jeudi 12 novembre 2015

Antonin Artaud et la recherche d'un théâtre de la cruauté

Site sur Artaud avec un documentaire sur son enfance à Marseille et d'autres documents visuels et sonores.


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Artaud l'homme-théâtre

"Si je suis poète ou acteur, ce n’est pas pour écrire ou déclamer des poésies, mais pour les
vivre. Lorsque je récite un poème, ce n’est pas pour être applaudi mais pour sentir des corps
d’hommes ou de femmes, je dis des corps trembler et virer à l’unisson du mien, virer comme
on vire, de l’obtuse contemplation du bouddha assis, cuisses installées et sexe gratuit,
à l’âme, c’est-à-dire à la matérialisation corporelle et réelle d’un être intégral de poésie."
 
 « Le spectateur qui vient chez nous
saura qu’il vient s’offrir à une opération véritable
où non seulement son esprit, mais ses sens
et sa chair sont en jeu. [...] Il doit être bien
persuadé que nous sommes capables de le faire
crier. »
 
 
 
 
Artaud et le théâtre balinais:

 
. Artaud est à la recherche d’un nouveau langage théâtral depuis longtemps, un théâtre dont le langage « pur » serait la mise en scène. C’est-à-dire de déterminer quel est le langage spécifique du théâtre. Ce théâtre pur, il le rencontre lorsqu’il assiste à un spectacle de théâtre Balinais[1]. Il fut très impressionné par ce théâtre où les gestes deviennent des mots dans une précision mathématique et rythmée. Dans ce théâtre, tout est orchestré, chaque mouvement, chaque battement de cil semble prévu et essentiel à la représentation. Chaque élément (le jeu, les costumes, le son, les gestes, etc.) prend par à l’action ; ils jouent et signifient. Il pu, lors de cette représentation, voir ce spectacle total qu’il recherchait. 
            Le théâtre Balinais proposait une vision sacrée non religieuses que l’occident semblait avoir repoussé depuis un moment. Cette approche plus sacrée fut vue par Artaud comme un moyen de se rapprocher des origines du théâtre. Cet appel à la spiritualité était en quelque sorte la réponse au questionnement sur la métaphysique qu’il se posait depuis ses débuts dans le théâtre[2].Pour Artaud, l’utilisation du mythe et du rite correspond à la présence et la confrontation des forces cosmiques qui ne s’associe pas à un théâtre mythique. Son théâtre appel au dépassement provoqué par les forces cosmiques.


[1] Lors de l’exposition coloniale de 1931.
[2] Dès 1925 dans des articles tels Position de la chair et Fragment d’un journal d’enfer

Artaud et le théâtre de la cruauté:
 
Théâtre de la cruauté
            Suite au contact du théâtre Balinais, Artaud a vu ce à quoi il aspirait et il est en moyen de créer le théâtre de la cruauté. Son théâtre eut des débuts difficiles car il semblait impossible à
réaliser et il fut complexe pour Artaud de trouver du financement et des collaborateurs même si les écrits qu’il publiait en intriguaient et intéressaient plusieurs.
            Le théâtre devait maintenant passer par un système nerveux et musculaire afin de réunir le geste et la pensée sur la scène. Il se sert de ce qu’il a vu dans le théâtre oriental ; des corps orchestrés, poussés au maximum afin de montrer que le corps est toujours inachevé. Ce théâtre était fondé sur l’idée de ramener l’homme vers la source de ses conflits, le théâtre avait donc un fond psychologique[1]. Il tentait de provoquer une crise de l’âme et un désir de renouer avec le catharisme en utilisant le mythe.
             Dans l’idée d’un spectacle total, la place du texte devait diminuer et, en disparaissant, l’auteur disparaissait permettant au metteur en scène de devenir créateur. Le texte, pour Artaud, est le langage spécifique de la littérature et le théâtre, étant une autre forme d’art, se devait de posséder son propre langage, un langage spécifique à ses nécessités et se messages. Artaud n’excluait pas la parole mais elle représentait pour lui une réalité distincte dont il voulait s’éloigner. La destination de la « parole » est changée. Dans cette optique, il fait une place à une forme de poésie gutturale et sonore, où l’on s’exprime par des sons et des bruits qui, avec leurs mélodies et intonations, transportent un message sans mot. Artaud retire au texte son pouvoir narratif et explicatif.    
            Dans le texte Le théâtre et la peste[2], Artaud compare le théâtre à une infection, la peste, afin d’aborder l’idée que lorsque l’homme est au bord du gouffre sa vrai nature se dévoile. Lors d’une peste, l’instinct primaire ressort et l’enchainement à la morale publique n’est plus. L’homme est révélé sous « sa plus simple expression ». Artaud formule sa comparaison ainsi : « L'état du pestiféré qui meurt sans destruction de matière, avec en lui tous les stigmates d'un mal absolu et presque abstrait, est identique à l'état de l'acteur que ses sentiments sondent intégralement et bouleversent sans profit pour la réalité. Tout dans l'état physique de l'acteur comme dans celui du pestiféré, montre que la vie a réagi au paroxysme, et pourtant, il ne s'est rien passé.[3] » Cet extrait témoigne de la vie intérieure de l’acteur lors de ses jeux de tensions avec les forces cosmiques lorsque l’homme est ramené vers ses sources. Ce parallèle cherchait à redonner sa dimension sacrée au théâtre et à transporter les spectateurs vers un état second. Artaud s’est intéressé à la distance entre le spectateur et le spectacle. Il voulait éviter que la distance crée une forme de pitié (donc de supériorité) qui ne permettait pas au spectateur de s’immerger dans la représentation et d’aller vers cet état second.



[1] Artaud ne souhaitait pas être associé à la psychologie, s’est pourquoi il s’est tourné vers la métaphasique et le théâtre oriental.
[2] Le théâtre et la peste, prononcé lors d’une conférence le 6 avril 1933 à la Sorbonne, au groupe d’Études Philosophique et Scientifiques pour l’examen des tendances nouvelles.
[3] Le théâtre et la peste, p.35


Artaud avait plusieurs propositions pour le théâtre ; il voulait sortir des salles classiques pour jouer n’importe où, éliminer complètement la scène afin que les spectateurs puissent observer le spectacle se déroulant tout autour d’eux[1], il proposait d’utilise de grandes marionnettes surdimensionné qu’il avait vu dans le théâtre oriental et dans le travail de Jarry afin de créer de fortes impressions sur le spectateur, le tout sur une scène exempte de décors où le jeux d’acteur se traduit par une gestuelle mathématique et une voix sans parole.
            Le théâtre de la cruauté fut basé sur de multiples influences; le théâtre d’Alfred Jarry et Balinais, la littérature Élisabéthaine, l’œuvre de Lucas Van den Leyden, etc. ces éléments furent tous partie intégrante de l’œuvre d’Artaud car ils répondaient ou plutôt, s’harmonisaient avec le questionnement d’Artaud sur le fondement du théâtre et sur son langage propre. Elles ont servis d’assises à ses recherches, propulsant ses idées métaphysiques sur scène. 
par Evelyne Lalancette


[1] Ariane Mnouchkine expérimenta entre autre cette idée.


mercredi 11 novembre 2015

Séance du 16 octobre Bacchantes par Kadir



Séance du 16/10

Sandrine, comme prévu, n’a pas assisté à la séance. C’est donc Mme Huckel qui s’en ai chargé.
Le professeur a commencé la séance en nous montrant un livre de photo : Il s’agissait d’une création d’Ariane Mnouchkine intitulée Trilogie des Atrides  avec différentes photos prises sur scène, notamment du choeur dans Agamemnon. Ainsi le professeur nous a fait réfléchir, à travers une autre œuvre que les Bacchantes, à la problématique suivante : à partir de quels éléments de costumes on peut imaginer le choeur antique.Les costumes conçus pour le spectacle d'Ariane Mnouchkine étaient fortement inspirés par le Khathakali indien.

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J’ai trouvé ces photos très belles et intéressantes. Déjà par rapport aux postures et émotions des personnages mais aussi par rapport à la beauté de la mise en scène. Les personnages même à travers la photo dégageaient une présence et l’espace de jeu était immense. 
Après cela, nous avons posé des questions au professeur par rapport à l’approfondissement qu’il faudra rendre pour le bac. Nous avons parlé environ 1h à ce sujet. Personnellement, je vais tenter de faire un rapprochement entre la figure de Jésus et celle de Dionysos, même si Mme Huckel m’a prévenu de la difficulté du travail et que la réflexion nécessiterait de l’aide venant de personnes spécialisées en théologie. 
Par la suite, nous avons commencé l’échauffement par une marche neutre dans l’espace. Comme d’habitude, il faut éviter de tourner en rond mais il faut changer de direction instinctivement. Toujours en marchant, le professeur nous a demandé de nous métamorphoser,  nous avons dû incarner des animaux, d'abord un serpent et une fois cette étape de la transformation faite, le professeur nous a demander d’inventer une chanson qui avait un rapport avec l’animal et la pièce. Nous avons recommencé cet exercice deux fois avec des animaux différents. Au total, nous avons travaillé le serpent, le chien  et le taureau. J’ai trouvé l’exercice intéressant, surtout la transformation du chien car il m’a permis d’élaborer des idées pour la pièce.( Développe ton commentaire. Pourquoi vous ai-je fait faire ce travail?)
La dernière transformation a permis au professeur d’enchainer sur un autre exercice : chacun son tour, grâce à une veste qui servait de muleta, nous sommes rentrés dans le personnage d’un torero. Je n’ai pas très bien compris le but de l’exercice, si ce n’est que prendre la place de Dionysos, être le dompteur du troupeau.( C'est une idée de Sandrine car Dionysos est souvent dans le texte des Bacchantes assimilé à un taureau,( Cherchez des occurences dans le texte pour le prouver.) en même temps il cherche à attirer Penthée dans un piège comme un torero qui leurre la bête.)

Enfin, nous avons fait un dernier exercice qui consistait à former un cercle bachique. Nous devions tous chanter «L’Evohé » (un chant créée par Sandrine et le groupe pour la PARODOS), dans le même rythme jusqu’à que l’un de nous prenne l’initiative de venir au milieu et de proposer un autre rythme. Ainsi, tout le monde devait suivre le rythme proposé et nous sommes passé chacun notre tour.( Commentaire de l'exercice?)
Sandrine avait demandé au professeur de faire un filage de toute la pièce mais Mme Huckel a préféré voir seulement quelques scènes :
-PARODOS avec le premier épisode
-KOMMOS
-4ème STASIMON
-5ème épisode : Scène des messagers

Bilan :
-Attention au positionnement sur la promenade avec le Chœur.
-Ne pas hésiter (cela casse le jeu de l’acteur)
-Ne pas oublier que nous sommes des errants dans la promenade, alors il faut le montrer.
- Dans le 4ème STASIMON, l’effet redondant n’est pas intéressant. Il faut être plus chorégraphié.
-Savoir où est le Cithéron.
-Pour Tirésias et Cadmos, il faut trouver un bandage pour Pierre Marie car Tirésias est aveugle.  Clément doit plus s’amuser pour sa danse.
- Et enfin, il faut avoir peur de Dionysos car il suscite la terreur.
J’ai trouvé que cette séance était utile pour le positionnement dans ma tirade des messagers avec Elodie. Nous avons pu également proposer des intentions de jeu pour notre scène. Bien que nous fussions tous fatigués à la fin de la séance nous avons bien avancé.

video de répétition de l'Agamemnon de Mnouchkine 

mardi 10 novembre 2015

Théâtre et monde du travail: Nobody de Falk Richter

Dans l'actualité théâtrale,j'attire votre attention sur le spectacle d'un jeune metteur en scène et plasticienCyril Teste intitulé Nobody d'après un texte de l'auteur allemand Falk Richter et qui se joue au théâtre Montfort à Paris ces jours-ci.

De quoi ça parle?
Jean Personne est consultant en restructuration d’entreprise. Intelligence, charisme et assurance sont de mise. Soumis aux lois du benchmarking, lui et ses collègues notent, évaluent, évincent à l’autre bout du monde comme de l’autre côté du couloir. Héros cynique d’un jeu dont il n’a pas le contrôle, à la fois acteur de l’éviction des autres et de sa déchéance, Jean perd pied et s’enfonce dans une torpeur où s’abattent ses peurs et les réminiscences de sa vie privée. Cette pièce est terrifiante par son propos actuel et politique.

En savoir plus sur le site du théâtre Montfort

Ce spectacle peut donner lieu à l'un de vos approfondissements en terminales option fac.
dossier



mercredi 4 novembre 2015

Sortie d'une nouvelle adaptation de madame Bovary au cinéma

Les Terminales seront heureux d'apprendre que la nouvelle version est plus fidèle au roman que d'autres même s'il s'agit évidemment d'une transposition dans le langage cinématographique qui a sans doute donné lieu à des coupures.
Je vous transmets un dossier pédagogique sur le film
la bande annonce

 

mardi 3 novembre 2015

séance du lundi 2 novembre première spé

Rappel des exigences du carnet de bord et des analyses de spectacle.

Confirmation de la présentation de travaux le lundi 14 décembre à la salle Europe.
Échauffement en cercle: lancer de claquement de main avec adresse du regard, rapide et précis d'abord dans le cercle puis en captant le regard de quelqu'un. mettre de l'énergie dans le corps pour pouvoir accélérer.

Reprise des scènes 1 à 5. d'abord italienne dans le cercle: chacun va vers le centre pour dire sa réplique avec "une urgence à dire"
Ne pas se juger quand on fait un exercice, faire en donnant tout.
Puis reprendre la scène telle qu'elle avait été mise en espace. Répétition avec plus d'énergie dans le corps quand le groupe va jeter les vêtements. mais ça marche et c'est intéressant.  Bien conserver la conscience du trifrontal.
Ceux qui ne connaissent pas parfaitement leur texte sont à nus car certains le connaissent parfaitement et la différence se voit. Attention à ne pas modifier le texte de départ .Lorsque Marie parle à LEE ( casquette), le groupe va se déplacer derrière en fond de scène.

Scène 2: une partie descriptive/ une partie plus de ressenti. décor/ envers du décor: ligne de tension.
Chambre d'enfant kitsch , atmosphère idyllique: aisance matérielle et sociale mais mal être. Ne pas plomber le texte au début au contraire gagner en légèreté, sourire pour renforcer le basculement.

Scène 3: question du temps: après le meurtre: reconstitution du crime. accentuer la diction des heures, bien narrer comme un commissaire qui reconstitue les fais et gestes des personnages impliqués. ( Style faites entrer l'accusé)
Se mettre d'accord sur les mots en anglais pour la diction: Chapel terrace à la française.
Travail particulier avec Elise, avec Alexandre: chacun note ce qu'il a retenu.
Beauté des narrations toute simples mais précises avec contrôle du corps, interrompues par des phases plus en jeu comme lorsqu'Alexandre Lee dérobe la bague en douce et change de tempo.

Scène 4 En groupe au centre créer une vague en oscillant  comme dans le jeu de la bouteille saoule mais tous ensemble. Evocation d'un moment de douceur pour Leila mais qui vire à la violence de la scarification: se faire mal pour se sentir exister, se faire mal pour se sentir bien : paradoxe.
Rituel du vendredi soir avec les magazines et les lames. Le groupe explose au moment de l'évocation des lames, gestes  sur soi qui s'arrêtent lorsqu'elle referme le magazine.
Apparition de Lee: coup de foudre, les filles se rassemblent derrière Mélanie, les garçons derrière Alexandre: attraction des corps, puis rupture avec jeu reconstitution de crime.

Scène 5 à revoir: scène du meurtre après la scène du coup de foudre: rupture: différentes tentatives sans les parties narrées juste la lutté et le meurtre mais à distance en utilisant la diagonale : jouer les actions: coup de poing, pousser pour faire tomber, prise de la casquette et coup de couteau. Action/ réaction.
tentative avec dissociation du texte et du jeu: deux disent, deux autres jouent les actions.
Autre tentative avec deux groupes qui soutiennent LEE et Billy. A retravailler.

 Question de Laurent:
Comment représenter la scène du meurtre: distance ou réalisme. cohérence avec ce qui a été proposé jusqu'à maintenant dans les autres scènes.. narration simple, narration engagée, jeu avec prise en charge du personnage dont on endosse le rôle.
Question du comment on tue? Expérience de Laurent avec des détenus qui ont commis des crimes. On ne peut travailler sur la saloperie humaine cf Shakespeare sans aller chercher le comment c'est possible, ce n'est pas étranger à l'humain, tout ce qui est humain nous ressemble. Le théâtre met à disposition toutes les éventualités humaines c'est aussi l'un des plaisirs de l'acteur, donc aller au bout de la recherche, pas rester en surface.
Juer = mettre sur le plateau des choses qui nous traversent.
Acteur doit proposer, s'engager, ne pas demanderl'autorisation quand il a une intuition et ne pas attendre d'être dirigé comme une marionnette.
Apprendre à faire des gestes de combat crédibles sans violenter le partenaire, apprendre à prendre des coups: peut-être échauffement de la séance prochaine.

Pour la séance prochaine: bien connaître son texte pour les 5 premières scènes, distribution de la suite.

lundi 2 novembre 2015

calendrier option fac 1ère et Terminale pour les 7 semaines à venir

-Mardi 3 novembre ( semaine B): cours terminales
-Mardi 10 novembre (semaine A): cours premières
-Mardi 17 novembre: cours ensemble ( salle à voir)
-Mardi 24 novembre: cours ensemble sur le plateau de la salle Europe
-Mardi 1er décembre: cours terminales
-Mardi 8 décembre: cours premières
-Mardi 15 décembre: cours ensemble

Le fait de ne pas avoir cours ne signifie pas qu'il ne faille pas avancer dans l'apprentissage du texte, le travail des scènes, les recherches pour l'approfondissement  ou les analyses de spectacle.Nous n'avancerons bien que si vous utilisez aussi le temps laissé en autonomie.

dimanche 1 novembre 2015

Rappel Analyse du spectacle Pourquoi j'ai jeté ma grand-mère dans le vieux port

Je rappelle à tout le monde que vous devez me rendre la semaine prochaine une analyse ou partie d'analyse du spectacle dans lequel joue Patrice Verdeil. Je pensais que bien plus de travaux me parviendraient par mail pendant les vacances.

Rencontre avec la troupe de Aux Suivants

J'ai eu la chance de pouvoir assister hier à une répétition de Aux Suivants, spectacle en création à la Comédie de l'Est et que nous irons voir la semaine du 16 au 20 novembre mis en scène par une jeune metteuse en scène Charlotte Lagrange.
J'avais envie de vous faire découvrir une jeune compagnie et son travail.

Ce que j'en ai vu met l'eau à la bouche: une scénographie très subtile, une bande son très travaillée qui permet des respirations dans le jeu des comédiens et aux spectateurs, un code de jeu, qui vous déroutera peut-être, plus proche de la diction cinéma que du théâtre de projection de texte, mis au service du non dit qui sous-tend les dialogues au sein des familles, entre frères notamment.
Grâce à ce spectacle , vous découvrirez aussi pour la plupart ce que l'on appelle une "écriture de plateau", c'est-à-dire que le texte n'est pas complètement écrit et figé avant le début des répétitions et du travail en création, il s'écrit, bouge et change encore pendant le travail de création en même temps que s'effectue le travail d'éclairage, de mise en son, de scénographie et même d'occupation de l'espace et de mise en scène.

Une image de la création mais tout est encore provisoire:

AUX SUIVANTS
Quel est le thème de ce spectacle? La question de l'héritage entre les générations, traitée à la fois par de petites histoires familiales, par un jeu de rôle, de société qui occupe des personnages et qui a pour enjeu des questions d'économie, et le récit d'un narrateur, Martin, qui met toutes ces histoires en perspective poétiquement. Cela parle de notre époque, de la crise, de la dette dont on nous rabat les oreilles et qui nécessiterait qu 'on réduise les dépenses publiques, qu'on pratique une politique d'austérité, d'écologie aussi car notre société transmet aux générations futures un monde, une nature en danger. mais le thème est traité de façon très originale, indirectement...

Découvrez la compagnie La Chair du Monde


CIE LA CHAIR DU MONDE

rappel des spectacles de novembre et décembre pour les élèves de spécialité

CDE:
 Aux Suivants: mercredi 18 novembre à 20H30

Erwin Motor dévotion: mercredi 25 novembre à 20h30

Contes et Frissons: mardi 1 er décembre à 19h

Fuck America: jeudi 3 décembre à 19h

Sirènes: vendredi 11 décembre à 20h30

Prenez vos dispositions si vous devez changer des dates en vous adressant à Evelyne à l'accueil.

Salle Europe
la campagne: vendredi 27 novembre à 20h

rappel des spectacles en novembre et décembre 1ère et Term option facultative

CDE:
Aux suivants: Mardi 17 novembre à 19h ( possibilité de rencontrer l'équipe de création)


Erwin Motor Dévotion: mercredi 25 novembre 20H30

Fuck Amerika:  Attention! Terminales: jeudi " décembre à 19h avec possibilité de rencontrer l'équipe, premières:vendredi 4 décembre à 20h30

salle Europe: Première et terminales facu:
Mécanique Sociale : vendredi 2O novembre à 20h
La Campagne: vendredi 27 nov à 20H ( spectacle dans lequel joue Nancy Guyon)

rappel des spectacles en novembre et décembre pour les 2nde option facultatives

Comédie de l'EST: (CDE)
 Aux Suivants: Mercredi 18 novembre à 20h30

Sirènes: vendredi 11 décembre à 20H30

Deux hommes jonglaient dans leur tête: vendredi 18 décembre à 20h30

Salle Europe

 La campagne: vendredi 27 novembre à 20H

Rappel des spectacles en novembre et décembre pour les 2nde Enseignement d'exploration

Comédie de l'Est ( CDE):
Aux suivants: mardi 17 novembre à 19h avec possibilité de rencontrer les comédiens et le metteur en scène après le spectacle.
Sirènes: vendredi 11 décembre à 20h30
Deux Hommes jonglaient dans leur tête: vendredi 18 décembre 20h30

Salle Europe:
la Campagne: Vendredi 27 novembre 20h