de ses gardiens, montait sur le toit de prison et défiait le monde », donnait son « spectacle sur les toits » : « c’est la première fois que je m’inspire de ce qu’on appelle un fait divers, mais celui-là, ce n’est pas un fait divers » (Entretien avec Colette Godard, Le Monde, 28 septembre 1988, Une part de ma vie, p. 96).

Roberto Succo n’est pas un fait divers mais une image et un défi à la représentation. Pour Koltès, il s’agit de rendre par un spectacle celui que l’assassin donna sur les toits comme un défi, de muer la photographie d’un avis de recherche en affiche annonçant un spectacle qui le célèbre dont son nom, à peine modifié à l’initiale, est le titre : « j’avais là un homme avec cette force, avec ce destin ; il ne manquait plus que le regard extérieur. Et c’était là le but de ma nouvelle pièce: faire que, pendant quelques mois, la photo et le nom de cet homme figurent sur de grandes affiches » (Entretien avec Matthias Matussek et Nikolaus von Festenberg, Der Spiegel, 24 octobre 1988, Une part de ma vie, p. 110).

Succo n’est pas un fait divers mais la figuration même du théâtre, dans son essence, dans sa dimension politique. Enfin Succo n’est pas un fait divers, parce que pour Koltès il est, comme il le dit dans le même entretien, « un personnage mythique, un héros, comme Samson ou Goliath, monstres de force, abattus finalement par un caillou ou par une femme ». Roberto Zucco est, Hélène Kuntz l’a dit, « traversé par une tension entre l’immédiateté du réel — le fait divers — et la réflexivité d’une écriture dramatique qui fait retour sur l’histoire du théâtre» (« Territoires politiques et esthétiques du fait divers », Tout contre le réel. Miroirs du fait divers, littérature, théâtre, cinéma, Le Manuscrit, 2008).

https://diacritik.com/2017/08/10/bernard-marie-koltes-roberto-zucco-le-divers-fait-image-crimes-ecrits-11/

Emission de France Culture sur Roberto Zucco

Emission sur Zucco

Bernard Marie Koltes aurait eu 70 ans le 9 avril 2018.  Mais il est mort le 15 avril 1989  à l’âge de  41 ans.  Il  restera pour toujours ce très beau jeune homme aux cheveux bouclés, auteur d’une œuvre théâtrale mais aussi romanesque.  Le public l’a découvert  aux  Amandiers de Nanterre,  grâce à  la  mise en scène de Patrice  Chéreau.  Ce fut   Combat de nègre  et de chien en 1983. Suivront plusieurs autres mises en scène de Patrice Chereau ,  comme La solitude dans les  Champs de coton, ou  Quai ouest, Retour au  désert ..
Mais l’histoire de Koltès avec le théâtre commence à Strasbourg   en 1970 . C’est la  rencontre  avec Hubert  Gignoux , un des pères fondateurs de la décentralisation théâtrale  en   France, qui dirigeait alors le Théâtre national de Strasbourg. C’est Hubert Gignoux qui incita Koltès à se consacrer entièrement à l’écriture. Puis en 1972, la rencontre Lucien  Attoun qui avait  créé à France Culture Le Nouveau Répertoire dramatique et fait enregistrer sa  première pièce , l’héritage, interprétée par Hubert   Gignoux et Maria Casares.
Suivront d’autres pièces , d’autres enregistrements, d’autres mises  en   scène, en particulier celles d’Yves  Ferry, compagnon de longue date de Bernard   Marie  Koltes.
Sa dernière pièce,  Roberto Zucco, il la termina très peu de temps avant sa mort et il  l’envoya au metteur  en   scène allemand Peter  Stein, qui la monta à la  Schaubuhne.
En  France la pièce fut créée par Bruno  Boeglin.
Bernard Marie Koltes ne connut  aucun purgatoire avec le public. Ses pièces n’ont  jamais cessé d’être  jouées, traduites  dans le monde entier, il est étudié dans les lycées, dans les universités. C’est un des dramaturges français les plus joués avec Jean Luc Lagarce. Zucco,  cet être de passage, personnage blessé et blessant,  toujours en fuite vers la mort, était interprété par  Eric  Elsmosnino. Il était   accompagné de nombreux  acteurs, dont notamment Roland  Bertin, André Wilms, la jeune Sara  forestier, Nicole Garcia  …

story bord pour le clip ( Première)

Que les 9 élèves disponibles pour le projet essaient de s'organiser par rapporta u story bord écrit par Mme Martin.

Ducastel Eugénie
Anais Imhoff
Emma GUTLEBEN
Marie-Morgane Papet
Myriam Mita
Aliyah Ben Mustapha
Hanna LIckel
Padmé Déneyrat
Manon Utard



Clip Hide Out

Le clip est un plan séquence ou la caméra accompagne Anna, une lycéenne, depuis le parvis du Lycée jusqu'à la salle de musique du lycée.
Ce plan séquence va être tourné avec un steadicam, ce qui va permettre d'avoir une caméra très fluide. À la manière d’« Elephant » de Gus Van Sant (https://www.youtube.com/watch?v=rQjTAbt_e58)
Timing
Anna
Figurants / autres acteurs
jeu/ expressions
gestes /accessoires
0 – 11s
Anna, la lycéenne, traverse le parvis pour se diriger vers les portes vitrées de l'entrée du lycée.
Sac sur le dos, mains croisées sur sa poitrine, elle regarde vers le sol devant elle sans regarder les autres élèves qu'elle croise. Elle reçoit une notification sur son smartphone. Elle le regarde.
Figurants (et / ou acteurs), sac au dos qui trainent dans lacour et vont soit dans le sens d’Anna, soit dans l’autre sens / de biais…

11– 26s
Sous le choc, elle stoppe net sa marche et ne prête pas attention au groupe d'élèves agités qui la croisent et qui la bousculent malencontreusement.  
Son smartphone tombe au sol. Déboussolée, elle le ramasse rapidement et entre dans le collège par une des portes vitrées.
Figurants (et / ou acteurs), groupe d'élèves agités qui la croisent et qui la bousculent malencontreusement.  

26-38s
Elle se dirige vers la gauche et passe devant le bureau de la vie scolaire ou un groupe de lycéennes attendent, smartphone en mains.  Elles regardent toutes Anna lorsqu'elle passe à proximité d'elles. Certaines sont moqueuses d'autres sont gênées.
Un groupe de lycéennes attendent, smartphone en mains.  Elles regardent toutes Anna lorsqu'elle passe à proximité d'elles. Certaines sont moqueuses d'autres sont gênées.


38-44s
Lorsqu’Anna dépasse le groupe de filles, le CPE (Cyrille) les invective pour qu'elles entrent dans le bureau de la vie scolaire. Anna poursuit son chemin vers les casiers.
Le même groupe de filles attitude ???
CPE / Cyrille


44-1:04
Anna ouvre son casier, un mot glissé sous la portière en tombe. Une insulte y est écrite. (Slut, Bitch?...). Elle chiffonne le papier et le glisse dans sa poche. Elle prend (un cahier de partition ?) et un petit étui en bois de son casier puis le referme rapidement.
Autres élèves qui traînent près des casiers / cherchent ou déposent des objets / discutent entre eux…

1 :04-1 :25
1 Elle se dirige vers le foyer.

4 Elle masque son visage avec la main.

7 Anna s'en fiche et semble chercher quelqu'un du regard. Elle demande quelque chose à la fille de la banquette.

9 Dans le foyer, le regard d'Anna change... Elle a l'air déterminé...
2 A l’intérieur, beaucoup d'élèves la regardent, la jugent. Certains se moquent d'elle en regardant leur smartphone. 
3 Un élève au bar la prend en photo avec le sien.
5 Au babyfoot, un garçon fait un geste déplacé dans sa direction.
6 Sur la gauche, sur la banquette, une fille place son sac à côté d'elle afin qu'Anna ne s’asseye pas.
8 Cette dernière lui indique un endroit à l'étage au-dessus d'elle. Anna remarque la vidéo d'elle (Anna) sur le téléphone de la fille de la banquette. C'est une vidéo face webcam d'elle ou elle semble intimidée en s'adressant à la webcam. (Vidéo à filmer en amont)

1 :25-1 :35
Elle sort du foyer et monte quatre à quatre les marches de l'escalier, ou elle croise beaucoup d'élèves ; Elle va à contre sens du mouvement général.
Beaucoup d’élèves qui vont à contresens d’Anna

1 :35-1 :45
Anna arrive dans un couloir où une quinzaine d'élèves attendent devant la porte d'une salle de classe.  Une enseignante (Hélène) échange quelques mots devant la porte avec une élève. Puis Hélène entre dans la salle et fait signe à la classe de la suivre.  Les premiers élèves commencent à entrer également dans la salle.
une quinzaine d'élèves attendent devant la porte d'une salle de classe. 
Une enseignante (Hélène) échange quelques mots devant la porte avec une élève. Puis Hélène entre dans la salle et fait signe à la classe de la suivre.  Les premiers élèves commencent à entrer également dans la salle.

1 :45-2 :00
Parmi les élèves qui attendent, un groupe de garçons se gaussent. L'un d'eux, dos à Anna, mime une scène scabreuse et soulève son pull pour montrer son torse. Les autres rient de plus belle mais stoppent net à la vue d'Anna.
Anna approche du groupe de garçons. Le garçon de dos se retourne en souriant.
A l'approche d'Anna, le garçon, arrogant, fait un mouvement de main vers la poitrine d'Anna.
Cette dernière, d'un geste précis et mesuré, bloque son bras, le retourne et le ramène vers le bas pour immobiliser le jeune homme au sol tout en se plaçant à côté de lui sur les genoux, afin de lui mettre la boule de papier du casier dans la bouche. (https://www.youtube.com/watch?v=wmxcUlilEdM)
Elle se relève et poursuit son chemin dans le couloir. Des élèves qu'elle croise et qui ont assisté à la scène, se retournent sur elle, stupéfaits. Derrière elle, le garçon se relève honteusement aidé par ses camarades.

Parmi les élèves qui attendent, un groupe de garçons se gaussent. L'un d'eux, dos à Anna, mime une scène scabreuse et soulève son pull pour montrer son torse. Les autres rient de plus belle mais stoppent net à la vue d'Anna.
Anna approche du groupe de garçons. Le garçon de dos se retourne en souriant.
A l'approche d'Anna, le garçon, arrogant, fait un mouvement de main vers la poitrine d'Anna.
Cette dernière, d'un geste précis et mesuré, bloque son bras, le retourne et le ramène vers le bas pour immobiliser le jeune homme au sol tout en se plaçant à côté de lui sur les genoux, afin de lui mettre la boule de papier du casier dans la bouche. (https://www.youtube.com/watch?v=wmxcUlilEdM)
Elle se relève et poursuit son chemin dans le couloir. Des élèves qu'elle croise et qui ont assisté à la scène, se retournent sur elle, stupéfaits. Derrière elle, le garçon se relève honteusement aidé par ses camarades.


2 :00
+ 2 :07

2min
Anna sort son harmonica de l'étui en bois.

2min 7sec
Elle joue de l'harmonica en marchant vers la salle de musique.


2min 18sec
-
2:37

Elle entre dans la salle de musique. Le professeur de musique (Fred) joue des percussions. Les élèves assis frappent et agitent toutes sortes d'objets en guise de percussions.
Anna debout joue toujours de l'harmonica... La caméra s'enroule autour d'elle doucement, jusqu'à ce qu'en arrière-plan, l'enseignante Hélène entre dans la salle de musique.

Le professeur de musique (Fred) joue des percussions. Les élèves assis frappent et agitent toutes sortes d'objets en guise de percussions.

l'enseignante Hélène entre dans la salle de musique.

2 :37-2 :50

Hélène chante, d'abord adossée à l’entrebâillement de la porte, puis en rejoignant Anna.


2 :50-fin
Anna souffle sa dernière note. On entend la voix de Magali chanter.Anna, interloquée, regarde son portable sur lequel il y a une vidéo de Magali (à filmer en amont) qui chante les dernières paroles de la musique. Anna sourit.
Vidéode Magali