mardi 15 octobre 2019

MOntage du décor de Tous des Oiseaux: la scénographie d'Emmanuel Clolus

Time-laps du montage




Tout comme dans « Seuls », la scénographie conçue par Emmanuel Clolus est non seulement efficace par sa modularité permettant de créer des espaces bien distincts suivant son agencement pour les différents tableaux du spectacle, mais elle est également porteuse de sens car, composée de grands panneaux gris mobiles, elle évoque immanquablement les murs de séparation, que ce soit celui entre Israéliens et Palestiniens, ou encore celui entre Berlin Ouest et Berlin Est. Conjuguée à une création lumières et à quelques projections vidéo judicieusement utilisées, elle permet la création d’images et d’ambiances toujours au service de la dramaturgie et de la mise en scène, en renforçant le côté immersif.

  Dessin de Clolus


mardi 8 octobre 2019

Méthodologie de l'analyse de spectacle

Vous trouverez en ligne beaucoup de conseils pour faire une analyse de spectacle.
Voici quelques pistes.

L’ANALYSE DE SPECTACLES 
 
Présentation
N’oubliez pas d’inscrire le titre du spectacle, l’auteur, le metteur en scène, la date et le lieu de la représentation
 
I L’auteur et le metteur en scène
1. Des recherches sur l’auteur, son époque, son type de théâtre, son inscription dans une esthétique théâtrale ou une école particulière et son influence sont indispensables pour les grands auteurs du répertoire. Une recherche plus succincte est attendue pour les auteurs contemporains.
2. Des recherches sur le metteur en scène et son travail sont à faire également dans la majorité des cas.
 
II- Le texte (ou éventuellement la source d’inspiration)
•Préciser la date d’écriture ; adaptation ? production collective ?
1. • Qu’est-ce que cela raconte ( l’histoire , « la fable ») en précisant le lieu et le temps de l’action, la structure du récit et ses transformations principales entre la situation initiale et la situation finale.
• C’est l’histoire de qui ? Qui veut obtenir quoi ? (= quel est le personnage principal ?)
2. De quoi cela parle-t-il ?(Thème/ Message)
• Thèmes psychologiques, philosophiques, sociaux, économiques…portés par quel type de personnage ?
• Peut-on dégager un message sur la société, les hommes, le théâtre… ?
 
Attention : ne pas évoquer dans cette partie la mise en scène proposée !
 
III- La représentation
• Préciser le type de spectacle, éventuellement le projet du metteur en scène.
•Enoncer le parti pris d’ensemble de la mise en scène (impression générale)
•Puis décrire et analyser comment ce parti pris est mis en œuvre dans les différents éléments de la représentation énoncés ci-dessous :
 
Analyser les propositions scéniques= comment le scénographie, la mise en scène et les acteurs interprètent-ils le texte ?
 
1. L’espace scénique et la fonction des objets
• Faire le schéma du dispositif scénique dans un cadre ( 10x6cm) : plan au sol et, si possible, croquis en perspective. Placer les éléments de scénographie, légender, placer les éventuels objets. Toujours rester clair et lisible.
• Décrire et analyser
- le rapport scène-salle
- les caractéristiques de l’espace et du dispositif ( décor ou non, clos-ouvert, profondeur surface, vide –plein, circulaire-rectangulaire, centré-décentré, variable (transformations éventuelles) etc.), les matières, les couleurs, le sol
- l’analyse des partis pris dramaturgiques et esthétiques de cette scénographie : que représente cet espace ? ( un lieu du réel ? un espace mental, ..) ; quelle relation le lieu scénique entretient-il avec le lieu fictif (= espaces dramatiques évoqués par le texte) ?: est-il imité de façon naturaliste ? réaliste ? suggéré de façon stylisée ? métonymique ? l’espace est-il plutôt abstrait ? symbolique ? la théâtralité est-elle affirmée (=affichée) ?
• La fonction des objets (= ce qui peut être manipulé par l’acteur) : repérer les principaux objets ( apparition/disparition) et analyser leur fonction (lien avec l’histoire, le personnage ; fonction mimétique, métonymique, métaphorique, détournement de leur fonction habituelle,..)
2. La lumière et le son (musique, bruitage)
• repérer leur apparition/ transformation/ modification
• comment participent-ils au sens général ?
Lumière : utiliser le vocabulaire spécifique
 
3. Le travail d’acteur
 
• comment les acteurs caractérisent-ils leur personnage ?: maquillage, costume ( matière, style, époque), gestes, regards, postures, voix…
 type de jeu : naturaliste, codifié, distancié, intériorisé, expressionniste…
• le jeu est-il statique, dynamique ? Quel rapport avec les éléments de l’espace (entrées/sorties ; déplacements, trajectoire) ?
• Le texte est-il proféré d’une manière particulière ? Y a-t-il des adresses au public ? Y a t-il des registres de jeu privilégiés ?
 
 
 
Reproductions de photos et dessins peuvent enrichir l’analyse :
il faut les accompagner de légendes et s’y référer à titre d’illustration.
 
 
IV- Synthèse du spectateur
• Appréciez la mise en scène : rythme du spectacle ( longueurs ? ralenti ? accélérations ?), y a-t-il des scènes mémorables ? Impression de déjà-vu ou surprises, originalité (voire provocations) ? Le spectacle vise-t-il l’émotion ? la réflexion ? le spectaculaire ? Quelle est la part du visuel ? Points forts, points faibles ?
• Le spectacle comporte-t-il des énigmes ? Qu’avez-vous compris ?
• Quels aspects de l’œuvre a privilégiés, escamotés le metteur en scène ? Les partis pris vous semblent-ils cohérents ?
• Le spectacle donne-t-il une vision jubilatoire ou pessimiste du texte ? du monde ?
• Le plaisir du spectateur ( ou les limites du plaisir) :Vous êtes-vous senti impliqué(e) dans le spectacle ? Avez-vous ri ? frémi ?
• Quelles images restent ? quelles autres réflexions ?
 
Ceci n’est qu’un guide
Les pistes proposées ne sont pas à emprunter systématiquement ni dans l’ordre donné : choisir les pistes d’analyse et les questions qui vous semblent le mieux correspondre à l’originalité et au sens de la représentation.

Séance du 27 septembre Tous des Oiseaux ( Didi)


3ème séance avec notre intervenant Patrice Verdeil.
Echauffement :
-          Allongés sur le dos, nous devons nous concentrer sur notre respiration et puis respirer en faisant du son de plus en plus fort.  A la fin de l’exercice on se lève en passant par les côtés.
-          Marche neutre : -> faire attention à occuper l’espace + regarder les autres
-          Marche les yeux fermés, cet exercice était vraiment difficile pour nous tous, quand Patrice nous a dit de fermer les yeux on s’est tous regardés entre nous car on avait peur de se cogner quelque part ou à quelqu’un. Pendant l’exercice nous marchions très lentement et Patrice nous demandait de marcher de plus en plus vite mais à la fin nous avons réussi à tous accélérer.

-          En cercle, on doit fixer un point au milieu. On se concentre sur notre respiration et selon son rythme, on se tire vers le haut, on se met sur les points de pieds, et relâche tout notre corps ; on se baisse et on balance notre corps et nos bras de l’avant en arrière en faisant du bruit.

-          Exercice de rythme. -> coordination et concertation
En cercle, Patrice nous donne des numéros et on doit claquer les mains au fur et a mesure en respectant le rythme.

-          Exercice de 3 chaises : Patrice a mis 3 chaises écartées l’une de l’autre au milieu de la salle. Les chaises présentaient : le passé, le présent et le futur. Au début on n’a pas compris ce qu’on devait faire, ni le but de l’exercice du coup on est allé sur la scène sans avoir aucune idée de ce qu’on devait faire et à la fin nous avons tous fait des choses différentes. En revache, le but de l’exercice était de pouvoir changer le cadre temporel rapidement en donnant un sens au futur par rapport à ce qui se passe dans le passé car dans l’œuvre de Wajdi Mouawad on a plusieurs flash-backs dans les scènes donc nous serons obligés d’être au passé et au présent au même temps.
-          Improvisations : la semaine dernière Patrice et MmeHuckel nous ont demandé de connaitre les situations de nos scènes pour cette séance afin de pouvoir faire des impros.
Consignes :
·         Projeter sa voix
·         Bien articuler
·         Prendre son temps
·         Comprendre le texte 
·         Jouer avec le stress
·         Être ensemble
·         Utiliser le corps
·         Ne jamais s’arrêter
·         Garder le rythme
Nawel et Elane ont passé en premier, elles ont joué la scène de Wahida et Eden.Au début, elles étaien tassises sur une chaise face à face autour de la table et après Patrice a demandé à Elane de dire les question 2 fois de suite pour marquer l’importance des questions.
Moi, j’ai remplacé Elsa qui jouait le rôle d’Eitan dans la scène 7 qui est la scène du repas. Jai eu du mal à me mettre dans ce rôle car je ne connaissais pas le texte et je ne connaissais pas assez bien la scène par rapport aux autres. Puis Elsa a repris ma place. On a toutes les deux interpréter différemment le personnage d’Eitan : moi, j’étais stressée depuis le début car je savais que mes parents allaient réagir mal quand je leur dirai que je suis amoureuse d’une arabe alors que Elsa a jouée le stress juste avant d’en parler à ses parents.
A la suite, on a fait notre impro sur la scène 9 avec Nawel : Wahida (nawel) était assise à côté de la table ( à coté d’étain) et moi je rentrais en scène après sa tirade. Et puis Patrice a modifié notre scène et on l’a rejouée. Cette fois ci Nawel regardait par la fenêtre car c’était très difficile de voir Eitan dans cet état, et moi je la rejoignais après être rentrée en scène.( Il faut davantage réfléchir à ce que tu ressens et apprend à travers les exercices)

séance du lundi 7 octobre par Eugénie


Carnet de bord.
Séance 5
Nous avons commencé le cours par un exercice assez intéressant je trouve. Nous avons dû nous mettre en position neutre puis Emilie disait à voix haute un état. Par exemple nous avons commencé avec la joie, pour cela la plupart on rebondit comme si la joie faisait penser à la légèreté, puis il  y a eu la colère, ici nous avions principalement le pas lourd et nous faisions et entendions des cris de colère mais chacun comme il perçoit la colère, pour finir il y a eu la tristesse, là nous avions globalement tous une démarche molle et refermée sur soi. J’ai trouvé cet exercice vraiment bien et je me suis sentie assez à l’aise, comparé au séance précédentes.
Puis nous avons refait les démarches des "putes" dans la rue du petit Chicago du livre étudié, nous avons fait des petits groupes et fait une petite « chorégraphie » avec les pas et gestes que nous avions trouvés la semaine passée. J’étais avec Hanna, Aliyah et Manon et nous avons décidé avec l’aide de Emilie de nous mettre face à face (deux de chaque côté de la salle), puis nous avons dû le montrer aux autres tandis que Anaïs nous filmait pour que nous puissions nous en souvenirs la semaine prochaine. Au début j’étais un peu mal à l’aise de faire ce genre de gestes mais quand j’ai vu que les autres se prêtaient au jeu, ça m’a aidée à me prendre au jeu également. C’est ce que j’apprécie dans ce groupe, c’est que nous nous ne jugeons pas, et c’est de quoi j’avais peur au départ.
Ensuite madame Huckel et Emilie nous ont un peu rappelé à l’ordre car nous avons parfois tendance à bavarder et à nous disperser, elles nous ont expliqué qu’il fallait davantage s’investir et essayer de faire les exercices à fond. Nous devons « plonger » et ne pas nous laisser divertir par les autres qui n’y arrivent pas ou cherchent à échapper au travail. J’ai trouvé que ce qu’elles ont dit était juste car cela nous a remis en question et nous avons réfléchi davantage à la qualité de nos exercices.
Ensuite, nous avons fait une petite pause et nous avons réparti les rôles de la pièce Roberto Zucco car nous allons la jouer. Nous avons lu chacun nos répliques et Emilie a coupé certaines scènes et même en a enlevé d’autres. Un metteur en scène peut déformer le texte d'un auteur pour les besoins de son parti-pris. Nous avons été dérangés par l’alarme incendie, qui d’ailleurs nous a un peu effrayés donc nous avons dû descendre, continuer le cours dehors puis nous sommes remontés terminer la répartition des rôles.

Qui est Aurélien Bory, né à Colmar en 1972?

Aurélien Bory, né en 1972, est metteur en scène. Il dirige la compagnie 111, fondée en 2000 et implantée à Toulouse. Parti du jonglage, Aurélien Bory développe un « théâtre physique » singulier et hybride, à la croisée de nombreuses disciplines (théâtre, cirque, danse, arts visuels, musique...). Il envisage la scène comme art de l'espace et s'appuie fortement sur la scénographie. Ses plus récentes pièces sont Géométrie de caoutchouc (2011) créé à Nantes, Sans objet (2009) créé à Toulouse et Les sept planches de la ruse (2007) créé en Chine. Ses spectacles sont présentées dans le monde entier et cette reconnaissance internationale débute avec Plan B (2003) et Plus ou moins l'infini (2005), créés en collaboration avec Phil Soltanoff. Également inspiré par la danse, Aurélien Bory met en scène le chorégraphe Pierre Rigal dans Erection (2003) et Arrêts de jeu (2006). Il conçoit aussi deux portraits de femme, Questcequetudeviens ? (2008) pour la danseuse de flamenco Stéphanie Fuster et Plexus (2012) pour la danseuse japonaise Kaori Ito. Pour Marseille 2013, il imagine un nouveau projet pour les acrobates marocains, Azimut, dix ans après Taoub, spectacle fondateur du Groupe acrobatique de Tanger. Les œuvres d'Aurélien Bory sont animées par la question de l'espace. Il ne conçoit son travail théâtral que « dans le renouvellement de la forme » et « en laissant de la place à l'imaginaire du spectateur ». Aurélien Bory reçoit le prix Créateur sans frontières en 2008. Depuis 2011, il est artiste associé au Grand T à Nantes.

Spectacles

2000 : IJK. Conception Aurélien Bory mise en scène Christian Coumin. Premières au Théâtre de la Digue (Toulouse)

2003 : Plan B. Conception Aurélien Bory, mise en scène Phil Soltanoff. Premières au Théâtre Garonne (Toulouse)

2003 : Erection de et avec Pierre Rigal, mise en scène Aurélien Bory. Premières au Théâtre National de Toulouse

2004 : Taoub d'Aurélien Bory par Le Groupe acrobatique de Tanger. Premières aux Jardins de la Mendoubia/ Tanger

2005 : Plus ou moins l'infini. Conception Aurélien Bory mise en scène Phil Soltanoff. Premières au Théâtre E.T.E Vidy-Lausanne

2006 : Arrêts de jeu de Pierre Rigal, mise en scène Aurélien Bory et Pierre Rigal. Premières au Théâtre National de Toulouse

2007 : Les Sept Planches de la ruse. Conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory. Créé à Dalian avec quatorze artistes chinois. Premières en France au Théâtre de la Ville-Paris

2008 : Questcequetudeviens? d'Aurélien Bory pour Stéphanie Fuster. Premières au Théâtre national de Bordeaux en Acquitaine

2009 : Sans objet. Conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory. Premières au Théâtre National de Toulouse

2011 : Géométrie de caoutchouc. Conception, scénographie et mise en scène Aurélien Bory. Pièce pour un chapiteau. Première au Grand T (Nantes)

2012 : Plexus. Pièce d'Aurélien Bory pour Kaori Ito. Premières au Théâtre E.T.E Vidy-Lausanne.

[Sources : site de la Compagnie 111, Les archives du spectacle]


INA : Grand entretien

Jeudi 17 octobre 19h Comédie de Colmar: Je me souviens

Premier spectacle de votre abonnement à la CDC: Je me souviens la terre est loin le ciel aussi.

L'occasion de découvrir un artiste né à Colmar Aurélien Bory dans un projet pour le moins oroginal: créer un spectacle à partir du souvenir d'un spectacle qui a marqué sa jeunesse et déterminé son trajet artistique.
Il se trouve que j'ai moi-même à 27 ans été impressionnée par le m^me spectacle: La terre est loin le ciel aussi de Mladen Materic, qui m'a fait comprendre que le théâtre pouvait se passer de texte , être quasiment muet et créer des images très fortes au plateau à partir du corps des acteurs, des accessoires et éléments de décor.
C'est donc à une expérience singulière que le spectacle vous convie: que reste-il d'une mise en scène marquante 20 après? comment garder trace des grandes oeuvres théâtrales? Comment créer à partir de la mémoire?

En savoir plus sur le site de la compagnie 111  Explorer pour découvrir le travail de l'artiste.

En 1994, Aurélien Bory découvre, au théâtre Garonne, Le Ciel est loin la terre aussi de Mladen Materic, metteur en scène venu d'ex-Yougoslavie. C'est un choc esthétique puissant pour l'artiste en devenir. Vingt cinq ans plus tard, ils s'associent pour tenter d'écrire, par-dessus les traces de leurs souvenirs mêlés, convoquant dans un même décor deux acteurs du spectacle originel.
Création à quatre mains, deux consciences et une multitudes de souvenirs, Je me souviens Le ciel est loin la terre aussi est l’histoire d’une double rencontre : celle, décisive, qui en 1994 guida la vie et l’oeuvre à venir d’un jeune homme (Aurélien Bory) marqué à jamais par la découverte d’un metteur en scène (Mladen Materic, alors artiste en exil, associé à Garonne) ; et celle, fuyante, de souvenirs fantasmés mêlés à des fantômes bien réels, autant de témoins du temps qui a passé et – au vu de la brillante carrière d’Aurélien – du pouvoir créatif d’un choc esthétique. Un petit séisme à sa façon, rendu à l’époque possible par Garonne, et dont nous sommes ici heureux de pouvoir offrir une « réplique »…

"Un spectacle, quand il ne joue pas, n’est que l’ensemble des décors, des costumes et des accessoires, entreposés, inanimés, comme morts. Un spectacle, quand il ne joue pas, ce n’est que l’ensemble des acteurs et des techniciens dispersés dans leur propre vie et dans leurs occupations. Rejouer un spectacle, cela signifie rétablir les rapports entre tous ces éléments." – Mladen Materic
Le ciel est loin la terre aussi, de Mladen Materic, est le premier spectacle que j’ai vu quand je suis arrivé à Toulouse. J’ai réalisé ce soir-là que le théâtre n’existait pas, qu’il n’était pas une forme donnée, et qu’il était possible — et même nécessaire — de le réinventer.
Vingt-cinq années ont passé. Je sais que ce spectacle a laissé des traces, que j’ai voulu suivre en créant mon propre théâtre, mais aussi des traces dans la mémoire que j’aimerais retrouver aujourd’hui.
Je ne me souviens plus du Ciel est loin la terre aussi, ou du moins les bribes qu’il m’en reste sont soumises à l’impitoyable physique — chimie ? — de la mémoire : superposition, substitution, morcellement, glissement, confusion, flou, effacement… J’aimerais écrire littéralement par-dessus les traces du Ciel est loin la terre aussi, en m’attachant uniquement à la trace physique que constitue un décor. J’ai demandé à Mladen Materic de me donner ce décor pour interroger les panneaux de bois, les portes, les fenêtres, les meubles, qui sont restés pendant des années dans l’ombre d’un entrepôt, et tenter de faire émerger quelque mémoire.
Aurélien Bory

Article dans Libération 

1ères Distribution: compléments d'info

Message d'Emilie:
Voici les compléments d'infos pour les distributions :

Je confirme que :
scène VII. La gamine c'est Aliyah - La soeur c'est Marie Morgane
scène X . L'enfant c'est Manon - l'homme 1 c'est Anthony - l'homme 2 c'est Marie Morgane - la femme 1 c'est Claire - la femme 2 c'est Anaïs