lundi 12 janvier 2015

Séance du 6 janvier La Dispute Rencontre avec Sandrine



Séance du 6 janvier La Dispute Rencontre avec Sandrine

Corps au même niveau que le texte
Mise en route : naissance venir au monde-  Etre de sensations pas de pensée-  être nourris de l’énergie collective mais travailler pour soi
Ensuite solo : résumé original de l’œuvre.
Réflexion sur le titre : la dispute
Lecture de la pièce : travail à la table
Proposition d’espace à rapporter la prochaine séance.
Trouver très vite une forme possible de représentation.
Exercice : ne jamais s’arrêter de travailler tout en écoutant le guidage de Sandrine
 Marche- ramasser un objet, le regarder, le laisser s’envoler, courir après, dire « reviens » trois fois, déçu qu’il soit parti 0 -1 avoir conscience du corps de la plante des pieds jusqu’au souffle -2 hyper lent, très développé ouvrir le dos, ouvrir le regard aller loin, yeux derrière la tête marionnette avec fil aux articulations et qui fait que vous vous déployez
Vous venez d’arriver quelque part et vous ne connaissez pas cet endroit tout est nouveau, vous n’avez jamais rien vu de tel : étonné sens fort du mot « frappés par le tonnerre » yeux qui s’écarquillent chacun pour soi mais avec énergie, ne pas penser, sentir aller dans des niveaux différents.
Quelqu’un bouge ça a des répercussions sur tout le monde : Mille corps dans un corps.
Exploration de la voix aussi
Pris d’un terrible sommeil : résistance pour aller au soleil, parole pour dire la fatigue qui gagne
S’écraser au sol : râle, baragouin et s’étendre : profiter pour bien respirer, être relâché, détente.
(Sandrine très contente de ce qu’elle a vu) chacun dans sa bulle mais l’énergie des autres doit vous travailler
Vous allez naître : découvrir le corps, les lumières et seulement à la fin les autres. Déroulement dans le temps toujours nourrir le jeu. Se concentrer à 3à secondes de la naissance.
Détail de vous-mêmes : sensations, tout de suite attention à la naissance de la voix, filet de son : quand est-ce que l’on s’aperçoit que l’on a une voix ? est-ce que les muscles fonctionnent ? Comment les faire fonctionner ? Faites l’expérience de vous-mêmes. + de sons.
Tout n’est pas douleur et difficulté, surprise, étonnement, joie découvrir et être surpris par son propre corps. Vous êtes tout seul, vous n’avez aucune idée du regard des autres, état d’enfant qui ne juge pas. Faire des vocalises, sons souffle donnez vous de l’élan, vous êtes contents de vous-mêmes.
Rencontre garçons-filles tout est beau, tout est doux : sincère, ne pas réfléchir, pas commenter, rester dans le vrai tout le temps. Jeux complicité, étonnement, peur, courir et jouer le plus sincèrement possible.
Séparation : terrible, vraiment atroce, arrachement, déchirant, mettre de la voix Vous vous noyez dans votre chagrin. Mettez du corps dans les pleurs. Vous mourez d’amour.
Revenez à vous.
(exercice qui renvoie à la technique du clown) Je sais que je joue mais je joue avec mon corps, avec ma voix, je ne fais pas semblant.
2. Proposition d’improvisation sur La dispute : enjeu, ce qui se passe dans la pièce. Acter et metteur en scène qui font un chemin, importance des propositions. Il faut tout essayer.
Recherche sur le stade du miroir de Lacan.
Parler du théâtre pauvre de Grotowsky

samedi 10 janvier 2015

Tous les spectacles pour tous les groupes jusqu'aux vacances de février

15 janvier:  1ère et Terminales spe: Phèdre (CDE):19h
 2nde volontaires: Les mains d'Edwige (Centre Europe) 20h

22 janvier première et terminales option facultative: Farben (CDE)

24 janvier:  Terminale de spécialité: La grande histoire du commerce de Pommerat à la Filature

27 janvier: 2nde Guitou à la CDE

3 février:  2nde enseignement d'exploration +volontaires Opéra Sèche cheveu au Centre Europe

4 février:premire et terminale spé: Le capital et son singe: Filature 20H

11 et 12 février: secondes projet Opéra: Les Faux monnayeurs au théâtre municipal 

10 février: tout le monde Ali au Centre Europe

19 février  première et terminale spe 20h 30 (Attention) Pluie d'été


Phèdre de Sénèque mise en scène Elisabeth Chailloux jeudi 15 janvier 19h

Premières et terminales de spécialité, n'oubliez pas le spectacle de jeudi Phèdre de Sénèque dans la très belle traduction de Florence Dupont.
Extrait video


vendredi 9 janvier 2015

Le spectacle de Delphine qui tourne en ce moment Alice pour le moment

Un extrait video d'Alice pour le moment de Sylvain Levey
par la compagnie Actémobazar.

Mise en scène Delphine Crubézy

Dossier

ALICEà 13 ans, semble différente des autres adolescentes de son âge. Ses parents, réfugiés politiques
chiliens, ont un «drôle» d'accent, un «accent circonflexe».
Souvent contraints de déménager au gré des emplois du son père, travailleur saisonnier, Alice et ses parents vont de villes en villes en emportant, dans une vieille Mercedes, le peu de meubles et d'affaires qu'ils possèdent.
Nomades, exilés, pauvres...
Et pourtant...
Alice, à 13 ans, est comme les autres adolescentes de son âge, elle aime se faire des amis, s'amuser, elle tombe amoureuse....
Alors, en dépit de sa solitude, de ces allers sans retours, Alice grandit et se construit dans cette drôle de famille, déracinée mais aimante. Elle devient une femme et nous fait alors partager ses souvenirs, ses peurs, ses tristesses, ses joies et ses espoirs... au travers du récit de ses voyages.
 
 TURCKHEIM (68) Espace Rive Droite
- samedi 24 janvier à 20h30

STRASBOURG (67) Le Tambourin / La Maison Théâtre
- mardi 10 février à 10h et 14h30
- mercredi 11 février à 10h et 14h
- jeudi 12 février à 10h et 14h30
- vendredi 13 février à 10h et 20h30
- samedi 14 février à 10h et 20h30
- dimanche 15 février à 17h
 
 Nous ne pouvons y aller le samedi 24 janvier car nous allons déjà à la Filature voir un texte de Pommerat La grande et fabuleuse histoire du commerce mais nous pourrions essayer d'aller à Strasbourg le jeudi 12 février à 14h30. Qu'en pensez-vous? Ecrivez-moi sur lavoixduplateau@gmail.com.

Première séance sur Feydeau avec Delphine Crubézy fin décembre.



Première séance sur Feydeau avec Delphine Crubézy fin décembre.

Présentation mutuelle. Présentation du projet.

Proposition de travailler sur la scène VII de On purge bébé. (Travailler sur l’énergie, tourner les rôles entre les élèves.)
Interrogation sur la formation de l’acteur : quel est le processus d’un acteur au-delà de la technique de jeu ? Parcours personnel, secret de l’acteur, trouver à quel endroit ça parle, d’où on parle ? Autonomie.
Comment diriger un acteur : pas seulement trouver le ton juste, endroit de nécessité pour aller au plateau. Evidence de la présence de l’acteur, densité du plateau.

Exercices qui n’ont pas forcément de rapport direct avec Feydeau : outils théâtraux mais aussi art plastique, qui interroge toujours l’endroit d’où je parle, que les élèves soient auteurs de leur espace.
Comment rester engagé même quand ça ne joue pas. Didascalies chez Feydeau :appuis du jeu.

Lecture de la scène : ralentir, voir les images que l’on lit dès la première fois. Importance du travail autour de la table. Evitez les élisions qu’est-ce que c’est : diction de toutes les syllabes sauf quand Feydeau rédige l’élision.
Personnage de Julie : possibilité d’une vision féministe du personnage : condition des femmes, façon de se comporter avec les enfants. Porteur d’une vérité.
Recherche sur l’expression « entre chair et cuir » présente plusieurs fois dans le texte.
« Faire montre de «  : faire preuve de…

2ème lecture : allers et retours

Exercice 1 : "Tu veux que je… »… »Je veux que tu…. : exercice pour apprendre à ne pas anticiper
Trouver son rythme propre, ne pas se laisser contaminer par celui du voisin. Se concentrer sur sa marche, sur les appuis au sol, sentir comment le pied se déroule, les points d’appui, varier les rythmes.
Ne pas anticiper : bien se concentrer : recevoir quelque chose d’abord. Faire attention aux trois temps, les vivre. Tout est important : « tourne la tête » est différent de « regarde en arrière »
Exercice encore trop rapide car réponse trop automatique, réflexe : temps du différé : différer l’action pour pouvoir la faire plus personnellement, prendre le temps de la faire vraiment. Pas obéir mais faire quelque chose dans une participation active.
( Je veux que tu associes un mot avec l’endroit où tu es : un certain temps de latence avant que quelqu’un dise un mot à haute voix : pourquoi ? associer un mot n’est pas forcément le dire à haute voix.
Prendre le temps de s’approprier l’action, de la faire à sa manière : Tu veux que je… mentalement laisser arriver chez le comédien le désir de faire quelque chose, désir qui doit grandir en lui jusqu’à ce qu’il réalise l’action : on accepte à sa manière. Souvent l’acteur a tendance à faire une réponse automatique par désir de bien faire, de complaire au metteur au metteur en scène.
Comment on fait confiance au temps : première idée n’est pas toujours la meilleure. Très important d’entendre ce que le texte dit. Quand on construit un personnage on a souvent beaucoup d’apriori : faire attention à ce qui est dit vraiment, vraiment écrit.

2ème exercice : gamme. Travail de l’espace.
Expérimenter l’air qui est sur un plateau, sa matérialité, frottements que l’on fait dans un mouvement.
Théâtre = lieu qui matérialise l’espace et le temps
Parfois il faut être très lent pour aller très vite.
Solliciter l’imaginaire de la matérialité de l’air du plateau : imaginer et ressentir.
Point A jusqu’à un point B : aller au lointain, descendre à la face, traversée pour percevoir la matérialité de l’espace : eau en imagination ? Résistance de l’air.
Etape 1. bord de plateau : trait blanc dans la salle : se lever à son rythme et se positionner à la frontière du plateau
2. choisir un endroit vers le mur
3. y aller en regardant et se mettre en face
4 attendre que tout le monde soit arrivé et se tourner pour faire la traversée
5 partir à son rythme : marcher droit devant soi, en ressentant l’espace. Rythme à trouver pour que les capteurs sensoriels participent de cette sensation.

Retours sur l’exercice : qu’est-ce que ça produit ? Effets de lenteur : agréable et désagréable : Estelle : on se repose mais on est exposé car les gens regardent les moindres détails. Cécile : L’espace autour et celui sous les pieds, ce n’est pas la même chose.
Un des problèmes de l’acteur// à celui qu’on a en société : il sait qu’il est sous le regard, le plateau agit comme une loupe : on a tendance à se composer un personnage pour se cacher mais la vérité en soi est le plus touchant. (ex mimique qui cache les mimiques)
Comment les sensations génèrent de l’imagination ? Se libérer de la crainte de l’image que l’on renvoie.
Cf Giacometti L’homme qui marche. Traversée : piste.
Horizon de l’acteur très large : on joue  aussi pour ce qui est dans le dos ! Le monde est une scène : repousser les limites.
Pas seulement s’occuper de sa propre corporalité en traversant l’espace .

mercredi 7 janvier 2015

Retours individuels du bout à bout



Projet Des corps et des maux : retours individuels sur le bout à bout

1.       Eveil de l’amour :
-Malade Imaginaire : Angélique et Toinette : Clémence et Alexia
Le texte est su mais il est dit trop vite sans être pleinement joué : il y a beaucoup de non dit à faire apparaître : émoi de la jeune fille et en même temps elle est pleine de sa découverte, amusement de la servante qui a tout compris mais fait languir la jeune fille. Il faut aussi trouver une gestuelle qui puisse correspondre au dancing et la caler sur les répliques : essayage de vêtements, ultimes préparatifs avant d’aller danser : on peut imaginer un manège très comique : la jeune fille qui essaye plein de choses dans le vestiaire du dancing, crée tout un désordre que la servante qui du coup peut-être une ouvreuse doit remettre en place. Il faut que ça bouge ! Je ne crois pas que cela puisse être tout à fait la scène du début du spectacle. Il faudrait que derrière les mots de Molière vous mettiez un vocabulaire d’aujourd’hui dans votre tête. A improviser dans cet esprit avant de reprendre le texte réplique par réplique. Il ya encore du boulot.

-Eveil du Printemps de Wedekind : Melchior et Moritz : Pierre F et Lionel : en bonne voie pour la justesse de ce qui est dit mais pas encore de vrai travail sur la différence entre les deux personnalités : l’un plus avancé dans l’initiation, plus libre, l’autre plus anxieux. Mais pas de réflexion  approfondi encore sur l’endroit où la scène pourrait se passer dans l’espace du dancing. Il faut prendre plus de risque dans vos propositions, des choses plus crues doivent être ressenties malgré la pudeur du langage.

-Une chambre à deux de Keene : Elle et Lui : Quentin et ? Justesse de l’échange mais pas de réflexion sur l’endroit où il pourrait être dit dans l’espace du dancing : où sont-ils, que font-ils ? Quels accessoires possibles ? Il faut visible décaler la situation de départ pour que ce soit crédible.

-Les Jeunes de Lescot : Honoré et Louna: Juliette- Lionel : en bonne voie. Il faudra travailler plus encore le corps pour faire croire à l’expérimentation du baiser, pas trop caricaturer la peur du jeune homme, peut-être changer un peu l’âge du jeune homme dans le texte pour ne pas susciter le rire. Il faut aussi travailler l’endroit où la scène pourrait se passer dans l’espace du dancing, pas loin des toilettes, à matérialiser donc par un signe. peut-être présence de musique ou costume qui fait penser que ces jeunes appartiennent  à un groupe de rock, sortent d’une répét. Instruments à proximité.

-La Nuit juste avant les forêts de Koltes : extrait du monologue : Kadir : en bonne voie même si tu as écourté le texte, en revanche très peu de conscience dans ton jeu de l’espace du dancing : où dire ton monologue, comment l’adresser vraiment au public ? Comment faire évoluer les déplacements, comment faire apparaitre les graffiti du nom ?

-Emmanuel Darley : fille/garçon et chœur : Eva-Alexis (définir qui fait le chœur) : à travailler même si dans le jeu le côté poétique existe déjà, l’innocence de l’enfance et la colère face aux contraintes du monde. Pas de réflexion en revanche sur comment cette séquence peut s’intégrer dans l’espace du dancing : où la placer, comment la décaler pour qu’elle soit crédible malgré une écriture très spéciale.

- Cergy Blues : Fille 1/ Fille 2 : Meroua, Inoulia : le texte est su mais il n’est pas audible, vous récitez sans jouer vraiment, le corps n’est pas du tout engagé. Vous ne donnez pas l’impression qu’il s’agit d’une vraie parole inventée au fur et à mesure du dialogue dans un vrai échange. Tout va trop vite. Il faudrait avoir les photos avec vous. A travailler d’urgence. Maintenant que le texte est connu, tout le jeu est à inventer. Où placer cette scène : autour d’une table c’est bien mais il faut parler beaucoup plus fort comme si tout à coup on avait mis un haut parleur au-dessus de votre table

2.  jeu de séduction
-Don Juan Charlotte et Mathurine : deux filles et un garçon :Margaux, Bine Cécile, Mélissa : décevant car certains ne connaissent pas du tout leur texte du coup ceux qui le connaissent sont bloqués. Aucune réflexion sur l’endroit où ça pourrait se passer dans l’espace projeté. Tout est à faire !
-La scène du balcon de Cyrano : deux garçons et une fille : Quentin, Lionel, Cécile spe : en bonne voie sauf Cécile qui a encore le texte en main  alors qu’elle a peu de texte à jouer dans l’ensemble du projet. Du coup je me demande si ça suffit pour l’examen. Décevant pour elle. Peu de concentration d’ailleurs, des bavardages. En dessous du niveau de spe très nettement. Il faudrait plus de réflexion sur l’endroit où placer cette scène dans l’espace du dancing : jeunes qui reviennent d’une répétition de théâtre, comédien s qui viennent envahir le plateau du dancing, intermède dans le spectacle donné sur le plateau du dancing…etc 

- Extrait d’Incendie de Mouawad : un garçon et une fille : Marianne et Filippe : belle improvisation de ta part, Marianne. Appuye-toi encore plus sur le public dans ce genre d’exercice. Il faut penser davantage à l’insertion de la séquence dans le dancing : paroles échangées entre des personnes présentes, comment décaler le texte pour le rendre crédible.

-Choco BN de Durringer : un garçon et une fille : Eva-Clément : en bonne voie pour la justesse de l’échange mais il faut réfléchir plus à l’endroit où ça pourrait se passer.

- Le bal de Duras ( chœur) : texte Eva : voir remarque générale.

3. La demande en mariage ( Tchekov) : deux garçons et une fille : Lise, Bryan, Alexis : en très bonne voie, justesse, crédibilité de l’échange mais il faut réfléchir à l’endroit où le mettre dans le dancing pour que ce soit crédible dans ce contexte : dans ce bal il y a des paysans et la demande en mariage à lieu pendant le bal, la femme est peut-être allée au toilettes et n’est pas présente au début. Tout ce travail est encore à faire.

4. Le mariage empêché : Réunification des deux Corées : cinq filles et deux hommes : Imoulia, Alexia, Eva, Laurine, Marie, Clément, Hugo ( à travailler en priorité car en friche complètement et certains ne jouent que là dedans, se poser d’emblée la question où le placer dans le contexte du dancing)

5. La dispute
Tartuffe : un garçon, deux filles :, Anna  R, Clément, Léia : en bonne voie pour les deux jeunes gens, à travailler pour la servante mais pas de réflexion sur où placer la scène dans le contexte du dancing. Donc à travailler en ce sens.

6. Séparations
Réunification :
Divorce : deux femmes : Margaux, Melissa : n’a pas été joué .il me semble.
La part de moi : deux femmes : Louise et Laurine : bien tenté en l’absence de Laurine. Pas sûr que l’homme au centre soit envisageable de cette manière dans le contexte du dancing. Donc réfléchir où placer cette scène.

L’amour ne suffit pas : un homme et une femme : Eva-Kadir : bien pour la justesse de l’échange mais vous n’avez pas réfléchi au contexte du dancing pour décaler votre scène en dehors d’une chambre à coucher. Il faut donc travailler la mise en espace. Ils viennent peut-être de faire l’amour dans les toilettes…

 Séparation : deux hommes et une femme : Bryan, Filipe,  Marie : en bonne voie pour la justesse de l’échange. Marie est très émouvante et juste, Bryan crédible, Filipe doit encore trouver sa gestuelle. Il faut aussi réfléchir où ça pourrait se passer dans le dancing de la faon la plus crédible.

Lili, Henri, Gabrielle : Lili : Estelle, Henri : Pierre F. Gabrielle : Anna Cluzel : en bonne voie pour tous. Encore travailler la mise en espace dans le contexte du dancing, les accessoires nécessaires, les entrées des différents personnages.

Psychose de Sarah Kane : Juliette : en très bonne voie, un moment fort. Encore réfléchir à la mise en espace et aux déplacements pour qu’un maximum de gens en profite.  Etre encore plus « folle » au début c’est-à-dire vraiment dans un monde à part mais conserver la force de l’adresse aux gens ; Accentuer la chanson, très beau la reprise du groupe qui a créé la seule surprise collective de l’improvisation générale.

7 Les conséquences de l’amour
Réaction à la tromperie des conjoints : rapprochement (Réunification) : un homme et une femme : Pierre Merlen, Schimmel Raphaelle : des répliques très bien senties de Raphaelle qui mériteraient un investissement plus grand de la part de Pierre, la scène pourrait être magnifique mais il faut trouver le moyen de la décaler dans le cadre du dancing ce qui n’est pas facile mais vous auriez dû y penser . A travailler en priorité pour que Pierre trouve de l’assurance dans le texte qu’il a appris. Peut-être qu’il faut une introduction de la  scène du type la femme raconte aux autres convives comment elle a rencontré son nouveau compagnon et à un moment ils rejouent la scène de leur rencontre.

Garder le bébé : Réunification : un homme et une femme : Laura Stoessel, Clément : en bonne voie même si Clément a lu, le contraste entre le calme de la jeune fille et la colère du médecin est intéressé mais il faut veiller à être audible. Clément doit réfléchir davantage au contenu des coups de fil qu’il reçoit pendant son entretien avec la jeune fille. En quoi influencent-ils son état ?

8. Vieux couple : extrait de la Cantatrice Chauve : un homme et une femme : Boyer Kilian, Lucie Zenner : en bonne voie pour la justesse, mais il faut approfondir le placement de la scène dans le contexte du dancing. Pas rester assis pour la petite vieille, avoir un corps de théâtre, prendre à partie les autres pour signaler l’indifférence du mari. Pour lui jouer les petits bruits de bouche si agressifs pour elle. Prendre des risques dans les propositions de jeu. C’est trop sage !

Nouveaux monologues à insérer: Cécile : trop mou. Il faut s’adresser aux gens : elle est mythomane mais elle croit à ses histoires dès qu’elle commence à les raconter même si elle voudrait plutôt dire la vérité. Ecoute davantage les conseils des metteurs en scène pour progresser. Chaque monologue doit créer un effet de surprise sinon c’est vite ennuyeux. Il faut penser à un costume, des accessoires. 

Raphaëlle : en très bonne voie. L’adresse est juste. Là aussi penser à un costume, des accessoires. Peut-être pas restées assise tout du long.

 Hélène : en très bonne voie, crédible, encore accentuer les trouvailles de jeu. Attention à l’articulation par moments.

Pauline : inexistant !

Bonnes surprises  dans l’ordre de passage : Pierre F., Lionel, Quentin, Kadir, Juliette, Eva, Alexis, Marianne,Clément, Lise, Bryan, Anna R, Louise, Marie, Filippe, Estelle , Anna Cluzel, raphaelle, Laura, Lucie, Killian, Hélène.

Sérieux mais nécessité d’augmenter le niveau de jeu : Clémence, Alexia, Inoulia, Meroua, Cécile Bine, Melissa, Felipe, Léia

Déceptions : Margaux, Cécile term, Pierre M., Hugo, Pauline

Problème de l’assiduité de Laurine souvent absente.

Jeudi 15 janvier Les Mains d'Edwige au Centre Europe à 20H

Teaser filmé par Vladimir Lutz


LES MAINS D'EDWIGE AU MOMENT DE LA NAISSANCE
Auteur Wajdi Mouawad

 Esther a disparu il y a dix ans. Sa famille a invité le village à venir lui faire un dernier adieu lors d'une messe. Mais sa soeur Edwige prétend qu'Esther est toujours vivante.

 Elle a un don. Chaque fois que qu'Edwige joint les mains, une eau pure et lumineuse en coule. Jusqu'ici, la pièce Les mains d'Edwige au moment de la naissance écrite en 1993 par Wajdi Mouawad ressemble à un conte merveilleux. L'ennui c'est que la jeune fille vit dans une famille cupide, avide de l'exploiter pour sortir de sa misère. Le frère aîné, Alex, profite donc des funérailles fictives organisées pour sa soeur Esther, disparue depuis dix ans, pour tenir un grand rassemblement dans le salon familial et faire payer les curieux lorsque l'eau coulera des mains d'Edwige. Indignée, cette dernière fuit la foule et se réfugie dans l'obscurité de la cave car elle refuse de croire à la mort d'Esther.

N'hésitez pas à aller voir le spectacle pour moins de 5 euros au Centre Europe.

mardi 6 janvier 2015

Retours généraux sur le bout à bout de la séance du 6 janvier



Retours sur le l’improvisation filée de Des Corps et des Maux !
Remarques générales :
+ Nous sommes allés au bout du « matériau » disponible même si certains textes ont été grandement écourtés ou pas donnés complètement du fait de quelques absents(2)
+Si l’on devait jouer dans une semaine : une sélection de propositions d’une heure serait jouable en l’état. ( Je rappelle que Patrice et moi n’avons aucune obligation de mettre tout le monde sur le plateau si ça ne tient pas la route : nous ne fabriquons pas un spectacle mais montrerons un état du travail, un état « montrable ».Si vous voulez être dans le spectacle, il faut  le vouloir vraiment c’est-à-dire bosser vraiment.
+ Quelques très beaux moments où le texte « accroche » le public, où on entend ce qui est dit parfaitement, où les « adresses » sont nettes, précises et portent. J’ai eu des frissons par moments.
Les remarques moins positives vont être plus nombreuses. C’est normal, nous sommes en phase de création et tout est à bâtir donc à améliorer.
-          Comme les textes sont encore « trop verts »,  c’est-à-dire pas assez bien sus et pour certains pas sus vraiment, il n’y a pas de liberté d’improvisation, de propositions, d’occupation d’espace. Seuls ceux qui connaissent bien leur texte  (Et son enjeu, la situation, les nuances des émotions qu’il traverse, à qui il s’adresse phrase par phrase)) sont en fait libres de jouer vraiment. Il faut atteindre cet état car la mise en scène doit pouvoir être changée une heure avant le spectacle sans que ça pose problème dans ce genre de travail !
-          Très peu de gens ont travaillé en autonomie une mise en espace à proposer à Patrice ou à moi qui tienne compte de l’espace scénique projeté : un dancing dans la salle du Centre Europe, alors que nous vous avons alerté sur ce plan durant tout le premier trimestre. Certains d’ailleurs ne proposent aucun espace, aucun déplacement, aucun mouvement et semble attendre que la mise en espace tombe du ciel. Qu’ont fait ces gens pendant tout le temps laissé en autonomie pour travailler ces aspects justement ? On ne dirait pas que la plupart d’entre vous ont au moins deux ans de théâtre derrière eux. C’est souvent raide dans la posture. Il n’y a pas  assez d’essais engagés, de prise de risque, de truc délirant qui surprend, étonne, bouleverse. On dirait que le groupe tétanise, bloque, fige, au lieu de donner de la force et de l’imagination.
-          -Autrement dit les corps sont très absents – encore plus d’ailleurs quand les mots manquent. Vous ne faites pas assez confiance à vos émotions- je sais, c’était à froid après les vacances !- mais tout de même : intensité du désir, découverte de l’autre, sexe qui obsède, réaction de souffrance, d’étonnement, devant les rejets, colère, rage que sais-je, tout ça c’est d’abord dans le corps que ça arrive.
-          Très peu de propositions qui prouvent une écoute de ce qui se passe sur le plateau : pas d’imagination pour meubler les trous, des sorties du jeu inopportunes,  des texte en main quand il fallait improviser, peu de chansons, de musique improvisée, de bruitage donc peu de surprises heureuses, d’offrandes au public que nous formions tous. (Le manque d’écoute et d’attention aux autres est d’ailleurs un truc qui m’a empêchée de jouir des beautés de certains moments. J’ai du mal à comprendre ce genre d’attitude au niveau où vous êtes. Comment créer un spectacle quasi pro avec des gens qui se fichent des autres ! Si le spectacle devient génial, c’est seulement si tout le monde s’aime et se surpasse. Sinon ce sera juste passable. N’ayez pas la mémoire courte !)
-          - Certains textes ne sont pas audibles pour différentes raisons : voix trop faible, pas assez projetée, pas de véritable adresse- certains ne semblent pas avoir conscience qu’ils jouent pour l’ensemble du public. Pourtant quand on voit jouer ceux qui portent la voix, c’est évident ce qu’il faut essayer de faire. (Quand me donnerez-vous le sentiment d’apprendre à jouer à partir du regard que vous portez sur le travail des autres, c’est là que la réflexion du carnet de bord pourrait être utile.) 
C’est aussi une question de justesse : plus vous comprenez ce que vous dites, ce qui se passe entre les personnages, plus vous jouez juste même sans trop « projeter »le son parce que vos paroles sont vraiment adressées. Certaines répliques sont récitées, pas dites en donnant l’impression qu’elles sont inventées au fur et à mesure et adressées vraiment. Pensez que pour le public le découpage en extrait sans toujours un lien entre eux est déjà complexe, alors si vous boulez le texte ou le dites sans le jouer vraiment, l’ennui est assuré !
-          -L’esprit de la scène du bal n’a pas été rendu- a-t-il seulement été compris ?, en fait elle n’a pas été jouée. Eva n’a pas dit le texte, Cécile n’est pas entrée. Il ne s’est rien passé de scotchant, vous avez juste dansoté un peu. (...)
Les retours individuels sont pour demain.

lundi 5 janvier 2015

Pour les Terminales: tout savoir sur Man Ray

Je tombe sur une conférence très intéressante que je vous transmets aussitôt:
http://plus.franceculture.fr/propos-de-man-ray