Autre site intéressant sur l'opéra de Berg, notamment dans la mise en scène de David MC Vicar
Texte sur le personnage de Marie que j'ai lu ce matin dans le dossier bien fait:Carnet Wozzek du CNDP de Reims. Tout est à exploiter dans ce dossier.
dossier musical intéressant avec des illustrations sonores
A propos de la mise en scène de Christoph Marthaler à l'Opéra Bastille
Articles d'étudiants de la Sorbonne sur la mise en scène de Marthaler.
Reprise des mises en scènes vues en photos en cours:
Scénographie chez Marthaler:
"Mettre en scène l’opéra d’Alban Berg, c’est donc prendre à bras le corps
cette écriture noire et ramassée, qui n’a pas perdu de sa violence après avoir
été mise en musique. Pour mieux rendre compte de la bassesse du sujet (mais oui
!), Christoph Marthaler transpose l’action dans la banlieue
défavorisée d’une ville moyenne des années 1990. Les très belles photographies
de Raymond Depardon intégrées au programme suggéreraient Glasgow, mais le
metteur en scène mentionne plutôt Gand. Peu importe. Dans cette ville sinistre
au possible a lieu une kermesse, où l’on aperçoit les enfants jouer à
l’extérieur alors que sous la tente en plastique transparent, les adultes
mènent leur triste vie de débauche.
Disons-le d’emblée : le parallèle de Marthaler fonctionne. Les personnages
sont nettement dessinés grâce à un jeu d’acteur efficace et les costumes d’Anna
Viebrock, d’un épouvantable mauvais goût bien étudié, contribuent à
brosser le portrait d’une société abandonnée par le progrès. La pièce se
déroule sans interruption, selon une mécanique bien huilée, où les références
humoristiques désabusées ne manquent pas. On reprocherait cependant un certain
manque de finesse à ce paysage peu élogieux, où la parodie frise parfois le
grotesque involontaire, voire le mépris de classe. Heureusement, les lumières
saisissantes d’Olaf Winter viennent contrebalancer ce paysage
qui ne proposerait sinon pas grand chose d’autre que de la crudité."
Mise en scène de Kentridge
(...°et William Kentridge, dont les mises en scène ne laissent
jamais indifférents, avec Matthias Goerne dans le rôle-titre
avait de quoi séduire les familiers du Festival de Salzbourg. Yannick Boussaert
y était et avait rendu compte du spectacle qui fait l’objet du présent
enregistrement (Plus
noir que le fond de la mare). Un an après, la version enregistrée nous parvient.
Ni rue, ni maison, ni caserne, taverne ou étang, un décor unique, mouvant,
changeant, où la nature est détruite, réduite à son évocation musicale. William
Kentridge nous a habitués à contextualiser ses réalisations expressionnistes.
Il connaît son Büchner, qu’il fréquentait de longue date, avant de s’emparer de
l’ extraordinaire déclinaison musicale de son Woyzeck. Ici, l’univers
sinistre qu’il peint, joue à tous les niveaux : par le décor, surprenant,
et les éclairages, mais autant par les projections constantes sur un
vaste cyclorama, comme celles sur petit écran de petits films, évidemment en
noir et blanc, de dessins expressionnistes, de cartes, de photos de guerre.
Elles accompagnent les changements de tableaux, tout en traduisant les pensées
des acteurs du drame. Plasticien expressionniste autant que metteur en scène,
il réalise là une union des arts telle qu’auraient pu la rêver les penseurs de
la Renaissance. Sabine Theunissen crée un monde de
laideur, sordide, de désolation et de misère, aux couleurs passées, de boue ou
d’excréments. Un tertre, des passerelles enchevêtrées, une boîte
confinée, sorte d’armoire à secrets, cabinet de curiosités, qui sera aussi le
cabinet du docteur, des objets de récupération, béquilles, bandages, masques à gaz,
lambeaux d’uniformes… Tout concourt à rappeler la Grande guerre et
traduit la décomposition de ce monde. Des lumières chichement mesurées, se
conjuguant aux projections participent à ce malaise, où le réel, l’incertain et
la vision fugace tendent à se confondre. La troisième scène de l’acte III mêle
ainsi les images des danseurs, grandis par la projection, aux personnages
réels, hommes avec masques à gaz et femmes dansant le plus souvent avec des
chaises. Aucun pléonasme ou surlignage : en témoigne la scène où Wozzeck,
halluciné, et Andres, à la tombée de la nuit, rentrent chargés du bois qu’ils
ont coupé (ici de pauvres objets ramassés dans les ruines). Cette scène ne tire
sa force que du chant et de l’orchestre : aucun effet scénique pour traduire
les superstitions, les visions démentes de Wozzeck. Le texte, sa
traduction musicale et le jeu des chanteurs sont magnifiés par cette approche
originale. Le spectacle est épuré au profit du drame.
Mise en scène David McVicar
David McVicar, à qui l’on doit la mise en scène de ce Wozzeck,
l’affirme et tient promesse : il s'agit d'un « cri urgent pour plus de
compassion ». Familier ou non de l’ouvrage, on sort bouleversé. Tout y
concourt : une distribution de haut vol, sans faiblesse, servie par une
mise en scène d’anthologie. Cette création européenne de la production réalisée
en novembre 2015 pour le Lyric Opera de Chicago, ici confiée à Daniel
Ellis, se signale par son intelligence et sa prise en compte
scrupuleuse des indications scéniques. Pour avoir du souffle, la réalisation
n’en est pas moins extrêmement fouillée. Tout fait sens. N’était l’émotion
forte à laquelle nul ne peut échapper, on se contenterait de tourner les pages
de ce beau livre d’images, toujours justes, parlantes, servies par des
éclairages judicieux. Pour autant, l’œil n’est jamais distrait du jeu des
acteurs.
Visible dès l’entrée en salle, toujours présent, même occulté, un imposant
cénotaphe nous donne la mesure du temps, des hommes broyés par la
« grande » guerre. Le large cadre scénique, panoramique, se module
ingénieusement dans les trois dimensions. La hauteur et la profondeur sont
réduites par deux étroits rideaux coulissant latéralement. Les invraisemblables
accessoires, authentiques (la baignoire à roulettes de la première scène) comme
fantastiques (le fardier auquel est attelé Wozzeck, les appareils du cabinet du
Docteur, avec cette pupille grossissante qui nous défie, la voiture du Capitaine)
sont autant de trouvailles bienvenues. Les costumes s’accordent idéalement aux
personnages, du Capitaine, au casque à pointe, au Tambour-Major, roux, en veste
bleu horizon, en passant par la pianiste en turban à plume des années folles.
Les humbles ne sont pas moins caractérisés. Y compris dans les scènes les plus
dépouillées, c’est toujours un régal pour l’œil. Ajoutez à cela une excellente
direction d’acteurs, où tout est vrai, juste, réglé au millimètre, et vous
aurez déjà pris conscience du caractère exceptionnel de cette production.
Pour David McVicar, Wozzeck est un pur, une âme simple, soumise,
superstitieuse, broyée par un environnement sordide. Intensément humain, il
n’est pas ce fou halluciné qui sert de cobaye au Docteur. Son amour, son besoin
d’amour sont essentiels, comme sa solitude, ses incompréhensions. « Il
porte tout le poids du monde sur ses épaules, tourmenté, opprimé, oppressé »,
« le sadisme des autres le plonge dans la démence » nous dit
le metteur en scène. Ce ne sont pas tant le meurtre de Marie puis le suicide de
Wozzeck qui constituent l’aboutissement, quelque horreur qu’ils portent, mais
la promesse de transmission de sa pauvre condition à son fils, dans la scène
ultime, après le bouleversant interlude en ré mineur. Vision cohérente, d’une
grande fidélité au livret, si dense malgré sa brièveté.
Un blog pour les élèves des options théâtre du Lycée Camille Sée à Colmar
jeudi 8 novembre 2018
mercredi 7 novembre 2018
Devoir sur Woyzeck
Sujet 1
Vous montez Woyzeck de Büchner. Vous vous interrogez sur le traitement scénique
du personnage de Woyzeck.
Votre dramaturge vous propose cinq documents pour nourrir votre réflexion.
Dans un premier temps, vous ferez une analyse dramaturgique du personnage de
Woyzeck.
Puis vous analyserez les documents en dégageant les pistes concrètes que vous
suggèrent ces documents pour le traitement du personnage de Woyzeck. Vous vous
appuierez sur le texte en le citant de manière directe ou indirecte.
Enfin, vous choisirez un ou deux de ces documents à partir duquel ou desquels
vous concevrez un projet de représentation de ce personnage : type d’acteur, type
de jeu, costume, rapport dans l’espace avec les autres personnages, etc…
Document 1 : Le Cri, Edvard Munch, 1898, tempera sur carton, Galerie Nationale, Oslo
Document 2 : Nativité, huile sur toile, anonyme, école française, XVIIIème siècle.
Document 3 : Expérimentation sur le rat, photographie publiée sur le site du CNRS, 2018
Document 4 : Jack Nicholson dans le rôle de Jack Torrence, Shining, film réalisé par Stanley Kubrick,1980
Document 5 : Dans un bidonville de Saint-Etienne, 2010, France info
Vous montez Woyzeck de Büchner. Vous vous interrogez sur le traitement scénique
du personnage de Woyzeck.
Votre dramaturge vous propose cinq documents pour nourrir votre réflexion.
Dans un premier temps, vous ferez une analyse dramaturgique du personnage de
Woyzeck.
Puis vous analyserez les documents en dégageant les pistes concrètes que vous
suggèrent ces documents pour le traitement du personnage de Woyzeck. Vous vous
appuierez sur le texte en le citant de manière directe ou indirecte.
Enfin, vous choisirez un ou deux de ces documents à partir duquel ou desquels
vous concevrez un projet de représentation de ce personnage : type d’acteur, type
de jeu, costume, rapport dans l’espace avec les autres personnages, etc…
Document 1 : Le Cri, Edvard Munch, 1898, tempera sur carton, Galerie Nationale, Oslo
Document 2 : Nativité, huile sur toile, anonyme, école française, XVIIIème siècle.
Document 3 : Expérimentation sur le rat, photographie publiée sur le site du CNRS, 2018
Document 4 : Jack Nicholson dans le rôle de Jack Torrence, Shining, film réalisé par Stanley Kubrick,1980
Document 5 : Dans un bidonville de Saint-Etienne, 2010, France info
jeudi 1 novembre 2018
jeudi 8 novembre 19h CDE Jeunesse de Conrad, mise en scène Guillaume Clayssen
Présentation par le metteur en scène
N'oubliez pas la représentation du jeudi 8 novembre à 19h de Jeunesse de Conrad dans la mise en scène de Guillaume Clayssen.
Je vous signale aussi la rencontre à la médiathèque de Colmar entre Guillaume Clayssen et Francis Fischer. Vous savez comvien ces rencontres sont passionnantes. venez-y nombreux.
Rencontre philosophique autour du spectacle « Jeunesse »
Avec Guillaume Clayssen, metteur en scène, et Francis Fischer, philosophe
Pôle Média-Culture Edmond Gerrer de Colmar
Ma 06.11 à 18h30
Entrée libre
N'oubliez pas la représentation du jeudi 8 novembre à 19h de Jeunesse de Conrad dans la mise en scène de Guillaume Clayssen.
Je vous signale aussi la rencontre à la médiathèque de Colmar entre Guillaume Clayssen et Francis Fischer. Vous savez comvien ces rencontres sont passionnantes. venez-y nombreux.
Rencontre philosophique autour du spectacle « Jeunesse »
Avec Guillaume Clayssen, metteur en scène, et Francis Fischer, philosophe
Pôle Média-Culture Edmond Gerrer de Colmar
Ma 06.11 à 18h30
Entrée libre
jeudi 18 octobre 2018
distribution de la fin des Suppliants à partir de p102
Je n'ai pas eu le temps de finir mais voici déjà un début à partir du moment où j'ai rejoint le groupe lundi:
P101-102
Ilayda : Aucune
responsabilité qui resterait à endosser. Pour nous, plus aucun domaine de
responsabilité que le responsable nous accorderait. Nous sommes obligés de vous
l’accorder : tous les hommes sont illégaux.
Chloé : C’est la vérité. Chacun
d’entre nous. Aucune assurance à laquelle nous pourrions croire, aucune
spécialité régionale que nous pourrions goûter, aucune influence qui pourrait
mener à la diversité, ben ouis, vous l’empêchez, c’est clair, aucune diversité
singulière, pas la moindre unité individuelle.
Nawel : aucune
responsabilité que nous pourrons endosser, mais vous vous en foutez, aucune
répartition des responsabilités, nous ne pouvons donc rien prendre en charge ni
rien entreprendre.
Miryam : contrairement à
vous je ne me souviens plus comment s’appelle cette dame, Europe, je crois,
non, IO ( ich, i, io, ik, oui en turc)l’homme du Sud, le méridional, moi donc,
moi seul, mais ça ne suffit pas, mon petit nom ne suffit pas.
Jade : Si vous trouvez
quelque chose, vous pouvez le garder. Nous n’avons pas le droit de le faire,
voilà la pelleteuse ! Cette table branlante, on nous l’a donnée !
elle ne nous appartient pas ! La pelleteuse s’en moque. N’évitez pas ce
conflit juste par peur, lequel ? eh bien celui-là ! Interposez vous
dans le conflit, saisissez l’occasion ! ça vaut le coup !
P103 Chloé : Lorsque vous
voyez quelqu’un en détresse, ressaisissez-vous et agissez !
Ilayda : Lorsque vous nous
voyez, saisissez-vous de nous !
Nawel : Prenez-nous,
saisissez-nous et garantissez la sécurité, une petite sécurité à votre Etat, à
vos concitoyens, à vos voisins et mettez-nous à la porte
Myriam : Enlevez-nous comme
une tache de graisse. Balayez nous, bazardez nous ! Préservez-vous de
nous. Voila. Ça, c’est bien. C’est la seule façon pour une société, dans
laquelle les droits de l’homme sont restaurés, râtelés, rassemblés en un tas
puis tassés au bulldozer, je veux dire : dans laquelle les droits sont
respectés, d’en devenir une ! Comment ?
Jade : Oui, une société bien
sûr, il faut d’abord qu’elle en devienne une. C’est bien ce que vous voulez,
non ?
Nawel : Ne faire qu’un avec
eux et avec vous-mêmes, vous ne serez donc plus obligés de fuir, ni à travers
les déserts, ni à travers les montagnes. Nous ne sommes pas une société, voilà tout,
ou juste une petite, ou pas encore une.
P104 Chloé : Nos affaires
ont déjà été jetées, nous les suivons volontiers, nous vous suivons vous aussi
sans plus tarder, nous sommes déjà partis.
Jade : Vous devez garantir
la sécurité du pays, c’est aussi ce que doit faire la police, vous voyez, vous
êtes déjà deux, assurez la sécurité et emmenez-nous loin d’ici. Peu importe
comment vous procédez, peu importe qu’il y ait ou non procès, peu importe qu’il
y ait ou non quelque chose, chassez-nous !
Ilyada :Faites-nous partir !
Peu importe comment se finira le procès, laissez-nous partir
Myriam : ou lâchez-nous dans
l’eau !
Nawel : Oui, là où nous sommes.
Chloé : Lâchez nous, ce n’est
pas bien difficile, et c’est parti !
Myriam : Pourquoi ne pas
partir ensemble pour une fois, ce serait sympa, fuyez donc avec nous !,
mais non, vous ne voulez pas, vous voulez partir, mais pas comme ça, pas si vous
ne pouvez pas vous imaginer quel endroit vous fuyez.
P111 :Ilayda : Mais
quand nous ne serons plus là, vous pourrez vous réjouir encore une fois, vous
réjouir encore et encore que nous ne soyons plus là, que vous ayez pu résoudre
sans violence ce conflit, car un autre pouvoir l’a résolu en votre nom, mais ça,
vous ne voulez pas l’admettre.
Nawel : Nous nous en
chargerions volontiers, mais ici il ya toujours, vraiment toujours, un
suppléant qui se charge de donner un coup de pied aux droits des autres, de
détruire cette table offerte et ses tasses en plastique,
Chloé : de défoncer les
chaises de camping
Nawel :offertes elles aussi,
de piétiner puis de faire disparaître nos affaires, ces rares affaires qui ne sont
pas les nôtres, c’est la pelleteuse qui s’en charge, elle vous aide bien qu’elle ne soit pas vivante : c’est
le courage civique vécu au quotidien, même si vous deviez craindre que cela ait
des inconvénients pour vous.
P112 Chloé : mais ne
craignez rien, vous n’aurez rien à craindre, surtout pas des inconvénients,
vous n’avez rien à redouter.
Jade : Entrez s’il vous
plaît et écrasez tout, ça a un effet à court terme que vous pouvez facilement
prolonger si vous nous écrasez en même temps, nous ne sommes pas aussi costauds
que cette table en plastique branlante
Myriam :
pas aussi costauds que cette garniture de jardin dont quelqu’un ne faisait plus
usage parce qu’elle était déjà trop usée. Si nous faisons tout ça, si nous tous
faisons tout, nous vivrons dans un pays sûr, mouais, en tous cas dans un pays à
l’abri de nous, ce serait déjà ça de gagner. Au nombre des possibilités de L’Etre
ensemble dans le monde nous l’avons dit, nous le répétons au cas où vous l’auriez
rat, se trouve incontestablement la représentabilité d’un Etre-là par un autre.
mais bien sûr vous ne voulez pas que nous vous représentions, nous le
comprenons,, vous ne voulez même pas que nous nous dégourdissions les jambes
devant l’église, ça ruine encore plus la belle pelouse, à chaque fois un peu
plus.
P113 : Nawel :
La pelouse nous concerne aussi, oui, cela nous concerne aussi, car nous aussi
sommes possibles, même si vous ne le croyez pas, nous aussi sommes des humains,
nous aussi sommes des autres, nous sommes peut-être les uns et les autres, nous
avons aussi des professions, non, plus maintenant, des classes, non, nous n’avons
plus de classes maintenant, comment ça ?, et l’âge, oui, l’âge, nous l’avons,
effectivement, donc les possibilités de préoccupations ajustées à tout cela, eh
bien quoi ? A vous de choisir.
P114 à suivre
Séance du lundi 15 octobre les Suppliants
Très important: apprendre par coeur absolument la distribution donnée par Chiara lors de cette séance pour le lundi 5 novembre car Chiara n'a plus beaucoup de séances avec vous: Myriam, Nawel et Chloé doivent absolument transmettre les indications à Jade et Illayda qui étaient absentes.
Apporter aussi les accessoires qui paraissent nécessaires à vos personnages: brochures, papiers etc
Apporter aussi les accessoires qui paraissent nécessaires à vos personnages: brochures, papiers etc
Séance du vendredi 12 octobre Woyzeck
Parcours de relaxation:
allongés au sol, faire le scanner de son propre corps. sandrine a entendu dans un cours de ButÔ ( faire une recherche sur cette forme de danse-théâtre): "on a mille corps dans un corps";
inspiration profonde, sentir tout son corps, s'incruster dans le sol, y mettre tout son poids, sentir la colonne vertébrale, chercher la respiration dans le dos, les côtes, visualiser la colonne d'air
micros mouvements internes, doigts de pieds, plante des pieds, talons, chevilles etc
ex^lorer les creux, ancrer les cuisses dans le sol, bassin, fesses.
Ancrer la cambrure dans le sol, souffler, soupirer. Appuyer les doigts sur le ventre dans le sens des aiguilles d'une montre: pratique du Do In ( se renseigner sur cette technique) auto-massage. appuyer puis relâcher.
main sur le ventre: expérimenter l'élévation liée à la respiration et comment ensuite ça se creuse sur l'expire.
mais qui remontent: étirements, on cherche loin et on relâche;
Petits ronds avec le coccys au sol les jambes repliées, torsions jambes à droite et tête à gauche, inverser le mouvement. chercher la fluidité, respirer le mouvement.
En foetus, passer de l'autre côté, en utilisant un écartement puis revenir de l'autre côté à une position foetale. Lier les choses, être toujours mobile, le faire plusieurs fois jusqu'à gagner en fluidité;
Ouvrir la bouche, bailler.
A partir du dernier mouvement, se donner l'énergie pour progressivement se retrouver debout, sans à coups, trajet progressif, sonoriser le mouvement, trouver le chemin: dire une des répliques en continuant à travailler le mouvement fluide: corps et voix à la même hauteur, le texte dit ne doit pas être séparé du corps en mouvement. faire le trajet inverse du stade debout à couché, accélérer un peu le rythme. Elargis le texte. toujours ttravailler dans la qualité et la précision pour le corps et la voix.
Woyzeck pièce pleine de ruptures: montage cut des séquences, zoom sur une action, pas de transitions, parfois des suspensions.
Créer un canevas chorégraphique et dire une réplique sur ce canevas: une course, un saut, un mouvement saccadé, un glissé, une marche, un tour sur soi-même.
Chacun à sa manière, pas obligé de les mettre dans l'ordre donné. d'abord inventer la choré puis mettre la réplique dedans. 3mn pour s'exercer.
Tout est acceptable si on y met de l'énergie et se donne. la beauté vient du dépassement , pas de la ma^trise technique de la danse, pas de jugement, pas souci de faire joli! se lâcher. Chacun se met à un endroit et expérimente sa structure chorégraphique, garder le dessin: l'acteur doit être capable de reproduire.
Passage un à un: nécessité de préparer l'entrée en scène: neutre avant de se lancer.
quand vous êtes spectateurs, vous êtes aussi acteurs: posture du spectateur-acteur.
Reproduire trois fois la phrase chorégraphique. Bien donner les attaques/finales de la réplique, faire sortir la voix.
Dans la reproduction, plus il y a d'efforts, de difficultés à se lancer, plus il faut "mordre", y aller.
Après les trois passages, dire sa réplique en la lâchant: exercice pour la mémoire, apprendre un texte sans faire référence à la psychologie: laisser l'inconscient affleurer.
Tout le monde a réussi à produire quelque chose d'intéressant.
s'approprier une consigne: se jeter à corps perdu dans l'action proposée, naissance de choses que l'on n'aurait pas pu trouvées en les cherchant volontairement.
Filage des scènes existantes mais il faut que chacun case sa chorégraphie à l'intérieur de la structure établie par Sandrine.
résultat très intéressant. Conserver la mémoire de vos choré dans le carnet de bord.
allongés au sol, faire le scanner de son propre corps. sandrine a entendu dans un cours de ButÔ ( faire une recherche sur cette forme de danse-théâtre): "on a mille corps dans un corps";
inspiration profonde, sentir tout son corps, s'incruster dans le sol, y mettre tout son poids, sentir la colonne vertébrale, chercher la respiration dans le dos, les côtes, visualiser la colonne d'air
micros mouvements internes, doigts de pieds, plante des pieds, talons, chevilles etc
ex^lorer les creux, ancrer les cuisses dans le sol, bassin, fesses.
Ancrer la cambrure dans le sol, souffler, soupirer. Appuyer les doigts sur le ventre dans le sens des aiguilles d'une montre: pratique du Do In ( se renseigner sur cette technique) auto-massage. appuyer puis relâcher.
main sur le ventre: expérimenter l'élévation liée à la respiration et comment ensuite ça se creuse sur l'expire.
mais qui remontent: étirements, on cherche loin et on relâche;
Petits ronds avec le coccys au sol les jambes repliées, torsions jambes à droite et tête à gauche, inverser le mouvement. chercher la fluidité, respirer le mouvement.
En foetus, passer de l'autre côté, en utilisant un écartement puis revenir de l'autre côté à une position foetale. Lier les choses, être toujours mobile, le faire plusieurs fois jusqu'à gagner en fluidité;
Ouvrir la bouche, bailler.
A partir du dernier mouvement, se donner l'énergie pour progressivement se retrouver debout, sans à coups, trajet progressif, sonoriser le mouvement, trouver le chemin: dire une des répliques en continuant à travailler le mouvement fluide: corps et voix à la même hauteur, le texte dit ne doit pas être séparé du corps en mouvement. faire le trajet inverse du stade debout à couché, accélérer un peu le rythme. Elargis le texte. toujours ttravailler dans la qualité et la précision pour le corps et la voix.
Woyzeck pièce pleine de ruptures: montage cut des séquences, zoom sur une action, pas de transitions, parfois des suspensions.
Créer un canevas chorégraphique et dire une réplique sur ce canevas: une course, un saut, un mouvement saccadé, un glissé, une marche, un tour sur soi-même.
Chacun à sa manière, pas obligé de les mettre dans l'ordre donné. d'abord inventer la choré puis mettre la réplique dedans. 3mn pour s'exercer.
Tout est acceptable si on y met de l'énergie et se donne. la beauté vient du dépassement , pas de la ma^trise technique de la danse, pas de jugement, pas souci de faire joli! se lâcher. Chacun se met à un endroit et expérimente sa structure chorégraphique, garder le dessin: l'acteur doit être capable de reproduire.
Passage un à un: nécessité de préparer l'entrée en scène: neutre avant de se lancer.
quand vous êtes spectateurs, vous êtes aussi acteurs: posture du spectateur-acteur.
Reproduire trois fois la phrase chorégraphique. Bien donner les attaques/finales de la réplique, faire sortir la voix.
Dans la reproduction, plus il y a d'efforts, de difficultés à se lancer, plus il faut "mordre", y aller.
Après les trois passages, dire sa réplique en la lâchant: exercice pour la mémoire, apprendre un texte sans faire référence à la psychologie: laisser l'inconscient affleurer.
Tout le monde a réussi à produire quelque chose d'intéressant.
s'approprier une consigne: se jeter à corps perdu dans l'action proposée, naissance de choses que l'on n'aurait pas pu trouvées en les cherchant volontairement.
Filage des scènes existantes mais il faut que chacun case sa chorégraphie à l'intérieur de la structure établie par Sandrine.
résultat très intéressant. Conserver la mémoire de vos choré dans le carnet de bord.
mercredi 17 octobre 2018
La scénographie de La Conférence des Oiseaux
Ce qu'en dit le metteur en scène Guy-Pierre Couleau:
La Scénographie :
UN ESPACE QUI DÉFIE LE TEMPS
La Scénographie :
UN ESPACE QUI DÉFIE LE TEMPS
Le soleil de sa majesté est un miroir
Celui qui se voit dans ce miroir y voit son âme et son corps.
« La souveraineté de l’âme est un miroir » nous dit le poème d’Attar, mis en mots aujourd’hui par Jean-Claude Carrière.
Que voyons-nous de notre âme si ce n’est ce que nous sommes ?
C’est ce miroir qui me sert de fond pour créer l’espace du conte, l’espace du geste en scène. Pour cette scénographie que j’ai commandée à Delphine Brouard, je suis parti de la métamorphose qui est le propre de l’art des acteurs.
Devant la glace s’opère la lente transformation de celles et ceux qui vont incarner les rôles pour les spectateurs. Sur scène, ce sont ces miroirs d’artistes qui composent le fond de l’espace. Devant eux, un simple carré rouge vif, neutre et abstrait, qui va devenir le lieu de tous les décors, de tous les endroits traversés par ces oiseaux tout au long de leur interminable périple. Le carré magique de la scène est alors sacralisé par cette couleur incandescente et la parole se libère, lorsque les actrices et les acteurs investissent ce tapis écarlate.
C’est à proprement parler davantage un espace qu’un décor et, dans cette mise en scène, il est question de suggérer bien plus que de montrer. Comme la voie qui reste à découvrir par soi-même au fil du texte pour tous ces oiseaux qui nous ressemblent tant, l’espace de jeu scénographié ainsi pour cette « Conférence » est une piste ouverte, une possibilité d’écho pour l’imaginaire de
chacun.
Celui qui se voit dans ce miroir y voit son âme et son corps.
« La souveraineté de l’âme est un miroir » nous dit le poème d’Attar, mis en mots aujourd’hui par Jean-Claude Carrière.
Que voyons-nous de notre âme si ce n’est ce que nous sommes ?
C’est ce miroir qui me sert de fond pour créer l’espace du conte, l’espace du geste en scène. Pour cette scénographie que j’ai commandée à Delphine Brouard, je suis parti de la métamorphose qui est le propre de l’art des acteurs.
Devant la glace s’opère la lente transformation de celles et ceux qui vont incarner les rôles pour les spectateurs. Sur scène, ce sont ces miroirs d’artistes qui composent le fond de l’espace. Devant eux, un simple carré rouge vif, neutre et abstrait, qui va devenir le lieu de tous les décors, de tous les endroits traversés par ces oiseaux tout au long de leur interminable périple. Le carré magique de la scène est alors sacralisé par cette couleur incandescente et la parole se libère, lorsque les actrices et les acteurs investissent ce tapis écarlate.
C’est à proprement parler davantage un espace qu’un décor et, dans cette mise en scène, il est question de suggérer bien plus que de montrer. Comme la voie qui reste à découvrir par soi-même au fil du texte pour tous ces oiseaux qui nous ressemblent tant, l’espace de jeu scénographié ainsi pour cette « Conférence » est une piste ouverte, une possibilité d’écho pour l’imaginaire de
chacun.
jeudi 11 octobre 2018
W-le cirque des travailleurs d'Arpad Schilling
ARPAD SCHILLING est l’un
des plus iconoclastes créateurs de la scène hongroise actuelle.
En 2001, avant même de fêter ses 30 ans, le fondateur du Théâtre Krétakör amorçait une plongée en profondeur dans l’œuvre de Büchner en livrant W – le cirque des travailleurs, une version décapante de Woyzeck:
Extrait video
Lire ce qui en est dit dans cette étude: pages 68 à 78 en ce qui concerne la mise en scène de Schilling, mais l'enemsble de l'étude est passionnante.
En 2001, avant même de fêter ses 30 ans, le fondateur du Théâtre Krétakör amorçait une plongée en profondeur dans l’œuvre de Büchner en livrant W – le cirque des travailleurs, une version décapante de Woyzeck:
Extrait video
Lire ce qui en est dit dans cette étude: pages 68 à 78 en ce qui concerne la mise en scène de Schilling, mais l'enemsble de l'étude est passionnante.
Cours de théorie jeudi 11 octobre premières spé: conférence de Charles Mela
Deux absentes: Myriam toute la séance, Chloé pour la première partie
1. Discussion à propos des affiches, visuels que vous avez créés pour la pièce Les Suppliants de Jelinek. A rapporter lundi en cours de pratique et pour les montrer à Chiara: les accompagner d'un texte expliquant vos choix graphiques.Je ramasserai vos travaux pour les évaluer.
2. Le lien entre théâtre et politique depuis les origines du théâtre:
exemple les Suppliantes d'Eschyle: rappel de la fable que certaines d'entre vous connaissais: les danaïdes qui fuient leurs poursuivants et un mariage forcé sont recueillies par un roi ,Pélage, qui demande à l'assemblée de ces sujets de se prononcer pour ou contre l'asile, scène mémorable qui fonde la pratique de l'asile avec l'assentiment du peuple, même au prix de la guerre.
Rappel du rôle du théâtre dans la cité grecque au plan religieux et civique.
Le texte des Suppliantes dans la traduction d'Olivier Py est à lire pour la séance prochaine. ( Nous avons commencé la lecture en classe mais l'avons interrompue)
Question sur les rapports entre théâtre et politique à partir de votre propre réflexion : A quelles périodes le rapprochement est-il le plus probant?
Chloé évoque la Révolution Française: Beaumarchais le Mariage de Figaro un peu avant, pendant les années révolutionnaires, utilisation de la théâtralité pour des fêtes rassembleuses: orateurs, défilés, danses, célébrations de l'Esprit.
Au XIXème siècle sujet politique dans les drames romantiques ex Lorenzaccio de Musset: réflexion sur les assassinats politiques, groupes et foules qui sont des figurants et donc représentés dans les drames romantiques: les hérons combattent pour des idées et des partis.
Le naturalisme de Zola et du premier metteur en scène français Antoine qui recrée sur le plateau une une reproduction de lieux réels et représentent les "basses classes " qui jusque là n'avaient pas eu de véritable dignité de personnages principaux.
Même Molière au XVIIème siècle a un lien avec la question politique si on ne l'étudie pas seulement comment un moraliste, mais quelqu'un qui évoque les rapports de force à son époque:ex de Tartuffe et le parti des dévots,Don Juan, le poids de la religion sur les réactions du Roi, les censures des pièces qui peuvent priver les artistes de mécène.
Au XXème siècle, la naissance des mouvements communistes, des sympathisants marxistes a donné lieu à une nouvelle dramaturgie qui a changé les façons de faire du théâtre: Brecht
Toutes ces pistes seront approfondies dans les prochains cours où nous étudierons l'évolution de la mise en scène.
A regarder:
C'est qui Elfriede Jelinek du youtuber Ronan
mise en ondes sur France Culture des Suppliantes, version Olivier Py en parallèle de votre lecture
Excellente conférence à écouter pendant les vacances : Réfugiés et droits humains; ( Prenez des notes pour vous en souvenir.) Qui est Charles Mela
1. Discussion à propos des affiches, visuels que vous avez créés pour la pièce Les Suppliants de Jelinek. A rapporter lundi en cours de pratique et pour les montrer à Chiara: les accompagner d'un texte expliquant vos choix graphiques.Je ramasserai vos travaux pour les évaluer.
2. Le lien entre théâtre et politique depuis les origines du théâtre:
exemple les Suppliantes d'Eschyle: rappel de la fable que certaines d'entre vous connaissais: les danaïdes qui fuient leurs poursuivants et un mariage forcé sont recueillies par un roi ,Pélage, qui demande à l'assemblée de ces sujets de se prononcer pour ou contre l'asile, scène mémorable qui fonde la pratique de l'asile avec l'assentiment du peuple, même au prix de la guerre.
Rappel du rôle du théâtre dans la cité grecque au plan religieux et civique.
Le texte des Suppliantes dans la traduction d'Olivier Py est à lire pour la séance prochaine. ( Nous avons commencé la lecture en classe mais l'avons interrompue)
Question sur les rapports entre théâtre et politique à partir de votre propre réflexion : A quelles périodes le rapprochement est-il le plus probant?
Chloé évoque la Révolution Française: Beaumarchais le Mariage de Figaro un peu avant, pendant les années révolutionnaires, utilisation de la théâtralité pour des fêtes rassembleuses: orateurs, défilés, danses, célébrations de l'Esprit.
Au XIXème siècle sujet politique dans les drames romantiques ex Lorenzaccio de Musset: réflexion sur les assassinats politiques, groupes et foules qui sont des figurants et donc représentés dans les drames romantiques: les hérons combattent pour des idées et des partis.
Le naturalisme de Zola et du premier metteur en scène français Antoine qui recrée sur le plateau une une reproduction de lieux réels et représentent les "basses classes " qui jusque là n'avaient pas eu de véritable dignité de personnages principaux.
Même Molière au XVIIème siècle a un lien avec la question politique si on ne l'étudie pas seulement comment un moraliste, mais quelqu'un qui évoque les rapports de force à son époque:ex de Tartuffe et le parti des dévots,Don Juan, le poids de la religion sur les réactions du Roi, les censures des pièces qui peuvent priver les artistes de mécène.
Au XXème siècle, la naissance des mouvements communistes, des sympathisants marxistes a donné lieu à une nouvelle dramaturgie qui a changé les façons de faire du théâtre: Brecht
Toutes ces pistes seront approfondies dans les prochains cours où nous étudierons l'évolution de la mise en scène.
A regarder:
C'est qui Elfriede Jelinek du youtuber Ronan
mise en ondes sur France Culture des Suppliantes, version Olivier Py en parallèle de votre lecture
Excellente conférence à écouter pendant les vacances : Réfugiés et droits humains; ( Prenez des notes pour vous en souvenir.) Qui est Charles Mela
mardi 9 octobre 2018
La Conférence des Oiseaux: une expérience au-delà d'un spectacle
C'est ce que dit Guy-Pierre Couleau, le metteur en scène dans l'interview de La grande Parade
dimanche 7 octobre 2018
Séances du vendredi 30 septembre et du 5 octobre
vendredi 30 septembre:
échauffement qui reprend le travail en cercle sur le nom des personnages pour les quels on invente un son et une gestuelle spécifique. reprise de la proposition d'Adèle sur Woyzeck.
L'essentiel de la séance a été consacrée au travail sur les scènes distribuées: chacun travail ses scènes et sandrine à partir de vos propositions propose une structure de mise en scène. (Parti pris général rien de quotidien cauchemardesque, gestes et sons en adéquation, marionnettes, jeu souvent face public: on parle on est face public, on écoute on peut regarder son partenaire.
Filage des scènes vues.
Chacun dans son carnet de bord doit noter les conseils prodigués, le schéma de ses scènes, réfléchir à sa place dans la structure quand les scènes sont chorales, notez toutes vos interventions.
Vendredi 5 octobre: Sandrine absente
Discussion en cercle sur la Conférence des oiseaux même si l'on n'entre pas dans le détail car Alais n'a pas vu encore le spectacle.
Faire une analyse détaillée à remettre après les vacances de la Toussaint. penser aussi qu'il s'agit ddu dernier spectacle de Guyt-pierre Couleau comme directeur de la CDE: informations sur ce qui arrive aux directeurs quand ils quittent un poste.
Echauffement centré sur la question du toucher et de l'expression d'action /réaction à distance, Sandrine demandant une occupation du plateau non quotidienne et à distance.
Marche neutre, puis imaginer que les personnages de Woyzeck et du Docteur sont des animaux...(exercice inspiré par la Conférence des Oiseaux): passer par le neutre, métamorphose progressive en animal, dire le nom avec le corps transformé, revevir à la forme humaine tout en gardant quelque chose de l'anaimal.
Exercice du noeud de mains à défaire: réfléchir à l'intérêt de l'exercice, à son comportement face à la difficulté, à la façon dont le groupe traite le problème.
Exercice en deux files de l'expression de la haine puis de l'amour à distance: dire ce qu'on fait, le faire, recevoir l'acte, réagir et sur enchérir. engagement total mais contrôle de la distance. Dire la différence de sensation et aussi ce que l'on voit quand on regarde les autres faire.
Marche neutre, se prendre dans les bras, de la m^me façon avec tous les partenaires sans que les affinités préalbales puissent être détectées. Rapprocher tout le corps et pas seulement le haut.
faire la m^me chose avec un peu d'élan.
Pause
Reprise de la séance avec filage de toutes les scènes déjà travaillées avec Sandrine: presque jusqu'à la scène 11
Pour certains pas assez de progrès dans l'apprentissage du texte, sinon assez bonne mémoire des dispositifs.
Pour le cours de jeudi, analyser vos scènes: adresses, sens des répliques...
Pour la séance de pratique prochaine connaître le texte jusqu'à la scène 11.
échauffement qui reprend le travail en cercle sur le nom des personnages pour les quels on invente un son et une gestuelle spécifique. reprise de la proposition d'Adèle sur Woyzeck.
L'essentiel de la séance a été consacrée au travail sur les scènes distribuées: chacun travail ses scènes et sandrine à partir de vos propositions propose une structure de mise en scène. (Parti pris général rien de quotidien cauchemardesque, gestes et sons en adéquation, marionnettes, jeu souvent face public: on parle on est face public, on écoute on peut regarder son partenaire.
Filage des scènes vues.
Chacun dans son carnet de bord doit noter les conseils prodigués, le schéma de ses scènes, réfléchir à sa place dans la structure quand les scènes sont chorales, notez toutes vos interventions.
Vendredi 5 octobre: Sandrine absente
Discussion en cercle sur la Conférence des oiseaux même si l'on n'entre pas dans le détail car Alais n'a pas vu encore le spectacle.
Faire une analyse détaillée à remettre après les vacances de la Toussaint. penser aussi qu'il s'agit ddu dernier spectacle de Guyt-pierre Couleau comme directeur de la CDE: informations sur ce qui arrive aux directeurs quand ils quittent un poste.
Echauffement centré sur la question du toucher et de l'expression d'action /réaction à distance, Sandrine demandant une occupation du plateau non quotidienne et à distance.
Marche neutre, puis imaginer que les personnages de Woyzeck et du Docteur sont des animaux...(exercice inspiré par la Conférence des Oiseaux): passer par le neutre, métamorphose progressive en animal, dire le nom avec le corps transformé, revevir à la forme humaine tout en gardant quelque chose de l'anaimal.
Exercice du noeud de mains à défaire: réfléchir à l'intérêt de l'exercice, à son comportement face à la difficulté, à la façon dont le groupe traite le problème.
Exercice en deux files de l'expression de la haine puis de l'amour à distance: dire ce qu'on fait, le faire, recevoir l'acte, réagir et sur enchérir. engagement total mais contrôle de la distance. Dire la différence de sensation et aussi ce que l'on voit quand on regarde les autres faire.
Marche neutre, se prendre dans les bras, de la m^me façon avec tous les partenaires sans que les affinités préalbales puissent être détectées. Rapprocher tout le corps et pas seulement le haut.
faire la m^me chose avec un peu d'élan.
Pause
Reprise de la séance avec filage de toutes les scènes déjà travaillées avec Sandrine: presque jusqu'à la scène 11
Pour certains pas assez de progrès dans l'apprentissage du texte, sinon assez bonne mémoire des dispositifs.
Pour le cours de jeudi, analyser vos scènes: adresses, sens des répliques...
Pour la séance de pratique prochaine connaître le texte jusqu'à la scène 11.
Projet danse Europe
J'aimerais qu'un maximum d'élèves disponibles le samedi matin participent au projet:
Il faut réserver pour cela les samedis 24 novembre, 1er décembre, 15 décembre et 12 janvier.
Il faut réserver pour cela les samedis 24 novembre, 1er décembre, 15 décembre et 12 janvier.
jeudi 4 octobre 2018
Théâtre et Espace
Théâtre et Espace
Le théâtre est spectacle.
Etymologie grecque du mot « théâtre » comme latine du mot « spectacle »
renvoie au verbe « voir ». Le theatron grec est proprement le lieu où
l’on voit.
Ainsi la notion d’espace et de
relations spatiales entre le sujet qui voit et l’objet qui s’offre à sa vue est
indissociable de la notion même de théâtre et toute démarche créatrice de
théâtre intègre le traitement de l’espace.
Que recouvre la notion d’espace
au théâtre ?
-
Espace dramatique,
appelé aussi dramaturgique : il n’a pas d’existence concrète, il est
contenu dans le texte, c’est une fiction, une image spatiale construite à
partir d’indications spatio-temporelles qui figurent dans les didascalies, les
répliques, le texte. Le lecteur l’imaginent à partir de la lecture de la pièce,
les metteurs en scène et les scénographes partent de là, ils lisent le texte,
pour proposer les diverses représentations de l’espace qui seront matérialisées
sur le plateau.
Les didascalies
donnent en général un cadre spatial à l’action de la pièce : c’est le cas
dans Woyzeck pour chaque scène.
Mais les
répliques peuvent également indiquer une position spatiale : ex scène 10
lorsque Woyzeck dit i »il faut que j’y aille » , on comprend dans le
dialogue avec Andrès qu’il veut aller où » ils dansent », « Au
Petit Cheval et à L’Etoile », deux auberges nommées par Andrès. C’est le
dialogue alors et non les didascalies qui situe dans l’espace.
L’espace
dramatique n’est pas obligatoirement contenu dans les limites spatiales de l’action
telle qu’elle est censée se produire sous les yeux des spectateurs, elle évoque
un espace plus large : c’est le cas dans la scène 10 Woyzeck et Andrès
sont à la caserne, et ils évoquent les auberges de la ville dans lesquelles on
danse le soir. Ces espaces évoqués dans la conversation des personnages sont ce
que l’on appelle le hors scène. Ce hors scène appartient aux dramaturgies de la
mimesis qui tentent à donner l’illusion du réel en nous invitant à imaginer un
au-delà de la scène, un certain nombre de lieux où des actions se déroulent
hors de la vue des spectateurs mais dont les personnages parlent et où les
personnages vivraient une fois sortis de scène.
-
Espace
théâtral : Le grand dramaturge espagnol du Siècle d’Or, Lope de Vega (
1562-1635) déclare qu’il suffit pour faire du théâtre de « quatre
planches, deux tréteaux, une passion ». Quatre siècles plus tard, Peter
Brook livre ses réflexions sur sa pratique de metteur en scène dans un livre
qui s’intitule L’Espace Vide :
« Je peux
prendre n’importe quel espace vide et l’appeler une scène. Quelqu’un traverse
cet espace vide pendant que quelqu’un d’autre l’observe, et c’est suffisant
pour que l’acte théâtral soit amorcé. »
Tout espace où
se produit du théâtre devient de fait un espace théâtral !
L’espace
théâtral se définit aussi par le rapport qu’il instaure entre l’espace du
public et celui du comédien/ rapport frontal, bi-frontal, -tri frontal, théâtre
en rond etc éloignement/proximité.
Les éclairages
sont alors capitaux pour dessiner l’espace théâtral. : si le public est
plongé dans le noir et la scène éclairée, il oubliera plus facilement qu’il est
au théâtre et entrera dans l’illusion théâtrale plus facilement que dans un
bi-frontal où les spectateurs, outre la scène, se voient aussi en vis-à-vis.
Lorsqu’on voit l’acteur de très près il est difficile aussi de rentrer dans l’illusion,
on s’attache davantage au travail de jeu de l’acteur lui-même.
L’espace théâtral
comme espace de rassemblement est un espace politique : amphithéâtre, hiérarchie
sociale perceptible dans l’attribution des places plus ou moins chères selon l’emplacement
etc
Il se situe dans un bâtiment qui a une place
au cœur de la ville et dit quelque chose de la politique menée. Les metteurs en
scène et scénographe prévoient aussi en amont leurs dispositifs scéniques en
fonction de l’endroit où la pièce va se jouer.
-
L’espace
scénique est la transcription sur le plateau, dans un dispositif scénique
concret, un décor, de l’espace dramatique d’une œuvre tel que le metteur en
scène et le scénographe ont choisi de le figurer : il peut être réaliste,
symbolique, minimaliste, expressionniste, abstrait. C’est ce que le spectateur
décrypte pour comprendre la pièce, en même temps qu’il écoute le texte joué par
les acteurs et construit du sens à partir de tous les éléments qui figurent sur
le plateau.
mercredi 3 octobre 2018
séance du lundi 1 er octobre Les Suppliants
Cours transféré dans une salle de la Maison des Association le grenier étant occupé par Guy-Pierre Couleau et les acteurs de la Conférence des Oiseaux.
-Distribution d'une grille pour l'analyse d spectacle: se concentrer sur la scénographie et les costumes.
-Mise en place de la salle: chaises disposées pour figurer les gradins de la petite salle de la CDE puis travail en finesse sur comment dire le texte qui a déjà été distribué, intégration dans le dispositif de Chloé qui était absente, redécoupage des phrases pour arriver à la "choralité". Bien faire grincer les passages ironiques de Jelinek comme le font déjà Nawel et Myriam. Travail effectué sans mouvement, ces derniers seront ajoutés quand vous connaîtrez mieux le texte.
Distribution de la suite.
Consigne pour la séance prochaine: tout savoir par coeur pour pouvoir jouer davatange.
Quand vous avez un trou de texte, dire simplement "texte" et je vous le donne: permet de se libérer de la peur de ne pas savoir.
Attention à jouer déjà quand vous êtes entrain de lire le texte, pour cela ralentir le débit, créer des pauses.
-Distribution d'une grille pour l'analyse d spectacle: se concentrer sur la scénographie et les costumes.
-Mise en place de la salle: chaises disposées pour figurer les gradins de la petite salle de la CDE puis travail en finesse sur comment dire le texte qui a déjà été distribué, intégration dans le dispositif de Chloé qui était absente, redécoupage des phrases pour arriver à la "choralité". Bien faire grincer les passages ironiques de Jelinek comme le font déjà Nawel et Myriam. Travail effectué sans mouvement, ces derniers seront ajoutés quand vous connaîtrez mieux le texte.
Distribution de la suite.
Consigne pour la séance prochaine: tout savoir par coeur pour pouvoir jouer davatange.
Quand vous avez un trou de texte, dire simplement "texte" et je vous le donne: permet de se libérer de la peur de ne pas savoir.
Attention à jouer déjà quand vous êtes entrain de lire le texte, pour cela ralentir le débit, créer des pauses.
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