Pour les premières spe qui travaillent sur L'Amant en classe de français, un article très intéressant sur la structure de l'oeuvre
L'amant , un livre sur l'écriture?
L'Amant a été transposé au Théâtre comme Pluie d'été. Vous trouverez dans ce dossier une interview de Duras sur le roman.
Un blog pour les élèves des options théâtre du Lycée Camille Sée à Colmar
lundi 13 avril 2015
samedi 11 avril 2015
Rappel Vendredi 17 avril au Centre Europe Les Discrets à 20h
Tous les élèves d'options facultatives premières et terminales sont invités à voir le spectacle de danse sur le thème du trio amoureux Les Discrets au Centre Europe le vendredi 17 avril à 20H. c'est aussi pour nous une façon de remercier Joelle la directrice de sa générosité pour les rencontres académiques inter-options. Le spectacle sera très beau, c'est une occasion de voir le travail de danseurs contemporains qui exploreent le même thème que nous.
Les secondes et les élèves de spécialité sont bien sûr conviés également ainsi que vos familles, une place achetée- une place offerte pour les adultes. venez nombreux.
Les secondes et les élèves de spécialité sont bien sûr conviés également ainsi que vos familles, une place achetée- une place offerte pour les adultes. venez nombreux.
Rencontres académiques des options théâtre vendredi 1O avril
Bravo aux premières options facultatives qui ont participé aux Rencontres académiques des options théâtre hier au Centre Europe. Des photos et des retours d'impressions très bientôt.
Petite demande à ceux qui ont participé: envoyez moi un rapide compte rendu de la journée: ce que vous avez fait dans les ateliers, ce que vous avez pensé des travaux présentés l'après-midi , ce qu'il faut améliorer pour les prochaines rencontres.
http://www.dna.fr/edition-de-colmar/2015/04/12/objectif-emulation
Petite demande à ceux qui ont participé: envoyez moi un rapide compte rendu de la journée: ce que vous avez fait dans les ateliers, ce que vous avez pensé des travaux présentés l'après-midi , ce qu'il faut améliorer pour les prochaines rencontres.
http://www.dna.fr/edition-de-colmar/2015/04/12/objectif-emulation
jeudi 9 avril 2015
La naissance de la tragédie de Nietzsche
Nietzsche publie La Naissance de la Tragédie (1872) à l'âge de
vingt-sept ans. Trois ans plus tôt, il a été nommé Professeur de
philologie à l'Université de Bâle. Deux forces opposées animent la
création artistique, le dionysiaque et l'apollinien. Nietzsche les pense
unies à l'origine, dans la tragédie grecque antique. Le raffinement de
la culture sous l'effet de la civilisation va faire perdre aux Grecs le
sens de la tragédie. Socrate est ainsi l'expression du triomphe de la
rationalité et de la morale, qui correspondent à un affaiblissement de
la vie. L'ouvrage est dédié à Richard Wagner, que le jeune Nietzsche
admire à l'époque sans réserve.
C'est à partir de la musique que la tragédie antique se développe, comme l'indique le titre de l'ouvrage, La Naissance de la Tragédie à partir de l'esprit de la musique. Nietzsche emprunte ici à Schopenhauer, son maître en philosophie, l'idée que la musique exprime l'affirmation absolue de la vie. La tragédie grecque est née des chants en l'honneur de Dionysos, soumis au rythme du choeur apollinien.
Avec le dramaturge Euripide, qui marque l'avènement de la tragédie grecque classique, les Grecs oublient leur pessimisme originel. L'horreur devant le fait d'être né, et devant les douleurs du monde, est écartée au profit d'une attitude optimiste. Les Grecs sont désormais en quête d'un idéal humain, accessible grâce à la culture de leurs facultés intellectuelles et morales, dont la philosophie fait partie. Ils sont maîtres de leur organisation politique, grâce à la démocratie. La tragédie d'Euripide fait adopter au spectateur une attitude critique. Chacun doit se fier désormais à son jugement, et analyser des caractères ou des idées, plutôt que les ressentir.
C'est à partir de la musique que la tragédie antique se développe, comme l'indique le titre de l'ouvrage, La Naissance de la Tragédie à partir de l'esprit de la musique. Nietzsche emprunte ici à Schopenhauer, son maître en philosophie, l'idée que la musique exprime l'affirmation absolue de la vie. La tragédie grecque est née des chants en l'honneur de Dionysos, soumis au rythme du choeur apollinien.
Avec le dramaturge Euripide, qui marque l'avènement de la tragédie grecque classique, les Grecs oublient leur pessimisme originel. L'horreur devant le fait d'être né, et devant les douleurs du monde, est écartée au profit d'une attitude optimiste. Les Grecs sont désormais en quête d'un idéal humain, accessible grâce à la culture de leurs facultés intellectuelles et morales, dont la philosophie fait partie. Ils sont maîtres de leur organisation politique, grâce à la démocratie. La tragédie d'Euripide fait adopter au spectateur une attitude critique. Chacun doit se fier désormais à son jugement, et analyser des caractères ou des idées, plutôt que les ressentir.
la question du choeur dans les Bacchantes
Notes prises lors de la journée du 28 mars, support du cours du jeudi 8 avril.
Représentation du chœur dans les Bacchantes :
conférence par Romain Piana et Aurélien Pulice, auteurs de l’ouvrage publié
chez Canopé
-Pb du nombre de comédiens pour l’incarner: 15 ou un seul?
Dans l’ouvrage sur les Bacchantes : analyse métrique
des passages du chœur, analyse de son traitement dans 5 mises en scènes
marquantes.
Est-ce qu’on voit les Thébains/Thébaines ?
1. 1.
La cité
de Thèbes : hommes/femmes /Barbares venus de Lydie
Femmes envoyées par Dionysos sur le
Cithéron /Hommes
Cité qui n’est pas initiée et qui doit voir
le Dieu. Corps civique masculin à l’époque, femmes sans droits civiques. Légers
anachronismes : transfert pour le public athénien spectateur du drame qui
se joue devant eux : seuls Cadmos et Tirésias se convertissent
maladroitement. Hommes spectateurs comme le public : ceux qui ont vu ce
qu’ils ne devaient pas voir cf messager (1) : 2 visages des Bacchantes.
Conciliabule sur ce qu’ils ont observé : donner la chasse aux Bacchantes,
bergers thébains, déchainement d’Agavé
Témoins oculaires de la honte de Penthée :
« je souhaite que les Thébains rient de lui », humiliation publique.
Vengeance du dieu// avec les spectateurs athéniens : double ridicule pour
le guerrier viril qu’était Penthée (fiction/représentation)
Il faut que la ville de Cadmos voit la
puissance du dieu. Initiation de Thèbes et d’Athènes : métathéâtral. Pas
de présence des Thébains sur scène mais superposition avec le public qui
athénien devient les Thébains. Abolir la frontière scène /salle.
Une mise en scène avec deux chœurs :
femmes et hommes assis et muets disposés en u dans l’orchestra : Luca
Ranconi en 2001 à Syracuse
2.
Thébaines :
Cithéron hors scène, choeur =thiase, connu par les deux récits des messagers. A la
fin de la pièce exodos : débat pb du sens du mot kommos, chœur qui
pourrait s’adresser aux Thébaines 5ème stasimon » accueille ce
cortège » komos : rencontre et réunion des deux chœurs ? cortège festif didascalie interne,
techniquement envisageable, personnages additionnels dans certains chœurs,
plein de termes métathéâtraux ; chœur devant la statue du dieu dans la
parodos du chœur lydien au début// fin avec chœur thébain mais peu probable
Contre argument : messager qui ne
parle que d’Agavé qui a laissé les Thébaines dans les montagnes, adresse pas
forcément directe, KOmos chœur ne s’adresse qu’à Agavé jamais question d’autres
Bacchantes, allusion à la liturgie bachique : initiation d’une nouvelle
venue dans un thiase/mystère, Bacchantes
qui acceptent d’accueillir Agavé= les lydiennes : sortie des personnages
et du chœur. Pb du sens du mot komos qui peut désigner seulement Agavé cf
recensement d’autres occurrences in Le
Cyclope, Suppliantes, Phéniciennes valeur ironique, emploi
grinçant pour souligner l’horreur, poids des mots plus fort si Agavé est
seule : ironie tragique. Chœur qui n’est plus dans la fête et la joie bachique
mais dans le thrène, le deuil, confirmé par la métrique. Aucune mise en scène
ne représente ce chœur thébain accompagnant Agavé
Mais recherches sur le ménadisme du chœur
lydien : choeur grec/choeur barbare, lydien/thébain, imposé/libre
duplicité qui montre le visage ambivalent de Dionysos.
Points de contact : désigné par le
même mot : distinction Bacchantes/ Ménades
2 chœurs qui évoluent sur une même
ligne : jusqu’au récit du messager pareil, les Thébaines mettent en pratique
ce qui est dans la parados, 2nd récit pareil avant qu’elles voient
Penthée. La profanation du mystère par les hommes métamorphose les Bacchantes
en furies : sparagmos des bœufs//Penthée
Le chœur lui aussi est plu sombre :
chasse, vengeance : les Lydiennes vivent par procuration ce qui va se
passer. Fin : compassion, thrène, plainte de Cadmos chacun montre une
facette différente de Dionysos, entre deux subtil, ambivalence à conserver pas
d’opposition radicale donc dans les mises en scène. Komos : cortège /Kommos :
chant alterné
Chœur des Lydiennes veut la mort de Penthée
mais au moment de la reconnaissance tragique pleurent avec les Thébains, vivent
la transe bachique et reviennent au réel . Tout est double et ambigu.
Dans les mise en scènes : ménadisme furieux/
régulé axe de lecture possible : prise en compte ou non de l’existence des
2 chœurs, réponses assez tranchées.
Quand on mélange les deux choeurs souvent
adaptation qui s’éloignent d’Euripide. Ex Performance
group 68, pas vraiment de chœur, public invité à participer, communauté
extatique qui va accueillir Dionysos en pratiquant un sacrifice rituel de
naissance et de mort. Sparagmos, deux agavé qui mettent du sang sur leurs mains
et se livrent à des simulacres de mise à mort, incitant toutes les femmes à
participer. Dionysos porté en triomphe en sortant du garage pour les élections
cf Unité de plaisir de Finley
Omar
Porras : dimension fantasmatique du ménadisme, représente davantage
les bacchantes du Cithéron que les Asiatiques. 3ème stasimon
confusion textuelle souventsparagmos raconté et mis en scène, comédiens nus,
diction saccadée, performance collective. Penthée joué par Porras qui regarde,
agavé qui surgit, actions mimées magma chorégraphie, tête qui sort du groupe,
fondu enchaîné entre Lydiennes et Thébaines Agavé qu’on ne distingue pas du
groupe joue aussi Dionysos : travestissement, musique brésilienne : Penthée
émasculé, inversion de leur signe générique, construction d’une nouvelle entité
qui sépare chœur et protagoniste, masculin/féminin.
Thébaines fictionnelles : plus proche
d’Euripide, Lydiennes au plateau.
Fonction performative : spectacle,
cultuel, fonction dramatique : adjuvantes de Dionysos qui veut reconquérir
sa place à Thèbes. Ex dérèglement : projection virtuelle séparés à la
Vernant, Yohan Simons et Koelk ZT
Hollandia au Kunstenfestival des arts sur le thème de l’interculturalité en
flamand ! Traduction respectueuse d’Euripide : ensemble de musique
syrien qui aurait des affinités avec la musique grecque, chœur musical des
lydiennes, chants traduits en arabe : plénitude du sacré, musique au
service du sacré, chœur doublé par les comédiens qui viennent parler en
néerlandais le texte d’Euripide rapport très apaisé par le chant syrien et
folie des thébaines : tremblements, agneaux entrain de naître, rideau et
vêtement de laine, Dionysos la prend dans ses bras : deux modes de rapport
à l’extase : question de l’étranger , de la foi, de la possession.
Contamination progressive : cris, musique contemporaine.
Les Bacchantes d'Omar Porras
Site du théâtre malandro avec notamment une video
Un rideau
translucide, des ombres chinoises, des corps nus déformés, une danse lente, et
la voix de
Dionysos rappelant les amours de Zeus avec sa mère Sémélé, brûlée vive tandis
que son
divin amant cache l’enfant en le cousant dans sa cuisse. Ainsi sauvé, Dionysos
parcourt
l’Orient, entraînant une armée de femmes vouées à son culte, les Bacchantes.
Mais à
Thèbes, sa ville natale, sur laquelle règne Penthée, elles et lui sont
indésirables...
Bakkhantes est
la dernière œuvre connue d’Euripide, la plus complexe, la plus sauvage
sans doute.
Obligatoirement, elle devait attirer Omar Porras, qui, la saison dernière, se
révé-
lait aux
Abbesses avec Noces de sang de García
Lorca, rituel furieux, joyeux, du désir et
de la mort.
Ici plus
encore, dans son adaptation resserrée sur l’essentiel, on plonge jusqu’aux
racines du
tragique
grinçant, dans le sang, dans la mutilation et les chants, dans les danses et
les
masques,
dans les travestissements. On plonge jusqu’aux racines du théâtre dont on
dit qu’il
est né des rites célébrant Dionysos, les bacchanales.
C’est sur
les échanges d’identité, sur les faux-semblants et les passions vraies que se
construit
l’histoire de Bakkhantes: Dionysos entre à Thèbes sous l’apparence d’un humain
Par esprit
de vengeance, il convertit les Thébaines, convainc Penthée de les rejoindre,
pour voir,
se rendre compte, sévir. Mais alors,le roi, le macho, doit se vêtir en femme.
Et plus
encore,
abandonner à jamais son état d’homme. Entraîné dans la bacchanale, il se-
ra écartelé,
déchiré, lacéré par sa propre mère, Agavè, qui, mêlée aux bacchantes,
s’est
dissoute dans l’ivresse du rituel.
On a parfois
donné à la légende une coloration politique, Penthée symbolisant le "monstre
froid" de l’État, la dictature de la raison, alors que Dionysos porte la
liberté, le goût du bonheur. Mais, parce que né en Colombie, ses premiers
contacts avec la théâtralité passent par l’Église, Omar Porras se
réfère à ce
qu’il appelle une iconographie religieuse. À vrai dire absolument païenne. Il entre
de plain-pied dans le labyrinthe du mythe. Il multiplie les ambiguïtés. Les bacchantes
arborent des signes féminins et masculins, la part animale est visible chez la plupart
des personnages. Une actrice inter-prète Dionysos, qui lors de sa rencontre
avecPenthée, se transforme jusqu’à sembler son double, son inquiétant reflet...«Nous
avons cherché des éléments "organiques", vestiges du culte
dionysiaque [...]
En dansant
et en chantant [notre corps] traduit son besoin d’exprimer la part érotique et
mortelle de notre existence» écrit Omar Porras.
Chez lui,
l’ironie n’est jamais loin de l’effroi,l’émotion se heurte à la dérision,
tragique et grotesque ne font qu’un.
Colette
Godard
Dionysus in 69
Le film de Brian de Palma en noir et blancLe film est une captation d'une représentation des Bacchantes d'Euripide par la troupe théâtrale Performance Group, mise en scène par Richard Schechner (en). L'écran est divisé en deux par le système de l'écran divisé, montrant d'un côté la scène, de l'autre le public qui assiste à la représentation.
C'est l'acteur William Finley, membre de la troupe du Performance Group qui a proposé à Brian De Palma de venir voir la pièce qui se jouait au Performance Garage, un théâtre d'avant-garde de Greenwich Village1. Enthousiasmé par la pièce, qui ne ressemble à rien de ce qu'il a déjà vu, le réalisateur décide immédiatement d'en faire un film1. Il se dit fasciné, même si le style de vie des acteurs de la troupe n'a rien à voir avec le sien1.
Les mises en scène de Schechner ont à l'époque beaucoup de succès ; elles portent la marque de la liberté des années 1960 : acteurs à demi-nus, en transe, avec des inspirations venues de « rituels de naissances de tribus primitives1. » Le réalisateur souhaite montrer la pièce mais aussi « l'électricité incroyable qui se dégageait dans la salle pendant une représentation1. » C'est pour cela qu'il filme avec deux caméras, l'une filmant les réactions du public, l'autre les acteurs1. C'est De Palma lui-même qui tient la caméra sur les acteurs, et Bob Fiore qui filme les spectateurs1
À l'image, en projection, De Palma utilise le système de l'écran divisé, la partie gauche de l'écran montre les acteurs, la droite les spectateurs1. Il choisit ce procédé car, , en voyant la pièce montrée dans le film, il est fasciné par la juxtaposition entre l'œuvre et la manière dont les acteurs interagissent avec le public ; pour rendre ces deux niveaux, l'écran divisé lui semble la meilleure méthode3. C'est au montage de ce film qu'il voit à quel point ce procédé est intéressant pour montrer deux actions parallèle, il le réutilisera donc dans d'autres films3.
C'est durant la fabrication de ce film que De Palma découvre à quel point il aime les plans longs, effet de style qui se retrouve dans au moins une scène de la plupart des films qu'il tourne ensuite1. Certains des plans du film font près de huit minutes1. Brian De Palma estime en effet que tourner de cette manière est le seul moyen de filmer quelque chose d'authentique au cinéma, « pour que les acteurs fassent naître l'émotion d'eux-mêmes1. » Il sentait qu'il assistait devant la pièce Dionysus in '69 à « un moment unique qui ne se reproduirait pas de sitôt1. »
C'est avec ce film que semble être né à l'écran le thème du sacrifice dans les films de Brian De Palma1. Dans la pièce est raconté le démembrement du corps de Penthée par des femmes. Or l'image de la femme aux mains couvertes de sang reviendra régulièrement dans l'œuvre de l'auteur1.
la reprise de la pièce en 2012
C'est l'acteur William Finley, membre de la troupe du Performance Group qui a proposé à Brian De Palma de venir voir la pièce qui se jouait au Performance Garage, un théâtre d'avant-garde de Greenwich Village1. Enthousiasmé par la pièce, qui ne ressemble à rien de ce qu'il a déjà vu, le réalisateur décide immédiatement d'en faire un film1. Il se dit fasciné, même si le style de vie des acteurs de la troupe n'a rien à voir avec le sien1.
Les mises en scène de Schechner ont à l'époque beaucoup de succès ; elles portent la marque de la liberté des années 1960 : acteurs à demi-nus, en transe, avec des inspirations venues de « rituels de naissances de tribus primitives1. » Le réalisateur souhaite montrer la pièce mais aussi « l'électricité incroyable qui se dégageait dans la salle pendant une représentation1. » C'est pour cela qu'il filme avec deux caméras, l'une filmant les réactions du public, l'autre les acteurs1. C'est De Palma lui-même qui tient la caméra sur les acteurs, et Bob Fiore qui filme les spectateurs1
À l'image, en projection, De Palma utilise le système de l'écran divisé, la partie gauche de l'écran montre les acteurs, la droite les spectateurs1. Il choisit ce procédé car, , en voyant la pièce montrée dans le film, il est fasciné par la juxtaposition entre l'œuvre et la manière dont les acteurs interagissent avec le public ; pour rendre ces deux niveaux, l'écran divisé lui semble la meilleure méthode3. C'est au montage de ce film qu'il voit à quel point ce procédé est intéressant pour montrer deux actions parallèle, il le réutilisera donc dans d'autres films3.
C'est durant la fabrication de ce film que De Palma découvre à quel point il aime les plans longs, effet de style qui se retrouve dans au moins une scène de la plupart des films qu'il tourne ensuite1. Certains des plans du film font près de huit minutes1. Brian De Palma estime en effet que tourner de cette manière est le seul moyen de filmer quelque chose d'authentique au cinéma, « pour que les acteurs fassent naître l'émotion d'eux-mêmes1. » Il sentait qu'il assistait devant la pièce Dionysus in '69 à « un moment unique qui ne se reproduirait pas de sitôt1. »
C'est avec ce film que semble être né à l'écran le thème du sacrifice dans les films de Brian De Palma1. Dans la pièce est raconté le démembrement du corps de Penthée par des femmes. Or l'image de la femme aux mains couvertes de sang reviendra régulièrement dans l'œuvre de l'auteur1.
la reprise de la pièce en 2012
les Bacchantes de la compagnie ZT Hollandia au Kubstenfestival des arts
Vous pourrez voir des extraits là appréciez notamment la musique créé par le choeur syrien pour faire entendre celle des Lydiennes.
Bacchanten
" Comment une mère peut-elle tuer son propre enfant ? Cette question est une des multiples qui m'interpelle dans cette œuvre. " (Johan Simons, metteur en scène).la musique
Les tragédies grecques sont une source d'inspiration musicale inépuisable pour le théâtre ZT Hollandia. Personne ne peut dire comment les représentations originelles sonnaient, mais la simple traduction de la métrique des vers est une occasion unique de redécouvrir le rythme et la mélodie. La musique qui se rapproche le plus des classiques grecs est la musique de l'église orthodoxe syrienne. C'est pourquoi la musique de scène a été composée - en étroite collaboration avec le Veenstudio, laboratoire de musique du ZT Hollandia -, par le célèbre compositeur syrien Nuri Iskandar, féru de musique orthodoxe syrienne.
L'œuvre est jouée en direct par les musiciens et chanteurs du Syrian Choir and Ensemble, et par un trio de musiciens occidentaux. Ces derniers ont réécrit certains passages pour musique électronique. Sur le plan musical, le trio n'est pas en concurrence avec l'ensemble arabe, il en modernise certains passages. Dans le texte, il est question de confrontation entre anciennes et nouvelles valeurs culturelles, et les instrumentistes traduisent cette division en musique. D'anciennes sonorités ou d'anciens accords que l'on peut entendre encore dans le monde arabe contemporain sont modifiés et amplifiés par les techniques actuelles : électroniquement manipulées et agrandies. D'une part, la musique donne le panorama et la toile de fond sur laquelle Les Bacchantes se racontent. D'autre part, des commentaires musicaux sont donnés sur les événements. Non pour prendre parti, pour l'un ou l'autre, mais pour adoucir et consoler le chagrin des bacchantes. Là où il est question d'oppression, d'exploitation et de manipulation, la musique cherche la beauté et appelle à l'amour du prochain, la tolérance et au respect.
le texte
Thèbes est en alerte. Venu de la lointaine Libye, un homme, Dionysos, accompagné d'un groupe de femmes qui chantent, dansent et boivent le vin, est arrivé. L'étranger proclame un nouveau culte, celui de Bacchus, et de nouveaux rites. Culture étrange et étrange religion. Bacchus est Dionysos. Il vient reprendre sa place dans sa ville natale et y installer le culte de l'extase libératrice. Mais Thèbes lui refuse un nouveau Dieu pour la cité. Pour se venger, il entraîne les femmes de Thèbes dans une ivresse amnésique qui les conduira chantantes, dansantes, buveuses à quitter la ville, et à vagabonder dans les montagnes. Leur ivresse semble idyllique jusqu'au moment où elles se transforment en bêtes. Quand elles croisent les villageois, elles déchiquettent leur bétail à mains nues, pillent et détruisent leur village.
Penthée, le roi, voit en Dionysos une menace pour le patrimoine culturel de Thèbes : aussi bien à la ville qu'à la campagne, la vie en est profondément désorganisée. Il use de tous les moyens en son pouvoir pour repousser Dionysos et les siens. Mais, rusé, Dionysos parvient à convaincre Penthée de se déguiser en femme pour aller espionner les femmes de Thèbes dans la montagne. Le dieu Bacchus est aussi libérateur qu'exterminateur : la scène idyllique dans la montagne dégénère soudain en une sauvage partie de massacre dont, cette fois, Penthée est la victime.
Les femmes reviennent à la ville et à la conscience. Elles se rendent compte qu'elles doivent tout
recommencer.
la représentation
Comme dans nombre des tragédies d'Euripide, Les Bacchantes place sur le fil du rasoir, le dilemme entre politique et culture. À Athènes, où Euripide vécut, régnaient stabilité et bien-être. Puis la grandeur économique et culturelle a commencé à appartenir au passé. La démocratie s'est minée de démagogie. Les débordements hystériques des masses inspirèrent une prudence politique de seconde zone. En écrivant Les Bacchantes, Euripide voulait prévenir les Athéniens de la menace imminente du déclin
À Thèbes, ville de haute valeur culturelle devenue stérile, la population semble prise au piège entre le politique et le religieux. Le roi Penthée se conduit comme un dictateur et Dionysos, le dieu de la résurrection et de la fertilité, veut tout subordonner à son culte. Quand les femmes, dans une vaniteuse ivresse religieuse, se comparent à un Dieu et assassinent Penthée, alors Dionysos, et le mot est faible, est co-responsable.
la compagnie et les tragédies grecques
La première fois que la compagnie ZT Hollandia s'est intéressée aux tragédies grecques, c'était en 1989, avec Prométhée enchaîné. Ces drames s'insèrent dans une série de pièces traitant de tiers qui enrayent les rouages d'une société qui perd la boule. L'histoire est celle d'un dieu qui s'oppose au Dieu suprême - Zeus - pour offrir aux hommes la conscience, l'intelligence et l'éducation.
Après Prométhée enchaîné, la compagnie développe une série de projets pour les écoles, les Grecques (1991) étaient la combinaison de deux pièces (réduites) d'Euripide, Héraclès et Médée, qui traitent de l'infanticide.
En 1994, la compagnie crée l'une des plus anciennes œuvres connues à ce jour, Les Perses. Cette tragédie qui date de 472 av. JC montre les conséquences de la défaite d'un monde agressif et puissant sur une petite cité de casaniers. C'était la première fois que la compagnie travaillait avec le traducteur Herman Altena. Jeroen Willems y joue, comme c'était l'habitude dans l'Antiquité, trois rôles. Dans les Perses, sur le plan musical, on empile les échelles tonales, les accords devenant ainsi le but en soi, et la longueur des mesures donnant une sensation d'infini.
En 1995, suivent, dans la Grande Eglise de Veere, des fragments de l'Orestie du compositeur Iannis Xenaxis complétés de fragments du texte d'Eschyle. La représentation fut retransmise en direct à la télévision.
En 1996, il y eu la première des Phéniciennes d'Euripide. Dans cette pièce, le combat personnel pour le pouvoir de deux jeunes politiciens mène à la guerre civile, un de leurs potentiels successeurs, presqu'un enfant, offre sa vie pour apporter la paix. Les chants du chœur formaient des images théâtrales indépendantes qui ne suivaient pas le déroulement tragique de l'histoire. On y faisait l'expérience des voix électroniques : des enregistreurs défilaient en même temps que la pièce et, pendant qu'ils parlaient, un ordinateur intervertissait les voix des acteurs par des sons d'instruments.
Prométhée enchaîné, Les Perses et Les Phéniciennes furent toutes les trois présentées dans un cimetière de voitures, avec les restes des automobiles érigés en tribune. Les Troyennes est une mise en scène de Johan Simons. En 1997, la pièce est partie en tournée dans les grands théâtres des Pays-Bas et de Flandre. Encore une fois, il était question de la défaite d'un pouvoir agressif et des conséquences sur les femmes des perdants. En 1998, il fut à nouveau décidé de réaliser une mise en scène dans un endroit plein de significations : l'atrium de l'Hôtel de Ville à La Haye. Le jour de l'élection du parlement, fut présentée Iphigénie à Aulis qui traite des magouilles électorales et du pouvoir meurtrier du peuple. Cornelius de Bondt en fut le compositeur et encore une fois on y expérimentait l'amplification et le traitement électronique des vo
mercredi 8 avril 2015
Concours d'entrée au TNS: date des auditions
Vous trouverez sur le site du TNS les renseignements dont vous avez besoin pour le concours de l'an prochain.
mardi 7 avril 2015
Marivaux et la commedia dell'arte
Pour approfondir le travail que nous menons sur La Dispute et sur l'art de l'acteur , il est utile de connaître la commedia dell'arte: Histoire de la commedia
Soirée Amitié Autisme du 2 avril avec les secondes
Merci à tous les élèves de seconde qui ont participé à la soirée en faveur de la sensibilisation à l'autisme: vous avez du coeur!
Certains ont fait des gâteaux, tenu le stand de vente, celui des suggestions d'improvisation pour la compagnie la Carpe Haute, d'autres ont improvisé avec brio.
J'espère que vous avez apprécié le concert de vos camarades de musique et les techniques d'improvisation mises en oeuvre par Julien et ses complices.
J'aurai voulu vous remercier de vive voix ce mardi 7 avril mais je n'ai plus de voix!
Certains ont fait des gâteaux, tenu le stand de vente, celui des suggestions d'improvisation pour la compagnie la Carpe Haute, d'autres ont improvisé avec brio.
J'espère que vous avez apprécié le concert de vos camarades de musique et les techniques d'improvisation mises en oeuvre par Julien et ses complices.
J'aurai voulu vous remercier de vive voix ce mardi 7 avril mais je n'ai plus de voix!
lundi 6 avril 2015
Patrice en tournée: ne le manquez pas!
Tournée de printemps 2015
24.04. : Volgelsheim
13.05. : Turckheim
23.05. : Riquewihr
27.05. : Eguisheim
29.05. : Labaroche
30.05. : Aubure
Dorothée Lachmann,
Chargée de développement
Tél : +33 (0)3 89 20 16 79
Mail :d.lachmann@comedie-est.com
Bribes mémorables et cailloux de mémoire, morceaux de choix d'un temps révolu, chaque ligne du roman de Serge Valletti ( Editions L'Atalante, 2000 ) conduit le lecteur dans ses souvenirs marseillais, au fil d'une promenade souvent pittoresque, parfois poignante.
De son voyage immobile vers les premières années de sa vie, l'écrivain rapporte les odeurs du Vieux-Port, les splendeurs de la Viste et de sa vue sur la baie, les accidents de tramways, les cris de la foire. Il dessine une galerie de portraits croqués à vif, hantée par Louis, le grand-père, par les jésuites du pensionnat, par les figures hautes en couleur des restaurants locaux, par ses voisins d'étage.
24.04. : Volgelsheim
13.05. : Turckheim
23.05. : Riquewihr
27.05. : Eguisheim
29.05. : Labaroche
30.05. : Aubure
Dorothée Lachmann,
Chargée de développement
Tél : +33 (0)3 89 20 16 79
Mail :d.lachmann@comedie-est.com
Pourquoi j'ai jeté ma grand-mère dans le Vieux-Port
Bribes mémorables et cailloux de mémoire, morceaux de choix d'un temps révolu, chaque ligne du roman de Serge Valletti ( Editions L'Atalante, 2000 ) conduit le lecteur dans ses souvenirs marseillais, au fil d'une promenade souvent pittoresque, parfois poignante.
De son voyage immobile vers les premières années de sa vie, l'écrivain rapporte les odeurs du Vieux-Port, les splendeurs de la Viste et de sa vue sur la baie, les accidents de tramways, les cris de la foire. Il dessine une galerie de portraits croqués à vif, hantée par Louis, le grand-père, par les jésuites du pensionnat, par les figures hautes en couleur des restaurants locaux, par ses voisins d'étage.
dimanche 5 avril 2015
Les Discrets spectacle de danse au Centre Europe
Une place achetée, une place offerte pour les adultes accompagnant: Je souhaite que les options facultatives première et terminales y aillent car c'est une chorégraphie sur le thème de l'amour. Moins de 4 euros je le rappelle! Profitez-en!
Chorégraphie Hervé Maigret, par la Cie NGC 25.
«On a souvent besoin d’une troisième personne : un confident, une maîtresse, un amant...»
C’est l’histoire d’une relation à trois : on pense à Jules et Jim. On
les voit rire et s’aimer. On redoute un drame. Et l’on découvre, à
travers cette histoire d’amour pudique, une recherche de soi que le
langage des corps, est à même de témoigner avec justesse.Ce spectacle de dansec est présenté dans le cadre de la saison 2014-2015 de la Salle Europe de Colmar.
mercredi 1 avril 2015
Les Bacchantes dans un lycée de Bordeaux
http://www.lycee-montesquieu.fr/travaux-publics/520-les-bacchantes
Le masque, la voix et le jeu de l'acteur dans la tragédie
Conférence de Florence Dupont filmée sur la tragédie grecque:
http://www.univ-avignon.fr/fr/espace-multimedia/conferences-et-seminaires/18-avril-2012.html
http://www.univ-avignon.fr/fr/espace-multimedia/conferences-et-seminaires/18-avril-2012.html
Inscription à :
Articles (Atom)
