lundi 10 novembre 2014

séance du 7 novembre ( Term.spe)



Vendredi 7 novembre

Echauffement élaboré par les élèves :  « Toilette du comédien », étirements et bâillements, exercice de diction : BABEBIBOBU, gestes décalés et repris, création d’une sorte de chœur, exercice du leader.

Echange avec Chiara sur Bovary , pièce de province de Mathias Moritz avec Chiara, évocation des problèmes de réception des spectacles et des formatages pour  être acceptables par le public et les structures qui cherchent souvent des spectacles consensuels, plaisant au plus grand nombre, spectacles consensuels ou provocateurs, snobisme du public guidé parfois par les médias, cas d’Angelica Lidell : provocations d’abord, aujourd’hui plébiscitée a priori. ( n’enlève rien à la recherche personnelle de l’artiste)

Mise de Cendrillon.
Garder finalement le portant à vêtements.
Entrer dans le personnage corporel, prendre l’habitude de le conserver pendant les interruptions en répétitions : personnage capable lui de faire des choses que vous ne proposeriez pas à titre personnel, être à l’écoute du personnage (cf  Orchestre Titanic: Frédéric Solunto et le boitement de Doko qu’il garde dans la vie, rêve que son pied a été écrasé par l’ourse !)

Récupérer physiquement le personnage : revient-il tout de suite ?
Etre conscient des étapes : comédien, neutre, personnage / personnage, neutre, comédien
Bien se souvenir des codes de jeu : ex quand le personnage s’assoit, neutre avant d’entrer. Etre bien précis, ne pas brouiller les étapes ( pas chercher le metteur en scène ou le prof du regard, faire un passage clair de soi au neutre)
Bien noter dans le carnet de bord l’effet produit par l’exercice. 
Neutre = état de disponibilité au travail, au personnage,  « yeux ancrés dans les pieds »

Dans la mise ne pas oublier le mannequin homme et le mannequin femme
Ajout : prince ( Margaux) qui patine chez lui en attendant la fête : état du prince ?
Penser au panier à linge pour Lionel
Estelle : Il était une fois, un matin, un matin comme tous les matins. Ne pas séparer les COD du verbe !
Pauline : pas de temps de silence, pbl de tempi .

Pour être capable de proposer des choses à Chiara, se faire une conduite personnelle afin de prendre conscience du sous texte, des actions nécessaires. Certains comédiens attendent encore trop des « ordres » du metteur en scène sans rien proposer, ne pas exister seulement quand on a la parole : être en jeu constamment.

Régler le lancement des habits : moment technique à caler vendredi prochain avec les « vrais » costumes.
Trouver un chapeau ou un autre accessoire pour faire la différence entre narratrice et sœur la petite ( Estelle)

samedi 8 novembre 2014

Angelica Lidell

Chiara vous a parlé de cette artiste hier pour expliquer le phénomène de réception du public par rapport à des projets artistiques novateurs et choquants au départ, puis reçus par un large public
une fois la notoriété de l'artiste établie.



Angélica Liddell
En 1993, Angélica Liddell fonde à Madrid la compagnie Atra Bilis Theatro. Une expression latine que la médecine antique utilisait pour qualifier l’humeur épaisse et noire qu’elle pensait être la cause de la mélancolie.
Un nom comme un programme décliné dans une vingtaine de pièces écrites par cette artiste, auteure, metteuse en scène et interprète de ses propres créations.
Ses mots, d’une poésie crue et violente, sont ceux de la souffrance intime et collective, l’une et l’autre étant indissociables chez Angélica Liddell. Mais ne lui parlez pas d’engagement : elle préfère se définir comme une « résistante civile », guidée par la compassion, l’art de partager la souffrance. En écrivant sa douleur intime, elle écrit celle des autres.
Dans Et les poissons partirent combattre les hommes, ce sont les immigrés clandestins, traversant le détroit de Gibraltar, échoués morts ou vifs sur les plages du sud de l’Espagne ; dans Belgrade, ce sont les habitants d’une ville où l’humiliation le dispute à la colère, où les bourreaux côtoient les victimes, où chacun tente désespérément de se justifier ou de sauver sa peau. Et parce qu’elle affirme ne pas se considérer comme un écrivain, ou parce que les mots ne sont pas toujours à la hauteur de l’horreur, la scène est le lieu idéal pour lui donner corps. Un corps parfois soumis à rude épreuve, malmené, violenté, tourmenté jusque dans sa chair.
Dans ses spectacles, Angélica Liddell constate la noirceur du monde, assume la douleur de l’autre et transforme l’horreur pour faire de l’acte théâtral un geste de survie



http://vimeo.com/29263132  interview avec sous titres en Français

Presse: 

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/balagan/2013/07/08/une-journee-particuliere-avec-angelica-liddell-230756

http://www.liberation.fr/theatre/2014/09/15/angelica-liddell-bourreau-des-moeurs_1101012

vendredi 7 novembre 2014

Harry Houdini, le roi de l'évasion

Houdini peut être considéré comme un véritable performer, ses mises en scène d'évasion sont déjà du théâtre de rue comme le prouvent ces films.

La légende de Houdini dans un documentaire en anglais.

Adrian Brody incarnant Houdini dans une série américaine qui sort cette année.

biographie d'Houdini

Orchestre Titanic: autres mises en scène

http://www.dailymotion.com/video/xfou9n_orchestre-titanic-26eme-festival-festhea-2010_creation

« ORCHESTRE TITANIC » pièce de Hristo Boytchev présentée au 26ème Festival National FESTHEA, Espace Malraux à Joué-Lès-Tours, par la Cie Troupe en Boule – Région Midi Pyrénées. Ce spectacle a obtenu le Prix de la Tour d’Or par la Jury 2010.

Il est toujours intéressant de comparer des mises en scène ou des scénographies différentes de la même pièce.


jeudi 6 novembre 2014

Les marathons au théâtre

Pour certains d'entre vous, Bovary, pièce de province créée par Sylvain Moritz a été une première expérience de théâtre-marathon, presque 4 heures de spectacles. En discutant avec certains, j'avais évoqué les 18 heures du Henry VI de Shakespeare créé par le jeune metteur en scène Thomas Joly dont voici une belle interview dans philomag.

Projet Lampedusa (article de presse)

Dans L'Humanité du 5 novembre: http://www.humanite.fr/accueillir-plutot-quenfermer-556794

Accueillir plutôt qu’enfermer

Mercredi, 5 Novembre, 2014
STÉFANIA MIZARA
Sur l’île de Lesbos, en Grèce, des citoyens ont créé un village autogéré pour l’accueil des migrants. Une initiative qui démontre qu’en matière d’immigration d’autres choix que la répression sont possibles.
Les défaillances de l’État et de l’Union européenne en matière d’accueil et de protection des immigrés n’ont pas échappé aux mouvements de résistance citoyens qui s’organisent, partout en Grèce, pour faire face aux politiques d’austérité. Pour répondre à l’absence de centre d’accueil respectueux des droits et de la dignité des migrants, sur l’île de Lesbos, un groupe de bénévoles a décidé, en décembre 2012, de rafraîchir une quinzaine de bungalows anciennement dédiés au tourisme. Dans une pinède, qui borde les plages de la mer Égée, la crise économique avait fait fermer, en novembre 2011, ce centre municipal de loisirs et d’action sociale. Depuis deux ans, l’initiative citoyenne a permis d’y accueillir près de 5 000 personnes de toutes nationalités. Elles arrivent pour la plupart de Syrie, d’Afghanistan et d’Érythrée et ont traversé la mer depuis les côtes turques. « J’ai essayé de passer huit fois par la Bulgarie, raconte Anouar, un jeune réfugié palestinien décidé à apprendre le grec et à reconstruire, ici, une vie nouvelle. À chaque fois, j’ai été refoulé. J’ai réussi à venir en Europe par la mer en partant d’Izmir, en Turquie. Ici on m’aide. On me prête un vélo pour que j’aille à l’école. »

« Nous menons cette initiative pour 
montrer qu’il existe une autre façon 
de gérer la question de l’immigration »

Le village s’appuie sur la mobilisation des riverains. Ces derniers participent aux manifestations culturelles qui sont parfois organisées dans les lieux. Ils font aussi régulièrement des dons de produits alimentaires et de matériel de première nécessité. Les personnes accueillies préparent elles-mêmes leur repas dans une cuisine collective. Tout le monde participe à l’entretien du potager et au nettoyage des sanitaires. « On fait une réunion par semaine avec les bénévoles, explique Lena, une citoyenne très engagée dans le projet. Ce n’est est pas toujours facile mais on tente d’impliquer au maximum les familles accueillies. C’est une expérience permanente pour découvrir comment vivre autrement tous ensemble. » Pendant un temps, le village a pu bénéficier du soutien des institutions portuaires qui y acheminaient les migrants. Les demandes d’asile pouvaient y être faites. Mais depuis la construction du centre de détention de Moria, à quelques kilomètres au nord, les autorités tentent de stopper l’initiative. La municipalité veut récupérer les lieux pour rouvrir le centre de loisirs. Mercredi dernier, citoyens engagés et habitants immigrés du village se réunissaient pour envisager les actions à mener. « Nous menons cette initiative pour venir en aide aux migrants et pour montrer qu’il existe une autre façon de gérer la question de l’immigration, continue la militante. Mais la mobilisation citoyenne a ses limites. Nous avons besoin de gens spécialisés dans l’accompagnement psychologique et social. C’est facile de donner à manger, mais ces personnes n’ont pas besoin d’un plat de riz, elles ont besoin d’un avenir. » Une expérience de solidarité basée sur un équilibre entre engagement individuel et responsabilité collective. Quelque chose qui ressemble à l’humanité. É. U.
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Accueillir plutôt qu’enfermer

Mercredi, 5 Novembre, 2014
STÉFANIA MIZARA
Sur l’île de Lesbos, en Grèce, des citoyens ont créé un village autogéré pour l’accueil des migrants. Une initiative qui démontre qu’en matière d’immigration d’autres choix que la répression sont possibles.
Les défaillances de l’État et de l’Union européenne en matière d’accueil et de protection des immigrés n’ont pas échappé aux mouvements de résistance citoyens qui s’organisent, partout en Grèce, pour faire face aux politiques d’austérité. Pour répondre à l’absence de centre d’accueil respectueux des droits et de la dignité des migrants, sur l’île de Lesbos, un groupe de bénévoles a décidé, en décembre 2012, de rafraîchir une quinzaine de bungalows anciennement dédiés au tourisme. Dans une pinède, qui borde les plages de la mer Égée, la crise économique avait fait fermer, en novembre 2011, ce centre municipal de loisirs et d’action sociale. Depuis deux ans, l’initiative citoyenne a permis d’y accueillir près de 5 000 personnes de toutes nationalités. Elles arrivent pour la plupart de Syrie, d’Afghanistan et d’Érythrée et ont traversé la mer depuis les côtes turques. « J’ai essayé de passer huit fois par la Bulgarie, raconte Anouar, un jeune réfugié palestinien décidé à apprendre le grec et à reconstruire, ici, une vie nouvelle. À chaque fois, j’ai été refoulé. J’ai réussi à venir en Europe par la mer en partant d’Izmir, en Turquie. Ici on m’aide. On me prête un vélo pour que j’aille à l’école. »

« Nous menons cette initiative pour 
montrer qu’il existe une autre façon 
de gérer la question de l’immigration »

Le village s’appuie sur la mobilisation des riverains. Ces derniers participent aux manifestations culturelles qui sont parfois organisées dans les lieux. Ils font aussi régulièrement des dons de produits alimentaires et de matériel de première nécessité. Les personnes accueillies préparent elles-mêmes leur repas dans une cuisine collective. Tout le monde participe à l’entretien du potager et au nettoyage des sanitaires. « On fait une réunion par semaine avec les bénévoles, explique Lena, une citoyenne très engagée dans le projet. Ce n’est est pas toujours facile mais on tente d’impliquer au maximum les familles accueillies. C’est une expérience permanente pour découvrir comment vivre autrement tous ensemble. » Pendant un temps, le village a pu bénéficier du soutien des institutions portuaires qui y acheminaient les migrants. Les demandes d’asile pouvaient y être faites. Mais depuis la construction du centre de détention de Moria, à quelques kilomètres au nord, les autorités tentent de stopper l’initiative. La municipalité veut récupérer les lieux pour rouvrir le centre de loisirs. Mercredi dernier, citoyens engagés et habitants immigrés du village se réunissaient pour envisager les actions à mener. « Nous menons cette initiative pour venir en aide aux migrants et pour montrer qu’il existe une autre façon de gérer la question de l’immigration, continue la militante. Mais la mobilisation citoyenne a ses limites. Nous avons besoin de gens spécialisés dans l’accompagnement psychologique et social. C’est facile de donner à manger, mais ces personnes n’ont pas besoin d’un plat de riz, elles ont besoin d’un avenir. » Une expérience de solidarité basée sur un équilibre entre engagement individuel et responsabilité collective. Quelque chose qui ressemble à l’humanité. É. U.
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Accueillir plutôt qu’enfermer

Mercredi, 5 Novembre, 2014
STÉFANIA MIZARA
Sur l’île de Lesbos, en Grèce, des citoyens ont créé un village autogéré pour l’accueil des migrants. Une initiative qui démontre qu’en matière d’immigration d’autres choix que la répression sont possibles.
Les défaillances de l’État et de l’Union européenne en matière d’accueil et de protection des immigrés n’ont pas échappé aux mouvements de résistance citoyens qui s’organisent, partout en Grèce, pour faire face aux politiques d’austérité. Pour répondre à l’absence de centre d’accueil respectueux des droits et de la dignité des migrants, sur l’île de Lesbos, un groupe de bénévoles a décidé, en décembre 2012, de rafraîchir une quinzaine de bungalows anciennement dédiés au tourisme. Dans une pinède, qui borde les plages de la mer Égée, la crise économique avait fait fermer, en novembre 2011, ce centre municipal de loisirs et d’action sociale. Depuis deux ans, l’initiative citoyenne a permis d’y accueillir près de 5 000 personnes de toutes nationalités. Elles arrivent pour la plupart de Syrie, d’Afghanistan et d’Érythrée et ont traversé la mer depuis les côtes turques. « J’ai essayé de passer huit fois par la Bulgarie, raconte Anouar, un jeune réfugié palestinien décidé à apprendre le grec et à reconstruire, ici, une vie nouvelle. À chaque fois, j’ai été refoulé. J’ai réussi à venir en Europe par la mer en partant d’Izmir, en Turquie. Ici on m’aide. On me prête un vélo pour que j’aille à l’école. »

« Nous menons cette initiative pour 
montrer qu’il existe une autre façon 
de gérer la question de l’immigration »

Le village s’appuie sur la mobilisation des riverains. Ces derniers participent aux manifestations culturelles qui sont parfois organisées dans les lieux. Ils font aussi régulièrement des dons de produits alimentaires et de matériel de première nécessité. Les personnes accueillies préparent elles-mêmes leur repas dans une cuisine collective. Tout le monde participe à l’entretien du potager et au nettoyage des sanitaires. « On fait une réunion par semaine avec les bénévoles, explique Lena, une citoyenne très engagée dans le projet. Ce n’est est pas toujours facile mais on tente d’impliquer au maximum les familles accueillies. C’est une expérience permanente pour découvrir comment vivre autrement tous ensemble. » Pendant un temps, le village a pu bénéficier du soutien des institutions portuaires qui y acheminaient les migrants. Les demandes d’asile pouvaient y être faites. Mais depuis la construction du centre de détention de Moria, à quelques kilomètres au nord, les autorités tentent de stopper l’initiative. La municipalité veut récupérer les lieux pour rouvrir le centre de loisirs. Mercredi dernier, citoyens engagés et habitants immigrés du village se réunissaient pour envisager les actions à mener. « Nous menons cette initiative pour venir en aide aux migrants et pour montrer qu’il existe une autre façon de gérer la question de l’immigration, continue la militante. Mais la mobilisation citoyenne a ses limites. Nous avons besoin de gens spécialisés dans l’accompagnement psychologique et social. C’est facile de donner à manger, mais ces personnes n’ont pas besoin d’un plat de riz, elles ont besoin d’un avenir. » Une expérience de solidarité basée sur un équilibre entre engagement individuel et responsabilité collective. Quelque chose qui ressemble à l’humanité. É. U.
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Quand la magie est à la mode...

Vous venez de voir Orchestre Titanic qui évoque les pouvoirs d'un magicien et notre besoin d'illusion, le cinéaste Woody Allen dans son dernier film traite également ce thème maisen mettant l'accent sur la magie de l'amour:


Magic in the moon light

Théâtre et monde du travail au Centre Europe vendredi et samedi

Vendredi 7 novembre
JOURNEE TEMPS FORT SUR LE THEME DU TRAVAIL


A 14h30 : représentation en scolaire de « Andrée Boulais marketing manager 55 ans et quelques heures »

A 20h : théâtre - « Building » - de Léonore Confino, par le Théâtre Tout Terrain de Colmar (amateurs) mise en scène Patrice Verdeil

Durée : 1h15
A partir de 14 ans

Consulting Conseil a pour mission de conseiller des conseillers. Du parking au treizième étage, on se hisse dans le building au rythme soutenu d'une scène par étage. Au fil de la journée, plus on monte, plus tout devient absurde. Une question se pose : l'univers du travail en entreprise et la quête de la performance rendent-ils fou ?

Tarif E
Building
Samedi 8 novembre à 20h
« Andrée Boulais marketing manager 55 ans et quelques heures » -
Création de la Cie El Paso, mise en scène Dominique Guibbert et Isabelle Ruiz.

Durée : 1h30
A partir de 14 ans


Andrée Boulais, marketing manager travaille depuis 30 ans dans l’entreprise Chamart, elle y est heureuse, reconnue et appréciée pense-t-elle… Son travail remplit toute sa vie, mais l’entreprise se restructure, mondialisation oblige !

Tarif D

la tournée de Patrice avec Pourquoi j'ai jeté ma grand-mère dans le Vieux Port

Pourquoi j’ai jeté ma grand-mère dans le Vieux-Port


Un homme jette les cendres de sa grandmère dans le Vieux-Port de Marseille et tout à coup Dolorès apparaît. Dolorès, ou l’histoire simple d’une femme qui voulait se faire enterrer debout. De Louis son mari, de son fils Alex, qui aurait pu être pape, et de son petit-fils qui aurait pu être fils de pape…

Une véritable épopée peuplée de figures qui se croisent, tout au long d’un récit cocasse à l’écriture limpide.
Bribes mémorables et cailloux de mémoire, chaque ligne du roman de Serge Valletti conduit le lecteur dans ses souvenirs marseil lais. Difficile de ne pas être envoûté par toute cette tendresse et surtout cet humour, cette pudeur qui surnage tout au long du récit. La parole est ici franche, libre et généreuse, source de changement.
« Ce texte qui parle avec l’accent m’amène à considérer mon travail comme celui d’un artisan. Il me ramène aux fondamentaux qui consistent à utiliser les outils essentiels : une chaise, un texte, et surtout une histoire.
Ma démarche se rapproche de celle du conteur, pour que le théâtre ne soit pas un temple, mais juste un abri dans lequel défilent les images d’un paysage intime dont l’humanité nous rassemble tous. »
Patrice Verdeil

En tournée Comédie vagabonde 2014 dans les communes suivantes :
Je 13.11 à 20h30 : Espace Saint-Grégoire à Munster
      - Réservations : 03 89 77 50 32
Ve 14.11 à 19h : Espace Arthuss à Wintzenheim
      - Réservations : 03 89 27 94 89
Di 16.11 à 17h : Herrlisheim-près-Colmar
      - Réservations : 03 89 49 39 80
Ve 21.11 à 20h : ComCom Rouffach
      - Réservations : 03 89 78 53 12
Ma 25.11 à 20h30 : Salle du Cercle à Orbey
      - Réservations : 03 89 71 20 07
Ve 28.11 à 20h : Centre socio-culturel et sportif de Sundhoffen
      - Réservations : 03 89 71 40 45

Adaptation du roman de Flaubert Madame Bovary au théâtre

Pour mieux comprendre la pièce, Bovary , pièce de province , voici un résumé du roman de Flaubert , chapitre par chapitre: un résumé

Lire Madame Bovary en ligne

Faites un lien entre des moments du spectacle dont vous vous souvenez et le texte de Flaubert.

Extraits significatifs du roman

Adaptation du roman en BD

A sa parution, le roman a fait scandale et donné lieu à un procès

Flaubert évoque la rédaction de son roman dans sa correspondance

une série de conférences sur le roman

Article dans les DNA pendant les répétitions:

il fallait oser. Inscrire dans la mythologie de la singulière Dinoponera Howl/Factory, le drame de Gustave Flaubert, Madame Bovary. Son chef de troupe, le Strasbourgeois Mathias Moritz évoque le nouvel âge de la Dinoponera. Après un cycle germanique – Fassbinder, Liberté à Brême , Werner Schwab, Antiklima (X) – « la troupe, dit le metteur en scène, place aujourd’hui son identité dans un monument scénique ». Mais l’attaque par une nouvelle face.
Paru en 1857, le roman flaubertien porte en sous-titre, mœurs de province. Précédant le travail de plateau, Mathias Moritz s’est mis en quête de ses origines scripturaires. Lisant la correspondance de Flaubert, cherchant les brouillons. Il s’est aussi appuyé sur les interprétations de Zola, des cinéastes Jean Renoir, du russe Alexandre Sokourov.
D’entre ces écrans de mémoires, ces paroles gravées et inoubliables, Mathias Moritz fait le pari d’un récit linéaire, porté en deux actes par un souffle épique. Au prisme du personnage de Charles Bovary, le metteur en scène active un nouveau rapport à la représentation du drame. En son titre même, Bovary, pièce de province cadre une peinture des mœurs, une époque où s’affirme la montée d’un capitalisme consumériste, militariste et nationaliste préfigurant après la défaite de Sedan, la boucherie de la Grande Guerre. L’angoisse de l’avenir, le vide sidéral qu’engendre une idéologie néolibérale vue comme un système d’oppression à travers l’endettement et la rhétorique sécuritaire. Et le sexe outil malgré lui, de la société capitaliste, avec la mort omniprésente.
Décrit par Emma, comme un « homme qui était plat comme un trottoir de rue », Charles refiguré par le metteur en scène n’a pas abandonné ses rêves de théâtre. Le spectacle s’ouvre sur l’enfance de M. Bovary. « Charles est l’épilogue, la conclusion de tout le drame », postule Mathias Moritz. « Dans une construction pyramidale, Emma chute très vite, c’est une passagère du récit ».
Infléchir donc l’existence de Charles. Et comme la vie, c’est du théâtre, Charles joue au docteur, au mari, à l’imbécile. Un pré-texte pour la Dinoponera de continuer à interroger la fabrique du théâtre. Emma, elle, ne veut pas jouer mais jouir. Se sentir vivante. La pièce n’élucide pas plus le mystère qui entoure la couleur de ses yeux. Brun, ils bleuissent à l’approche de l’issue fatale.
Par-delà l’écriture de plateau, la Dinoponera de Mathias Moritz revendique une éthique partagée de longue date. Aussi Claire Rappin, issue du groupe 38 de l’école du TNS, comme Antoine Descanvelle qui incarnent Emma et Charles, ou encore Vincent Portal qui a joué le frère de Mariedl dans Antiklima (X) et trouve son prolongement à la française dans le rôle de l’odieux pharmacien Homais, mettent radicalement leur corps en exécution sur scène. Où 48 personnages – dont les amants, Léon Dupuis et Rodolphe Boulanger, les habitants de Yonville – sont incarnés par 11 comédiens. Et pour la première fois, Mathias Moritz joue avec des costumes d’époque, des postiches et des moustaches.
Dans le terreau de la langue de Flaubert, Mathias Moritz élève des murs, déconstruit et subvertit. Portée par un élan primesautier, la pièce hérite des traits d’humour flaubertiens, réactive une charge ravageuse. Qui valut à son auteur d’être jugé pour « outrage à la morale publique et religieuse et outrage aux bonnes mœurs ».
Quatre fresques – le mariage, le bal, la foire-exposition, l’opéra à Rouen – posent la tension d’un réalisme nu, d’une poétique puissante. Confiées inauguralement à Matthieu Ferry, les lumières travaillent la scène latéralement quand le son spatialisé et la musique jouée live au saxophone par Octave Moritz, déjouent nos attentes. Alternant les hits de Queen, de Modern Talking d’un musical à la Broadway, à la comptine Un jour mon prince viendra. Composite, organique, Bovary, pièce de province déroute plus encore après l’entracte, notre logique boiteuse. Dans le désir, la force et l’impudence.

lundi 3 novembre 2014

Projet Lampedusa ( articles de presse)

Article du monde sur les migrants à Calais très éclairant.

Urgent Bovary à la Filature

J'ai confirmation que le spectacle dure jusqu'à 22h45 au moins. N'oubliez pas qu'il commence à 19H.
Finalement mon mari me cherchera en voiture à Mulhouse, il nous reste donc deux places. Il me semble que tout le monde est alors casé dans une voiture.
Si quelqu'un ne sait toujours pas comment rentrer ou aurait dû rentrer en train avec moi qu'il me le signale.

Clément et Cécile chez Kadir
Elodie et Lise chez Lise
Lionel et Quentin chez Quentin
Margaux et Estelle et Hélène avec le papa de Margaux?
Pauline?
Pierre-Marie avec son père
Les deux Laura avec moi?
J'oublie quelqu'un? Romane?