samedi 15 novembre 2014

Vocabulaire pour parler du costume




Commencer la phrase par le nom du vêtement : ex Le gilet informe et gris donne à Sandra une allure négligée et la vieillit considérablement.

S’habiller, se vêtir, s’affubler, être affublé, arborer
Se travestir, se déguiser, se costumer, se parer
Porter, mettre
Une tenue, un uniforme
 Chaque pièce de vêtement porte un nom. Il faut travailler le vocabulaire de la confection et des matières.

Des matériaux textiles
Le tissu, l’étoffe, le tissu d’ameublement, le tissu éponge, le tissu imprimé...
Le tulle, le coton, la soie, le lin, le nylon, le linon, la laine, le polyester, la rayonne, l’acétate, la dentelle, le tricot, le velours, la cotonnade,
le drap, le satin, le sisal, le jute, le lainage, la soie, le madras, la toile de Jouy, le coutil, la mousseline, le shirting, le calicot, l’ottoman, la
percale, la cretonne, le pilou, la ratine, le damas, le jersey, l’éponge, la gaze, le taffetas…

Robe près du corps, costume d’homme, jupe plissée, robe de mousseline, jupon de gaze, robes grands siècles
Jupe plissée, à volants, cloche, de patineuse, crayon, mini jupe, jupe portefeuille…

définitions: 
L’habit : L’ensemble des pièces qui composent l’habillement, vêtements visibles du dessus
•affaire(s), vêtement(s)
L’uniforme :
Costume militaire dont la forme, le tissu, la couleur sont définis par un règlement.
Vêtement déterminé, obligatoire pour un groupe.
Le déguisement:
Un vêtement qui déguise.
Déguiser: vêtir quelqu’un de manière à le rendre méconnaissable.
Modifier pour tromper.
Les atours: Toilette et parure féminine
Les effets: Le linge et les vêtements
La toilette: Manière dont une femme est vêtue et apprêtée
•mise, parure, vêtement
Les vêtements que porte une femme
Un accessoire:
Elément associé à une toilette
Objet nécessaire à une représentation théâtrale, un déguisement
La parure:
Ensemble des vêtements, des ornements, des bijoux d’une personne en grande toilette
Ensemble de bijoux assortis
Ensemble assorti de pièces de linge
Les dessous:Sous-vêtements, vêtements de dessous féminins
La garde-robe:
Armoire où l’on range les vêtements
Ensemble des vêtements d’une personne
La couture:
Action de coudre
Confection professionnelle des vêtements
Profession de couturier
Assemblage par une suite de points exécutés avec du fil et une aiguille
La haute couture: La conception et la fabrication de vêtements féminins uniques qui créent la mode

La mode:
Manière, façon
Habitudes collectives et passagères en matière d’habillement
A la mode: conforme au goût du jour
La confection ou prêt-à-porter
L’industrie des vêtements qui ne sont pas faits sur mesure
Le stylisme:
Le styliste:
Spécialiste de la création de modèles dans la mode...
Le couturier: personne qui dirige une maison de couture, crée des modèles
La couturière: celle qui coud, qui exécute, à son propre compte, des vêtements
La modiste: fabricante de coiffures féminines
Le chapelier: personne qui fait ou vend des chapeaux pour hommes


Méli-mélo de mots
Des vêtements d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui
La peau de bête, , le complet, l’ensemble, la livrée, la robe, le tailleur la jupe, la jupe-culotte, le jupon, la chasuble, la tunique, le kilt, le paréo, le tutu, le fourreau, le peignoir, le pull-over, le cardigan, le chandail, le débardeur, le maillot, le tricot, le chemisier, le corsage, le châle, la chemise, la blouse, le manteau, la redingote, le caban, la cape, le cache-poussière, l’imperméable, le manteau, la casaque,
l’anorak, la canadienne, la saharienne, le blazer, le blouson, la veste, le veston, le spencer, la Jacquette, la redingote, le costume, le frac, la queue-de-pie, la jaquette, la vareuse, le smoking, le spencer, l’aube, le cafetan, la djellaba, la toge, la tunique, le sari, le péplum, le pagne, le péplos, le chiton, la chlamyde, gandoura, la soutane, le pourpoint, le burnous, la casaque, le caftan, le duffle-coat, la gabardine, la houppelande, le macfarlane, le pardessus, la pèlerine, la pelisse, le poncho, le trois-quarts, la layette, la brassière, le tablier, le haïk, les braies, la gonnelle, la chainse, le bliaud, la robe, la pelisse, le chaperon, la cotte, les chausses, le paletot, la houppelande, le verdugo, le vertugadin, les hauts-de-chausses, la fraise, le jabot, le justaucorps, la cravate, le corset, la gourgandine, le gilet, la culotte, la crinoline, le blue-jean, le maillot de bain…


Pas utiliser indifféremment habit, vêtement, costume : habit : habitus = manière d’être, de se comporter à l’intérieur d’un groupe social, ce qui produit la cohésion du groupe tout en excluant les autres qui n’appartiennent pas au groupe.
Cf Barthes : vêtement comme la langue, une réserve du sens/ habit, comme la parole, utilisation par l’individu qui décide de s’approprier des signes et des objets proposés par le groupe social

Des définitions à nuancer
Le vêtement: Habillement (comprenant le linge mais non les chaussures)
• habillement, habits S’habiller, se vêtir
Le costume:
Pièces d’habillement qui constituent un ensemble
• vêtement, tenue
Vêtement d’homme composé d’une veste, d’un pantalon et parfois d’un gilet
• complet, costard (fam.) Costume habillé
• smoking
Le costume ou la tenue est un ensemble de vêtements et d’accessoires assortis et faits pour être portés ensemble.
Les déguisements sont des habits portés pour le théâtre ou certaines cérémonies

Costume de théâtre pour Michel Azama :
 Tient de l’héritage, de la transmission orale
Est code cf commedia dell arte
Est invisible lorsque l’acteur l’oublie à force de le manier
Est banalisé quand il se confond avec celui du spectateur
Peut jouer sur la théâtralité et l’exhiber ; création originale en vue d’une représentation
Dépend des signes vestimentaires d’une époque donc utiliser pour la signifier cf mini jupe
Écart discret entre quotidien et théâtre
Echoue quand il produit une « surenchère de sens », peut enfermer, enlever vie, évolution
Equilibre entre le dit et le non dit comme le texte

Le dadaisme

A propos de Piscator et d'une esthétique du collage, il a été question du dadaïsme.Pour approfondir, voici un site consacré à ce mouvement:  http://www.le-dadaisme.com/

Sauve et Protège, film d'Alexandre Sokourov

Le film Sauve et Protège, adaptation très libre de Madame Bovary de Flaubert a inspiré Mathias Moritz pour sa pièce. Une projection du film est organisée au Cinéma Star de Strasbourg le lundi 8 décembre à 20H. Il dure 2h 30 et la projection sera suivie d'une rencontre avec Mathias Moritz.

Pour en savoir plus sur le film : Fiche cinéma de Caen

En ligne version sous titrée en français.



La critique dans Telerama: Pour et Contre.
On aime beaucoupPour : Un suspense... Où sommes nous ? Nous ne le savons pas. Quelque part, en Russie. Qui est cette femme ? Nous ne connaîtrons jamais son nom. Face à elle, nous sommes face à une énigme. Perdus dans un monde où priment les sensations. Un monde où l'herbe grince. Où les voix, en pleine nature, résonnent comme dans une pièce vide. Où il vente dans les chambres à coucher comme dans un grand champ. Où l'on entend le sifflet d'un train que l'on ne voit jamais et les rumeurs d'un orage qui n'éclatera pas. Le moindre murmure nous obsède. Des bourdonnements de mouches reviennent régulièrement nous tourmenter. Les sons finissent par prendre le pas sur l'image, exprimant l'indicible des êtres qui vont à la dérive. Dans cet inquiétant paysage, cette femme est notre seul repère. Elle est prisonnière d'une vie qu'elle exècre. Entre son mari et ses amants, sa vie est un balancier. Elle-même est un être hybride, qui nous irrite, nous intrigue, puis nous envoûte. Ses gestes sont lents et soudain brusques. Son attitude est craintive et, l'instant d'après, provocante. Elle est à la fois sensuelle et repoussante. Féminine par sa douceur, mas- culine par sa dureté. Filmée comme une naine (dans un champ, les herbes, à ses côtés, ont l'allure de grands arbres), puis comme une géante (elle passe, brièvement, au-dessus de la ville et surplombe les maisons réduites, à l'état de ma- quettes miniatures). Elle mélange, dans une même phrase, russe et français. Sa voix passe du cri le plus aigu à un chuchotement inaudible. En elle, deux personnalités cohabitent, qui se cognent et se brisent. Et nous voilà sous le choc d'un film étrange. Car les dérèglements de son héroïne agissent sur nous comme sur son entourage, provoquant, tour à tour, gêne, fureur et perplexité. Mais cette gêne, qui retrouve ici son sens étymologique de « torture », nous fait ressentir, réellement, la souffrance de cette femme. Nous la partageons, même sans la comprendre. Et la fureur nous force à dépasser notre sentimentalisme. Et la perplexité nous pousse à mieux scruter le mystère afin d'en percer la surface. Sokourov, dont c'est le deuxième film distribué en France (1), a-t-il voulu filmer l'hystérie ? Ce mal qui était, jusqu'au XIXe siècle, époque où se passe le film, un « accès d'érotisme morbide féminin ». Sans doute. Il s'inspire du plus célèbre roman français à l'étranger, Madame Bovary, où, dans le caractère de la petite provinciale de Flaubert, il décèle les racines du mal. Et l'hystérie latente prend forme. Elle éclate, exaltée par une mise en scène magnifique, parce qu'outrée. Même si, entre nous et l'écran, s'installe comme une lutte, nous sommes subjugués par ce monde asphyxiant, mais fascinant, dont l'héroïne, elle, veut s'extraire. En vain. Lorsque celle-ci va chez son usurier, elle reste à la porte. L'homme refuse de lui ouvrir. Furieuse, elle lui lance : « Vous irez en prison ! » L'homme la regarde à travers les barreaux de sa fenêtre. Il se moque d'elle : « Pour moi, c'est vous qui êtes en prison. Tout dépend de quel côté on se place ! » L'intérieur et l'extérieur, la liberté et l'enfermement : ces notions se confondent dans le film de Sokourov. Et l'on finit par croire que ce sont eux, les humains, qui, par leur agitation inutile, font naître les fameux bourdonnements. D'ailleurs, les corps s'agitent dans des soubresauts d'insectes. Et, dans une chambre circulaire où « Emma » fait l'amour, les fenêtres, allongées par l'objectif de la caméra, dessinent des alvéoles.Le temps, lui aussi, est tendu à l'extrême. Prêt à se rompre. Il rend chaque minute presque sacrée. Jusqu'à l'emboîtement final de trois cercueils, qui rassemble enfin, dans la mort, les personnalités éparses de cette femme, comme l'on emboîte des poupées russes. Le film impose en nous sa stupéfiante beauté. Comme si, pour conjurer l'angoisse de ce monde perdu, le réalisateur se devait de le filmer avec foi. Il ne s'agit même plus d'un film, mais d'une longue cérémonie liturgique. Une litanie funè- bre où les êtres, secoués de spasmes, cherchent un peu de vie. Le regard désespérément rivé vers les cieux, ils sont à l'affût d'un signe divin qui ne vient jamais. Parfois, filmés en contre-plongée, ils semblent aspirés par ce ciel à la blancheur aveuglante. Or, rien ne les sauve ni les protège. Si- non la mort. Ce que montre Sokourov, ce n'est plus seulement l'hystérie d'une femme. C'est la terreur convulsive de tous les humains abandonnés de Dieu. Noués par leurs angoisses et qui ne savent quel nom invoquer pour les aider à vivre - Philippe Piazzo (1) Le Jour de l'éclipse, est sorti en 1992. Sauve et protège, tourné en 1988, est son quatrième long métrage. 

Contre : ... interminable ! Philippe Piazzo a raison : cette gêne que nous éprouvons devant le film est bien une torture. Mais là où il a tort, c'est de nous croire fascinés par elle : tout le monde n'est pas maso. Une minute, deux minutes... quand, mais quand va-t-il enfin s'achever, ce plan interminable sur les deux amants assis côte à côte dans le lit, immobiles, muets ? Quand, mais quand va-t-il en- fin s'achever, ce film qui se prolonge encore et encore, de fausse fin en fausse fin ? Le temps suspendu se doit d'être léger. La lenteur ne se justifie que lorsqu'elle étire le plaisir. Ici, c'est l'exaspération qui s'exaspère. Car enfin, merci, on a compris : Sokourov, c'est l'anti-Tarkovski. Pas seulement parce que, pour lui, le ciel est vide. Mais surtout parce qu'il remplace l'inspiration par le labeur. Il fabrique, il trafique, il combine. Tenez, prenons sa bande-son. Elle est sublime sa bande-son. Elle a dû lui coûter des mois et des mois de travail. Mais à quoi bon, si elle ne nous emporte nulle part ? A quoi bon, si tout ce qu'elle nous évoque, c'est cette réflexion mi-admirative, mi-lassée : « C'est vrai, la bande-son est sublime. » Mais on ne devrait même pas s'en apercevoir. On devrait être emporté, chaviré, ailleurs. On devrait être obligé de faire un effort énorme pour revenir sur terre et parvenir à analyser les causes de notre bonheur. Au contraire, pour meubler notre ennui, nous avons tout loisir d'analyser une à une toutes les qualités du film. C'est vrai ­ Philippe Piazzo a encore raison ­ il y en a. Mais nées d'une volonté précise de dire ceci, de symboliser cela. Ah, le symbole ! C'est la mort de la poésie. On se dit : « Tiens, Madame Bovary est enfermée dans son microcosme comme une mouche dans un bocal. » Et en avant pour le bourdonnement des mouches ! Alors qu'un poète, un vrai ­ Tarkovski, par exemple ­, oublie toujours le « comme ». Il fonctionne d'instinct. Il utilise la métaphore. La métaphore, c'est l'identification immédiate. L'auteur ressent soudain l'envie irrésistible de mettre des mouches sur sa bande-son. Il le fait. Et ce n'est qu'après coup qu'il comprend pourquoi il les a mises. Le spectateur, alors, lui emboîtera le pas : il ressentira d'abord une émotion ; il ne l'analysera qu'après. Mais où est l'émotion dans Sauve et protège ? Où est le feu sous la glace ? Où sont l'urgence et la nécessité ? Sur l'écran passe, hiératique, une femme, tantôt ­ rarement ­ belle et jeune, tantôt ­ le plus souvent ­ filmée comme un vieux travelo. Sur l'écran ­ car on n'oublie jamais qu'on est devant un écran ­, il y a des cadrages savants. Sur l'écran, il y a beaucoup de matière grise, mais pas de coeur. Encore moins d'âme, bien sûr, puisque c'est un « monde asphyxiant » qu'a voulu peindre Sokourov. Mais alors, il n'y a pas que l'héroïne qui voudrait s'en échapper. Nous aussi. Et vite ! -
 Claude-Marie Trémois Sortie le 31 août

vendredi 14 novembre 2014

Daral Shaga au Maillon: on y va?



Bonjour à tous les premières spe
Le samedi 6 décembre  à 20H30 au Maillon à Strasbourg il y a un spectacle sur le thème des migrants qui me semblent très intéressant. Je l’avais repéré et mis en ligne une info mais je n’avais pas vu qu’il passait en Alsace.
Sur le site du Maillon http://www.maillon.eu/ il faut aller dans la rubrique cirque. Le spectacle s’appelle Daral Shaga.
Oratorio pour trois chanteurs, trois musiciens, cinq acrobates et un chœur fantomatique, Daral Shaga retrace le parcours croisé d’un émigré sur le retour et d’un duo en route vers un ailleurs meilleur.
Philippe de Coen de la compagnie Feria Musica (Infundibulum en 2012 au Maillon) a un goût prononcé pour les défis et la confrontation du cirque aux arts de la scène. Il réunit ainsi l’écrivain Gaudé (Prix Goncourt 2004 pour Le Soleil des Scorta), le compositeur Kris Defoort (An Old Monk ou Les Concerts Brodsky), le metteur en scène Fabrice Murgia (Le Chagrin des Ogres, festival Premières 2010 et Ghost Road, 2013), ainsi que l’ensemble Vocaal Lab autour de cette idée : monter un opéra circassien contemporain.
Seriez-vous intéressé ?
 Urgent: Je n’ai que deux places dans la voiture. Le spectacle dure 1H30, c’est jouable en train mais compliqué. Vous pouvez y aller aussi en famille sans moi si ça vous intéresse vraiment. Dites-moi ce qu’il en est. Vous avez un tarif réduit du fait de votre abonnement à la CDE.
Billetterie : 03 88 27 61 81 / billetterie@maillon.eu

extrait video

Travaux d'Olivier Neveux: un théâtre "d'hypothèses communistes"? (Alain Badiou)

Pour prolonger l'article d'Olivier Neveux que je vous ai distribué en cours:
http://www.scielo.br/scielo.php?pid=S1517-106X2009000100008&script=sci_arttext

La lecture en est peut-être complexe mais essayez de le lire à la lumière de ce dont nous avons parlé en cours. Je suis sûre que vous en êtes capables et n'oubliez pas de m'interroger par mail sur les passages vraiment trop difficiles à comprendre.

jeudi 13 novembre 2014

Jean Vilar

Hommage à Jean Vilar sur Culturebox

Jean Vilar (25 mars 1912 - 28 mai 1971) aimait se décrire comme un artisan du théâtre, pour souligner tout ce qui le séparait – lui, fils de boutiquiers − du grand spectacle racoleur monté dans l’espoir du profit. Sa jeunesse en province, où la vie culturelle est réduite à la portion congrue, en fera un militant de la décentralisation et du théâtre pour tous. C’est après avoir assisté à la répétition de Richard III, dans une mise en scène parisienne de Charles Dullin (1885-1949) qu’au tout début des années 1940, Vilar fait ses premières armes comme comédien, régisseur et directeur de formation. Au sein de la Roulotte, il s’initie à l’administration et à la promotion d’une troupe itinérante ; expérience qui, autant que les tournées en province, la sobriété des spectacles sous chapiteau, façonnent le futur organisateur du Festival d’Avignon.
Ce dernier naît sous l’impulsion de René Char et Christian Zervos, séduits par Meurtre dans la cathédrale de T. S. Eliot, tel que La Compagnie des sept l’avait interprété en 1945. Char et Zervos invitent alors Vilar, qui dirige la compagnie, à monter en Avignon un spectacle théâtral pour compléter l’exposition d’art moderne qu’ils organisent au Palais des Papes. Le succès des créations présentées en septembre 1947 [1] ne se démentira pas. Sous ces auspices, Vilar est appelé, en 1951, à reprendre le théâtre du Palais de Chaillot. À sa charge de rénover, avec le répertoire de cette salle parisienne, le théâtre français. Car dans l’après-guerre, ce dernier ne trouve en effet plus sa place : comment considérer un art devenu simple divertissement, au sortir de la barbarie ?
La création du Théâtre National Populaire, que Vilar dirige énergiquement entre 1951 et 1963, s’inscrit dans ce contexte de crise. Vilar, qui affirmait déjà en 1946 qu’on ne peut faire « du bon théâtre » sans avoir préalablement « fai[t] une société [2] », espère régénérer l’individu en l’invitant à une fête républicaine qui aurait pour cadre le théâtre. Une fête qui constitue un retour aux sources du genre, dans un souci d’épurement commandé par la situation historique : « la guerre a fait retrouver non seulement les besoins premiers de l’existence, mais peut-être aussi une conscience plus claire de l’existence [3] ». Pour réunir tout un peuple dans la fête, Vilar refonde une communauté artistique, dans le lien entre les auteurs, les acteurs, les chefs de troupes, les metteurs en scène et les pouvoirs publics ; il invite à la fraternité la France divisée par l’Occupation. Son théâtre sera national, mais ouvert à l’étranger ; il sera populaire, mais de qualité. Vilar a donc une haute idée du Théâtre National Populaire − un théâtre actuel, éthique, qui redonnera leur place aux auteurs et aux acteurs. Une politique culturelle ambitieuse accompagne ses propositions esthétiques : pour faire du théâtre une ressource courante, Vilar le décentralise, adapte tarifs et horaires, crée des liens avec les comités d’entreprises et les structures scolaires… Autant d’innovations qui, entre 1951-1963, valent cinq millions de spectateurs à ce « théâtre, service public [4] ». Une réussite qui favorise l’institutionnalisation et la professionnalisation du secteur théâtral, et devient le parangon des politiques culturelles publiques du second XXe siècle.

 http://www.laviedesidees.fr/Jean-Vilar-de-vent-et-de-sable.html

Une émission de France InterLa Marche de l'Histoire sur Jean Vilar
sur la création du festival d'Avignon:


Théâtre "politique": Erwin Piscator

Une video en anglais qui contient des photos:
http://vimeo.com/19550097

 Piscator, 1893/1966, fut un des pionniers du théâtre prolétarien et exerça son métier d’abord en Allemagne dans les années 20,30 puis aux Etats Unis avant de revenir à Berlin après la guerre avec un engagement politique qui ne tarit jamais. Aux cotés d’Ernst Toller, Brecht ou encore du peintre expressionniste Grosz il va populariser un théâtre qui exprime les contradictions de classe de la société non seulement pour les dénoncer mais également dans le but de « transformer la société ».  Il est un des premiers à utiliser le cinéma au théâtre.

une émission de radio très claire

Le peintre  expressionniste collaborateur de Piscator: Grosz

Théâtre "politique": Bertold Brecht

Pour approfondir l'exposé de Clément et Kadir, voici des liens précieux:
http://fresques.ina.fr/en-scenes/parcours/0010/le-theatre-brechtien-et-son-heritage.html

Sur le concept de théâtre épique

Sujets sur Cendrillon

Vous trouverez les sujets dont j'ai parlé ce matin sur le site de mes collègues du Nord

Chacun d'entre vous doit traiter pour le 27 novembre un sujet portant sur son personnage.