dimanche 21 mai 2023

Notre Soulier: terminales de spécialité photos






















 

Mercredi 24 mai à 20H à la Comédie de Colmar Delta Charlie Delta par les options secondes( réservations au 0389243178)


Après avoir pratiqué le théâtre forum dans un premier projet, les élèves de l’option facultative théâtre en seconde se sont vu proposer l’adaptation d’ une pièce de théâtre contemporain à la très forte dimension engagée, Delta Charlie Delta, de Michel Simonot.

27 octobre 2005, à Clichy-sous-Bois, trois jeunes adolescents rentrent chez eux : Zyed, Bouna et Muhittin. Ils se mettent à courir, parce que la police court derrière eux. Ils se réfugient dans un transformateur électrique. La police ne signale pas le danger, n’alerte personne. Au bout de quarante minutes, deux des adolescents meurent, un survit, gravement brulé. Des semaines de révoltes sociales se déclenchent, gagnant rapidement d’autres banlieues. Le gouvernement déclare alors l’État d’Urgence, la première fois depuis la guerre d’Algérie. Dix ans plus tard, un tribunal reconstitue les faits et le survivant prend la parole...

Le texte de Michel Simonot ne relève pas du théâtre documentaire à proprement parler, poétique, musical, écrit pour un chœur d’acteurs qui met les faits en perspective, il donne la parole à tous, aux morts, au survivant, aux adultes impliqués lors du procès, mêlant réalité et fiction. Il ne vise aucun sensationnalisme, se transforme en une sorte d’enquête qui égrène le temps minuté de la fatalité en marche. Sur la base d’un témoignage, celui d’un employé des pompes funèbres qui dit voir des jeunes courir, « autour d’un cabanon / quelque chose de louche », la radio de la police envoie des hommes sur place : « des enfants en train de voler, allez-y ». Glissement de formulation, donc de sens, d’une présomption incertaine à une accusation définitive. Un simple quiproquo à l’origine, - à l’issue mortelle.

Avec Emilie, les 17 élèves de l’option ont mis en voix, en corps, en cris cette histoire vraie qui dans la pièce de Simonot devient une tragédie de la parole perdue : un policier a dit voyant entrer les enfants dans le transformateur « Je ne donne pas cher de leur peau », mais cette parole n’a pas résonné comme il fallait, n’a pas été entendue dans ses conséquences. Prise au sérieux, la parole est salvatrice –puisque le policier aurait pu sauver les enfants de la mort s’il avait pris conscience de ce qu’il disait, en prévenant les employés de la centrale électrique. Lancée en l’air, elle devient un rouage terrifiant d’une tragédie qui aujourd’hui encore scandalise.

Christine Huckel-Ottenwelter

Avec BEN HASSINE Omaya, CAYROU Clarisse, DELEMER Achil, GRANDVUILLEMIN Maud, HERZOG-DAVID Aliénor , IBISHI Fjolla , KIZU KIABOKOLO Marina, KIZU, LAMNOUAR Larbi, LUDWIG Sarah, MONFRONT Margot, MONFRONT Margot, PATRAO ESTEVENS Diogo, PEUCH Basile, REHM Clara, SALIHI Adam, SIEGWALD Emile , TAZEGUN Rabia, THABTI Yousra



 

jeudi 18 mai 2023

Emission de radio: Système Stanislavski: faut-il souffrir pour être un bon acteur?

 Faut-il souffrir pour être un bon acteur?

 

Alors que s’ouvre le 76e Festival de Cannes, on plonge dans le polémique système Stanislavski. Créé par le dramaturge russe qui lui a donné son nom, l’idée n’est pas de bien jouer, mais de jouer juste. Mais comment jouer juste, et même vrai ? Et comment jouer vrai sans mettre son être en jeu ?

Avec
  • Stéphane Poliakov metteur en scène, traducteur, maître de conférences en théâtre à l'Université Paris 8

Mais oui, comment jouer de manière vraie, quand on est acteur ?
Ce paradoxe, c'est donc Constantin Stanislavski qui l'a fait sien au tournant du XXe siècle en Russie, en tant qu'artiste et penseur du jeu de l'acteur et de la mise en scène. Au point, d'ailleurs, de donner son nom à une méthode désormais connue à travers le monde - plus sobrement intitulée "La Méthode" - qui justifie souvent les souffrances vécues par les comédiens au cours des tournages. Pourtant, l'enjeu du système Stanislavski consistait précisément à refuser l'artificialité de la méthode pour lui privilégier la naturalité du jeu, l'expérience réelle de l'acteur. 
Être si reconnu et toutefois si mal compris, comment est-ce donc possible ?

Retour sur cette pratique décriée avec le metteur en scène Stéphane Poliakov.

Molière 401 de Serge Lipszyc

 Acheter ses billets

Possibilité de co-voiturer pour deux personnes le samedi 1er juillet, jour où j'y vais avec Bruno.

mercredi 17 mai 2023

Le spectacle de Laure Werckmann J'aime au Festival d'Avignon

 Dossier artistique

 

J’aime c’est l’histoire d’une femme qui révèle qui elle aime pour apprivoiser qui elle est, sa multiplicité, et y trouver sa force. Elle entre dans un espace où la parole peut se déployer. Un cabinet, une pièce à l’écart, là où le dire n’est pas contraint mais attendu et espéré, là où le dire travaille l’être. Sur la scène, peu d’éléments pour une infinité de combinaisons : ampoules soufflées, guindes, poulies, sol apparemment tangible alors qu’il n’est que de farine…

J’aime est un spectacle qui tient dans nos paumes, et croit en la capacité du simple à bouleverser les cœurs

Pendant le festival d'Avignon: programmation du théâtre de l'artéphile 

lundi 8 mai 2023

L'Eveil du printemps de Wedekind, un classique de la littérature expressionniste allemande. jeudi 11 mai 19H

Comme les autres grandes pièces de l’auteur de Lulu, L’Éveil du printemps résiste encore aux tentatives de classifications. Frank Wedekind dénomme lui-même Tragédie enfantine la vie de ces adolescents aux prises avec leur sexualité naissante, confrontés à la moralité d’un monde adulte et institutionnel hostile. La société prussienne y voit en 1906 une œuvre « pornographique » qu’elle censure, avant que Wedekind soit reconnu, selon les mots de Brecht, comme « un des grands éducateurs de l’Europe moderne ». Freud s’en empare d’un point de vue psychanalytique, suivi par Lacan. L’auteur, devenu emblématique du théâtre expressionniste allemand, privilégie pour sa part une forme d’« innocence ensoleillée ».

Emission sur RDL avec le metteur en scène Matthieu Cruciani 

Frank Wedekind est né en 1864 d’un père médecin gynécologue
démocrate et d’une mère fille d’industriel, actrice et cantatrice à ses
heures, qui s’étaient rencontrés en exil aux États-Unis après l’échec de
la révolution de 1848. Il grandit d’abord à Hanovre puis en Suisse et,
après des études de droit à Munich vite abandonnées, choisit l’indé-
pendance de l’écrivain malgré l’opposition de son père. Il mène alors une
vie dissolue, fréquentant les milieux interlopes où, comme il le raconte
dans son journal, il côtoie comédiens, peintres et cocottes. À la fin des
années 1880, il se rend à Berlin puis à Munich avant de gagner Paris.
Là, il se passionne pour le théâtre, l’opéra mais aussi le cirque, le ballet
et le cabaret (il composera et interprètera lui-même de nombreuses
chansons). C’est en 1890 qu’il écrit L’Éveil du printemps, cette « insensée
cochonnerie 1 » à laquelle il doit encore aujourd’hui sa notoriété.
Achevée en 1891, la pièce met en scène un groupe d’adolescents autour
de trois figures centrales, Wendla, Melchior et Moritz, en proie à la
métamorphose de leurs corps et à l’expression parfois violente de leur
désir sexuel naissant. Pour la première fois, la sexualité des jeunes est
le sujet central d’une œuvre dramatique. Wedekind raconte, sans enjo-
livements ni caricatures, ce temps mystérieux qui nous fait passer de
l’enfance à l’âge adulte. Sous-titrant sa pièce non sans humour « tragédie
enfantine », il n’évite aucun tabou, faisant se succéder scènes de maso-
chisme, d’autoérotisme, de masturbation collective, d’homosexualité
et évoquant frontalement le suicide et l’avortement. Il mène, ce faisant,
une charge implacable contre les principes éducatifs en cours dans l'Allemagne de Bismarck, qu’il s’agisse de l’école ou des parents. La pièce,
éditée à compte d’auteur, est immédiatement interdite pour « porno-
graphie ». Elle ne sera finalement montée qu’en 1906 par Max Reinhardt,
personnalité centrale de la vie théâtrale berlinoise, expurgée des passages
les plus crus2. Wedekind y joue lui-même le rôle de l’Homme masqué,
rôle à la fois le plus mystérieux et le plus emblématique de son théâtre.
La pièce rencontre un important succès même si Wedekind parle de
« défiguration ».
Clément Hervieu-Léger( memebre de la Comédie Français e qui a mis le texte aussi en scène

 Avec L’Éveil du printemps, pour la première fois, la sexualité des jeunes
est le thème central d’une œuvre dramatique. Bien avant les Trois essais
sur la théorie sexuelle de Freud (1905), la pièce de Wedekind propose
une extraordinaire succession de « cas ». Freud, n’ayant vraisemblablement
découvert la pièce qu’après la mise en scène de Reinhardt (1906), l’évoque
avec un grand intérêt lors d’une intervention à la Société psychologique
du mercredi en 1907. Jacques Lacan préfacera quant à lui la première
édition de la traduction de la pièce en français 1  

La notion même d’« adolescent », notion qui nous
est si familière, est relativement récente, y compris en psychanalyse.
Grâce aux travaux célèbres de Françoise Dolto notamment, et à ceux plus
récents de Marcel Rufo par exemple, l’adolescence n’est plus considérée
comme un état de « crise », mais comme un moment du développement
humain qui s’ancre dans l’articulation de trois champs : le biologique
(la puberté), le psychique et le social. Le génie de Wedekind est d’avoir
intuitivement présupposé ce phénomène et d’en avoir fait le sujet de
son récit, le cœur de son théâtre.

Programme de la comédie française 

Autre mise en scène: Guillaume Vincent:

 Dans L’Éveil du printemps, Wedekind fait état de cette période si particulière où l’enfant se mue en adulte. Il est bien question ici de mutation. Mutation des corps mais aussi des âmes, l’inconscient commence à peine à livrer ses secrets et la conscience doit s’accommoder de la dure réalité des mystères de la procréation. Ce sont des questions concrètes. Ici, c’est à chacun à prendre son parti, à se débrouiller non comme il veut mais comme il peut. Ne comptez pas sur les parents pour éclairer, dire comment ça se passe ou comment on fait : une cigogne, et l’affaire est dans le sac !
Nous sommes au printemps, les fleurs sont là, pas les fruits.

Melchior, Wendla, Moritz, Ilse, Martha, Hans, Théa, Ernst : voilà les héros (les victimes ?) de cette Kindertragödie. Martha prie pour qu’on ne la batte plus, tandis que Wendla, elle, rêve de connaître la douceur du fouet. Au soleil couchant, deux jeunes garçons s’embrassent, ils se projettent dans l’avenir, Hans se verrait bien millionnaire, Ernst, lui, pasteur avec femme et enfants. Moritz avoue son ignorance quant aux “mystères de la vie”, Melchior s’improvise professeur d’éducation sexuelle. Ilse est depuis longtemps passée de la théorie à la pratique, mais déjà, elle regrette la douceur des goûters d’anniversaire.

C’est que le printemps n’épargne pas nos personnages, deux d’entre eux trouveront même la mort.
Pourtant Wedekind insiste et déplore “En travaillant, je me suis mis en tête de ne perdre l’humour dans aucune scène, si grave fût-elle... On ne veut toujours y voir aucun humour.” L’humour, voici une indication précieuse qui amène une véritable relecture de la pièce.

Publiée en 1891, la pièce fit scandale et dût négocier avec la censure, on y voyait une œuvre prompte à exciter la lubricité du spectateur. Depuis on la comprend mieux.

Brecht voyait en Wedekind un moraliste. Sous l’aspect sulfureux de la pièce, il est effectivement question de morale, mais aussi de dénonciation. C’est tout le système de la bonne éducation prussienne qui est mis à mal. L’ignorance est le pire des vices et la réalité doit être acceptée telle qu’elle est, fût-elle non conforme à nos désirs.

Pourtant Wedekind ne se fait pas théoricien ni pourfendeur d’une cause, il agit toujours en poète. Avec Lulu, L’Éveil du printemps est un de ses plus beaux poèmes dramatiques. Comme toutes les grandes œuvres, elle n’en finit pas de fasciner et de livrer ses secrets, ou plutôt de les garder jalousement.

S’embarquer dans L’Éveil du printemps, c’est accepter de faire un voyage dont on ignore la
destination, c’est prendre tous les risques, à commencer par celui de se .

option seconde séance du mercredi 3 mai

 Rappel des présentations de travaux des différents groupes de théâtre du lycée:

Mardi 16 mai à La CDC 20h Notre Soulier de Satin par les Terminales de spécialité ( gratuit mais il est recommander de réserver au 0389243178) Durée une heure

Mercredi 24 mai à 20h: DElta charlie Delta par les secondes option théâtre ( me dire à moi combien de personnes vont venir de votre part) Durée une heure avec la discussion avec le public)

Vendredi 26 mai à La CDC 20: Grand peur et misère du 3ème Reich par le groupe de première de spécialité ( réservez à la CDC)

Rappel que le mercredi 10 mai il faut rendre le carnet de bord théâtre.

Echauffement conduit par Emilie


Marche neutre que vous avez très bien réalisée.

Fermer les yeux: trouver l'assise, les pieds bien ancrés dans le sol; dos qui s'étire, qui s'ouvre, respirer par la bouche donc en l'ouvrant, sentir la détente s'installer.

Ecouter les bruits du dehors autour de vous

dans cette tranquillité, ouvrez le syeux et remettez vous en marche, yeux loin devant vous.

Vitesse 5: équilibre du plateau, pas tourner en rond, vitesse6 puis7 puis 8 puis 10.

Tout le monde marche, queuqu'un s"'arrête et se laisse tomber lentement, les autres doivent venir soutenir la personne qui tombe, tomber comme une feuille morte dans un beau ralenti, les autres être à l'écoute, vigilants, exercice de confiance, attention, réactivité, souci de l'entourage. Ecoute du son, vision accrue. recherche de l'unité du groupe. mais aussi prendre l'initiative qu'il se passe quelque chose en acceptant de se laisser tomber et de voir ce qui se passe, responsabilité de chacun d'être en proposition et en écoute.

Reprise de la forme de Delta Charlie Delta que nous sommes entrain de créer, retrouver ce qui a été fait avant les vacances, ajouter la partie du tribuanl. surtout bien tenir à jour sa conduite personnelle afin de se souvenir de tout.

Noter votre ressenti sur l'avancée du groupe et sur votre propre partition. mettez votre conduite dans le carnet.

Bravo pour tous ceux qui ont la mémoire de la création. Il faut que tout le monde sache ce qu'il a à faire et soit concentré. Quand le spectacle a commencé, tout le monde doit être en jeu et donc pas seulement quand vous parlez individuellement.

Faire attention à la position neutre sur les chaises dès que la musique commence,à la qualité du ralenti , à la force de la diction de votre texte:articuler bien et ralentir le débit, parler bien fort.

Encore la séance du 10 mai pour finir la création.

celle du 17 mai pour revoir le détail des rôles de chacun

et la journée du 24 mai jusqu'à 15h générale pour consolider le tout.

dimanche 7 mai 2023

Spectacle pour option secondes jeudi 13 avril 19 Vers les Spectres

 https://www.theatredescelestins.com/saison-2022-2023/spectacle/vers-le-spectre/ Regardez les deux videos proposées.

De l’enfance à l’âge adulte, le parcours d’un garçon extra-ordinaire.

Adel est autiste. On le dit détaché, différent, violent, solitaire. L’institution le situe quelque part dans le spectre infini des troubles et des diagnostics. Autour de lui, gravitent ses parents, son éducateur, son institutrice, son infirmière, chacun à sa manière bouleversé par la singularité de son rapport au monde. C’est à travers eux que l’on voit grandir cet enfant extra-ordinaire. À travers la musique, aussi, qui à l’instar de la vidéo et de l’espace scénographique compose le spectacle-mosaïque de Maurin Ollès.
Vers le spectre mêle intime et social pour mettre en évidence les conséquences des processus d’exclusion. Ici, des amours volent en éclats. Des rêves sont déviés. Mais des victoires se savourent, aussi, minuscules ou immenses. Et des amitiés inattendues s’inventent. Dans l’œil de ce cyclone, Adel fait danser les personnages d’un récit théâtral direct, brut, joyeux. Un récit qui déjoue les frontières et s’amuse de la relativité des normes.

🖋️ La presse en parle

“Ces tableaux successifs sont des comédies en soi, car l’écriture prend le parti d’un absurde frontal et nerveux, emportée par des acteurs et actrices virtuoses capables de tous les registres” Télérama

“Une fiction théâtrale joyeuse sur la question de l’autisme du point de vue des familles et des éducateurs.” Hotello

“Un manifeste drôle et émouvant sur les « inadaptés ».” Toute la culture

“Une saga généreuse, spectaculaire.” Les Échos

“Un spectacle sensible, politique, qui traite de l’autisme, sans détours, sans faux-semblants et avec beaucoup d’humour.” L’Humanité

Lire des articles sur cette pièce 

Emission de radio sur la pièce 

jeudi 4 mai 2023

Etude pour le cantique des cantiques d'Aurélie Gandit chorégraphe salle Europe 17 mai

Voilà un solo, un solo accompagné.
Accompagnée et nourrie de rencontres, de découvertes, de ruptures et d’ouvertures, je remonte sur le plateau dix ans après le premier solo (a)musée créé au sein de la compagnie alors naissante en 2009. Entre les deux, en 2012, le deuxième solo Histoires de peintures sur les textes de Daniel Arasse qui célèbre l’amour de la peinture.

Le cantique est un moment sur mon chemin de danse qui s’écrit encore une fois en équilibre entre la danse et les arts visuels. Ce solo s’inscrit dans la suite de Perchée dans les arbres, une pièce nourrie d’écoféminisme et de pratiques spirituelles glanées en Inde, aux sources du yoga, du kalaripyatt et du baratanatyam. Cette étude du cantique est un chant d’amour pour le geste, qu’il soit chorégraphique ou plastique.

La danse déployée est un écho au texte mythique du Cantique des cantiques, ce poème-fleuve qui fait alterner une voix masculine et une voix féminine et prend à témoin les éléments de la nature. Le texte est maintes et maintes fois interprété, analysé et parfois sujet à incompréhensions tant sa sensualité et son érotisme sont déconcertants au milieu des pages de La Bible.

Le geste dévoilera la richesse de la polysémie de ces mots et l’originalité de la forme du texte, tout autant que l’éveil des sens qui – sous couvert d’exégèse spirituelle – se transforme en étendard féministe brûlant où enfin l’égalité féminin-masculin est pleinement accomplie et célébrée.

Lucie Cardinal, une artiste plasticienne et scénographe, crée un espace à la fois visible et invisible par le déploiement d’objets plastiques imaginés pour l’occasion. Portées par cette parole sensuelle et puissante, nous chercherons chacune et ensemble avec nos outils respectifs à mettre en matière un rituel de corps et de sensations. Nous chercherons à brouiller les pistes du geste chorégraphique et du geste plastique pour qu’ils s’unissent dans un élan subtil.

Cette étude est portée par la musique de Rodolphe Burger, Alain Bashung et Chloé Mons : Le Cantique des cantiques, un album aux sonorités sensuelles qui me touchent profondément tant elles suintent l’amour mystique et absolu.

Oui, cet amour-là.
Cet amour-là, qui est là partout et tout le temps mais que nous avons tant de mal à reconnaître et accueillir.
Cet amour sans limite, ardent, sans identité, sans sexe, sans genre.
Cet amour qui brûle tout.

Par le geste, nous le retrouvons et nous le partageons.

Aurélie Gandit


 Musique du cantique des cantiques ( Baschung Rodolphe Burger)

Texte du cantique des cantiques dans la Bible 

Rêver Molière ( voir ou revoir le spectacle)

 

 

mise en scène Youssouf Abi-ayad

 
 

TURCKHEIM - ME 10.05. à 20H30réservation en ligne obligatoire

MUNSTER - MA 16.05. à 20Hréservation en ligne obligatoire

MUNTZENHEIM - ME 17.05. à 20H3003 89 78 63 80

ORBEY - MA 23.05. à 20H03 89 71 20 07

 
 

ROMBACH-LE-FRANCVE 26.05. à 20H03 89 58 35 85

AUBURE - SA 27.05. à 19H06 36 70 02 50

LABAROCHE - SA 03.06. à 20H03 89 49 83 23

RÊVER MOLIÈRE