jeudi 25 mars 2021

Appel à candidature pour la classe théâtre de la Comédie de Reims

APPEL À CANDIDATURES 2021
LA CLASSE DE LA COMÉDIE

LA FORMATION

La Comédie, Centre dramatique national de Reims, en partenariat avec l’Université de Reims Champagne Ardenne propose une formation d’acteur sur deux ans à destination de jeunes de 17 à 24 ans. L’objectif est de préparer les étudiants aux concours d’intégration des Écoles Supérieures d’Art Dramatique. La formation construite en partenariat entre La Comédie et l’Université comprend environ 30h de cours hebdomadaires. Les étudiants suivent :
Des stages d’interprétation avec des comédien.nes et metteur.es en scène à la Comédie,
Des cours de chant et de danse
Des cours théoriques à l’URCA, dans un parcours adapté au rythme de la formation de la Classe.

Par ailleurs, tout au long de ces deux années de formation, les étudiants bénéficient d’un parcours culturel riche et varié grâce à l’ensemble de la programmation de la Comédie - CDN de Reims ainsi qu’à travers des partenariats ponctuels avec des structures de la Région Grand Est. A ce parcours pédagogique s’ajoute la prise en charge par la Comédie des frais liés aux concours des Écoles Nationales Supérieures d’Art Dramatique (droits d’inscription, transports, hébergements). Sous réserve d’avoir suivi l’ensemble des enseignements et stage, la formation est validée, à l’issue de la deuxième année par l’obtention de crédits ECTS, qui peuvent permettre d’obtenir une Licence, un Master ou des équivalences.

Plus d'informations sur la Classe de la Comédie

LES AUDITIONS

Une pré-sélection des dossiers aura lieu en amont des auditions. 

Premier tour les 14 et 15 juin à la Comédie
Vous devrez présenter :
• Une scène dialoguée de l’un des auteurs suivants : Marius von Mayenburg, Anton Tchekhov, Dea Loher, Henrik Ibsen, Sarah Kane, Bernard-Marie Koltès, Ivan Viripaev, Dennis Kelly, Eugene O’Neill, Noëlle Renaude
• Une scène dialoguée, un monologue ou un parcours libre de votre choix. 
Votre passage sera suivi d'un entretien avec le jury.
Chaque proposition devra durer 3 minutes maximum. Il est possible de présenter des scènes doubles, dans ce cas, la durée maximale sera portée à 6 minutes maximum.


Deuxième tour le 16 juin à la Comédie
• Un stage dirigé
Il est nécessaire de se rendre disponible toute la journée du 16 juin dans le cas où vous seriez retenu pour le stage dirigé au second tour.



CONDITIONS D’ADMISSION ET D’INSCRIPTIONS

Pour candidater, vous devez :
• Avoir entre 17 et 24 ans,
• Avoir obtenu votre baccalauréat (ou DAEU),
• Avoir suivi des cours de théâtre dans un cadre privé ou en milieu scolaire.

Les cours débuteront en septembre 2021.
Les frais d’inscriptions annuels sont composés :
• Des frais d’inscription à la Classe de la Comédie :
60€ / 30€ pour les personnes boursières
• Des frais d’inscription à l’Université :
170€* en Licence / 243€* en cycle Master
et 92€ pour la CVEC (Contribution Vie Etudiante et de Campus - excepté pour les boursiers).

*Possibilité de faire une demande de bourse pour l’Université jusqu’au 15 mai 2021 auprès du

CROUS de Reims.

INSCRIPTION EN LIGNE JUSQU'AU 16 MAI 2021  
· Formulaire à compléter 

https://bit.ly/3cdt3g3

Envoi des convocations
le 25 mai


VOTRE CONTACT CLASSE DE LA COMÉDIE
Marie Kermagoret, chargée de production et de formation
m.kermagoret@lacomediedereims.fr 
03 26 48 49 13







 
Photo © Vincent VDH
Comédie, Centre Dramatique National de Reims
Direction Chloé Dabert

lacomediedereims.fr
3, Chaussée Bocquaine - CS 90026 - 51724 Reims Cedex
Tél : 03 26 48 49 10

 

mardi 23 mars 2021

Terminales: "retours" des élèves de 5ème du collège Molière sur Tous des oiseaux

Les 3èmes sont en stage et rendront leurs avis plus tard. 

Voici quelques petits mots d'élèves de 5ème que Mme Karch m'a remis :

J'ai adoré la pièce malgré quelques incompréhensions de lieu et de temps pour certaines scènes. J'ai vraiment apprécié le fait que les acteurs se présentent au début et présentent leurs personnages, ce qui m'a un peu facilité la compréhension de l'histoire. Je trouve que les textes étaient presque parfaitement maitrisés et qu'il y avait un très beau jeu d'acteur. On arrivait parfaitement à les entendre et à comprendre malgré le masque. Les changements de décors étaient fluides, un peu rapides, ce qui a un peu perturbé ma compréhension parfois. On voyait que les acteurs étaient impliqués, ce qui m'a encore plus projeté dans l'histoire.

J'ai été touché par les émotions et la pièce était très bien jouée.

J'ai trouvé que c'était vraiment très bien car la pièce n'avait pas l'air facile à jouer et à comprendre. J(ai trouvé intéressante la proposition de mettre plusieurs Wahida. les acteurs ne sont jamais sortis du jeu, ils n'ont pas rigolé. J'ai aimé qu'ils se présentent au début , ça m'a aidé à comprendre qui était qui.

Le spectacle était bien, mais un peu bizarre par moments, surtout la scène de l'entretien avec la militaire.

J'ai trouvé le spectacle très bien, le texte m'a paru plus simple à comprendre, il m'a permis de m'interroger sur plein de choses, Léon l'Africain par exemple; Certains passages étaient vulgaires à mon goût. maus tout le reste très positif.

J'ai trouvé que la pièce était intéressante, la partie que j'ai le plus aimée c'est la fin parce qu'il y avait beaucoup d'émotions, le spectacle était quand même un peu difficile à comprendre à cause des personnes différentes qui jouaient le même personnage.

J'ai trouvé ce spectacle très agréable, bien. Vous assurez car le livre n'est pas facile, mais vous avez tout retenu et on ressentait beaucoup vos émotions. Votre spectacle était magique et riche en émotions, continuez comme cela.

J'ai adoré la pièce car les analepses que j'avais découvertes à la lecture étaient  très visibles. je trouve que les rôles étaient parfaitement joués. Quelques petites erreurs de texte mais vraiment très peu. J'ai adoré.

Très bonne mise en scène qui facilitait la compréhension des flashs-backs. Paroles très audibles et bien articulées. Les acteurs ont très bien joué tous les personnages; Ce texte devait être difficile à apprendre! Quelques passages un peu violents à mon goût. Mme avec les masques on entendait bien. J'ai eu un peu de mal à comprendre qu'un peu tout le monde jouait Wahida et pas toujours la même personne le même personnage. Le personnage principal semblait être Wahida, plus qu'Eitan et même que David.

Je trouve que la pièce est intéressante mais aussi triste, surtout à la fin. J'ai bien aimé le jeu des acteurs, ils ont bien réussi malgré les contraintes.

J'ai bien aimé la pièce mais je trouve que c'était un peu difficile de savoir qui jouait qui. C'était aussi dur de savoir quand il y avait une analepse: tout se suivait et il n'y avait pas de "signe" particulier pour savoir quand par exemple on passait de la maison de Léah à l'hôpital. Mais les comédiens ont très bien joué, on croyait à ce qu'ils racontaient. 

La pièce était bien dans l'ensemble, il ya quand même des moments où je ne savais plus qui était qui, même si les costumes/ accessoires donnaient une indication. J'ai beaucoup aimé la légende de l'oiseau amphibie qui était racontée à plusieurs. j'ai moins aimé les longues tirades/monologues car le vocabulaire était parfois trop difficile pour moi. On ressentait très bien les sentiments. L'atmosphère était changeante.

Cette représentation était originale, expressive, enrichissante. Comme c'était joué par des lycéens avec un de musique moderne j'ai trouve la pièce plus riche de nous. Les changements de personnages étaient un peu difficile à suivre. j'ai aimé la façon dont le texte avait été coupé. ça rendait l'histoire plus simple;

Terminales: séance du lundi 22 mars

Cercle de paroles : 

- situation des théâtres mobilisés, ministre de la Culture atteinte du Covid, difficulté à imaginer une réouverture prochaine des lieux de spectacle vivant.

 - la transformation des masques: chacun présente ses prototypes. Sandrine et moi avons essayé de notre côté aussi. Utiliser des craies pour dessiner, fixer des images avec des agrafes, des trombones. Les masques noirs ont un rendu plus intéressant, font plus penser à des costumes de théâtre que les masques chirurgicaux même transformés. Chacun note ses recherches et conserve les prototypes.


Prolongement sur la nécessité d'être créatif et en recherche pour les costumes par la transmission d'une lettre que j'ai reçue ce week-end d'un ami malaisien, musicien et acteur connu dans son pays et qui s'est reconverti en femier bio récemment. Pour vous montrer aussi comment le travail que nous faisons- et c'est le cas pour tous les artistes- se prolonge dans la vie privée, se continue en sous-main, nourrit inconsciemment, tout fait écho.

 Je remets la lettre en ligne même si elle est en anglais. merci à Padmé de l'avoir lue pour nous et à Myriam de l'avoir traduite :

"On Creativity 

I have worked with countless politicians and policy makers over the course of my career. Yet I have not met many who view the arts as anything other than entertainment, and therefore deem it as no more than of marginal importance in matters of national policy. It follows that there is no real public policy impetus to nurture creativity in our children. 

This is shortsighted and underlines a failure to appreciate the fundamental role creativity plays in society and its ability to develop a progressive economy. Let me give you a modest example. 

Our organic farm has for a long time suffered a lack of storage space. This problem was accentuated when we recently implemented a policy to deliver fresh produce in re-useable Tupperware boxes rather than single-use plastic bags. 

But the use of more environmentally friendly Tupperware boxes requires space to dry up to 50 or more of them after they’ve been washed and cleaned. It was an important problem. We simply didn’t have space to dry these things. 

 So we came up with a design for a series of modular drying racks that can be placed over our wash troughs. They are simple in construction and can be stacked in multiple levels vertically like a skyscraper (thus increasing surface area), and when not used, they can in turn be dismantled without tools and stored away with good spatial efficiency (see photos). 

 This clever contraption was the result of creative thought. One that seeks to solve a problem by simple design, elegant engineering and efficient use of available resources. Anyone who can’t see the larger societal benefits of creativity like this doesn’t understand how an economy works. Yet most of our policy makers fail to see this - mistakenly thinking that creativity is merely the province of artists and the chattering classes. They fail to see that the creative ability to solve problems in (say) manufacturing comes from the same place as an ability to construct stories, or films, or music in any given populous. It is fundamentally based on an ability to challenge orthodox thinking, question established convention, and rise above limitations to deliver utility that’s more than the sum of the parts. 

Yet politicians are only partly to blame. Parents have to bear a portion of the responsibility. 

Next time you find yourself thinking twice before letting your child dream about a life in the arts, know that the ability s/he gains from creative training in the arts will in all probability make him or her a better lawyer, doctor, accountant or enterpreneur. Creativity is not only for the arts." 

Pete Teo  

Chanson I Go, juste pour donner un exemple de son style:


 

Nous reprendrons la question des discours en cours de théorie jeudi. Sandrine vous félicite pour ceux qu'elle a pu entendre et pour les comptes rendus de séance d'Eugénie qu'elle a pu lire. 


Echauffement 

En cercle se frotter le corps, les reins, le bas du dos, les cuisses, mollets, chevilles, faire bouger les orteils. Poing fermé, frapper les parties du corps et produire un son vibré, entrer en résonnance. Balancements des bras en soufflant aller crescendo et decrescendo. Course de jogging, vous êtes hyper beaux et belles, dynamiques, avec du style et on chante, excitation de se retrouver, on se salue. Comme bastien inventer une nouvelle façon de faire du jogging, d'autres courses. 

Reprise du travail à partir de la chorégraphie: 

Chacun fait son geste de la chorégraphie, le répéter? Sandrine donne des mots et vous adaptez votre gestuelle à ce mot sans réfléchir: "en feu, collant, glissant, déterminé, énervé, amoureux. En ajoutant la réplique qui avait généré le geste. 

Exercice de la machine outil: corps + réplique, geste+voix. 

Chacun vient au plateau, fait son geste et dit sa réplique, la répète en cherchant des variantes dans l'intensité. On cherche à occuper le plateau de façon à être visible et en composant l'espace, la machine. On a droit à trois moments de ruptures mais on reste présent ou on fait un déplacement. 

Attention à être dans l'écoute des voix des autres, chercher à passer par-dessus celle des autres parfois, tout en écoutant les consignes de Sandrine lorsqu’elle appelle quelqu'un par son prénom.

exercice très beau à regarder, réussi. Votre présence et votre travail d'acteur sont visibles. Fin de l'exercice , reprendre les pas chassés pour sortir du plateau, revenir en marchant de façon déterminée, puis "ballet"former un choeur,  pas chassés pour aller installer les tables 

Reprises des scènes de L'Ecole des femmes que nous n'avions pas vues la séance dernière, bout àbout du Tartuffe et de L'Amour Médecin en entier. Quand le texte est fragile, revenir à l'idée du travail à la table, lecture adressée et énergique. certains peuvent lire, les autres dire mais il faut toujours de la tonicité et de l'énergie.M^me lire, c'est dire!

Chacun note les consignes personnelles qui lui ont été données.

Séance très efficace, donne une idée de la "matière" qui est la nôtre. Attention toujours aux diérèses. Revoyez toutes les diphtongues de vos vers!

lundi 22 mars 2021

dimanche 21 mars 2021

Un peu de promo pour les spé: capsule video de la Comédie de Colmar

Merci aux Terminales de s'être laissés prendre au jeu, à Sandrine pour tout ce qu'elle nous donne, à Emmanuel Dosda qui a réalisé la video, à la Comédie de Colmar qui nous accueille et nous soutient.

https://www.youtube.com/watch?v=G05dwsU8S8c

 





jeudi 18 mars 2021

Premières: Les caractéristiques du théâtre contemporain pour vous

J'attends encore d'autres propositions:



Sur le théâtre contemporain :

Julia :

Pour moi le Théâtre contemporain se libère de toute forme de contraintes stylistiques et du réalisme de l'histoire ou forme de narration du récit. Malgré cette grande liberté, on trouve des ressemblances entre les trois pièces. tout d'abord dans l'écriture, les didascalies sont très élaborées et présentes tout au long de la fable. La ponctuation rompt en quelque sorte les codes établis. Egalement l'histoire n'est pas linéaire et ne répond pas parfois aux questions que se pose le lecteur. Parfois même j'ai trouvé que l'écriture se rapprochait de la poésie. On n'y respecte pas non plus une forme de continuité de l'action, une scène peut succéder à une autre sans qu'il y ait forcément de lien.

Basile :

Le peu de théâtre contemporain que j’ai lu est compliqué à synthétiser ou condenser en une définition. On pourrait dire que c’est un théâtre qui s’affranchit, de beaucoup de choses. Il s’affranchit des règles théâtrales, il est libre et dépourvu de contraintes : pas de grandes actions, pas toujours de références, pas de codes de langage… C’est aussi un théâtre qui s’affranchit du carcan social et qui étudie le profond de nos interactions, s’intéresse aux oubliés de la société, voit ce qui étrange en nous tous.

Venera :

Après avoir lu les trois livres, j’ai remarqué plusieurs choses. Tout d’abord, les trois textes ne se basent pas sur les trois unités (lieu, temps, actions) mais il y un mélange de registres. Les auteurs sont donc libres et c’est pourquoi que chaque texte est authentique. Les scènes ne se limitent pas d’une entrée ou sortie d’un personnage. Les textes comportent des « parties » qu’on pourrait considérer comme des actes. Cette liberté nous permet de voir l’originalité de ces auteurs. De plus, la grammaire n’est pas non plus respectée, comme par exemple dans « La chute des comètes et des cosmonautes » lors des révélations introspectives des personnages. Dans ce même texte, l’autrice a aussi ajouté une chanson dans presque toutes les scènes, ce qu’on ne retrouve pas dans les autres textes. Ce choix peut aider le metteur en scène mais aussi les lecteurs pour comprendre l’ambiance de la scène.

Luna :

Les caractéristiques du théâtre contemporain, sont que le théâtre ne se limite pas en temps ni en lieu ; les pièces peuvent à la fois mélanger le comique et le tragique, l'absurde et le réalisme ainsi que d’autres choses. Dans le texte La chute des comètes et des cosmonautes, Marina Skalova a choisi que la pièce se passe dans plusieurs lieux comme la voiture, l’hôtel , la chambre, ainsi que dans plusieurs villes comme Varsovie, Berlin ou encore Moscou. Les personnages sont plus libres en termes de mots, ils peuvent dire des gros mots ou autres sans que se soit mal jugé. Dans les pièces classiques, le langage est soutenu alors que dans les pièces modernes et contemporaines, les dialogue ou autres paroles sont plus modernes avec un langage moyen voir familier. Dans Chérie de l’ombre les phrases ne sont mêmes pas finies ou ne sont mêmes pas vraiment bien écrites. Dans le théâtre classique la pièce ne doit pas choquer, ne doit pas dépasser 24h ect. Or, dans le théâtre contemporain comme La chute des comètes et des cosmonautes ou encore Après la fin, la pièce se passent en plusieurs jours donc dépasse les 24h et cela ne choque pas. Dans Après la fin, il y a de la violence représentée or cela n’était pas toléré avant.

Marcelline :

Pour les trois textes, les caractéristiques du théâtre contemporain, sont le fait qu’ils ont un thème qui est ciblé et qui est généralement un thème de société, ce thème est tenu pour toute la pièce, il y a aussi le fait que le langage soit plus modernisé, avec des mots de tous les jours.

Elise :

Les caractéristiques du théâtre contemporain sont :

- la réflexion, les différents points de vue sur la même chose

- la liberté par exemple dans la forme du texte.

- laisse de la place à l’imagination, on peut imaginer les scènes et les personnages de différente manière.

Marylou:

Le théâtre est né dans l'antiquité et est, à l'époque, l'un des événements les plus importants de la vie de la cité.

Il existe 3 règles dans le théâtre classique français:

  • Règles des trois unités (temps, lieu, action)

  • Règles de bienséance (il ne faut pas choquer la morale)

  • Règles de vraisemblance (l'histoire doit être crédible pour le public)

Aujourd'hui le théâtre contemporain est un art où tout est permis, les performances ne connaissent plus de limites. Les pièces peuvent à la fois mélanger le comique et le tragique ou encore l'absurde et le réalisme. Le théâtre peut s'allier avec d'autres formes d'art (le chant, la danse, etc.) l'enjeu est alors de créer une véritable oeuvre théâtrale totale. Le langage y est souvent plus relâché et parfois (théâtre de l'absurde notamment) les personnages se limitent à des fonctions, ils n'ont pas vraiment de caractère, d'épaisseur. Le théâtre contemporain laisse une plus grande marge de manœuvre au metteur en scène et aux comédiens pour monter la pièce.

Les scènes ne se limitent plus à l'arrière du rideau, au plateau de théâtre : les comédiens peuvent jouer partout y compris au milieu du public.

Salomé :

Réflexion sur le théâtre contemporain

Pour moi le théâtre contemporain est plus ou moins synonyme de liberté : les personnages n’ont pas forcément de noms, les lieux peuvent être des plus insolites, les scènes/actes ne sont pas toujours présents et les discussion entre les personnages peuvent être incompréhensibles. On y est souvent plongé dans la modernité du monde juste avec les voitures, les téléphones ou autres objets modernes. J’ai aussi remarqué que le théâtre contemporain ne se prive pas d’aborder des sujets tabou ou considérer comme choquant ou de mettre en scène des situations hors du commun.


Premières: Confirmation: Présentation de La Dispute le mardi 23 mars à 13h45

Nous rejouerons La Dispute de Marivaux au lycée le mardi 23 mars à 13h45 pour la classe de M.Tournous. Il faut bien revoir vos textes ce week-end car nous n'aurons pas vraiment le temps de répéter. revoyez aussi vos conduites pour bien vous remémorer la trame d'ensemble.

Pour demain, vendredi 19 mars, soyez prêts à parler des Inamovibles avec la dramaturge du TNS, Chloé, et revoyez vos textes dans le projet Prix Koltès, nous ferons sûrement une sorte de filage avec Emilie.

Article dans L'Alsace sur la mobilisation à la Comédie de Colmar

Article du jeudi 18 mars 2021

Il y est mentionné que nous avons collé des phrases qui disent notre besoin de théâtre sur les vitres de la CDC.

Les premières en écriront vendredi pendant le cours. Vous pouvez déjà préparer ce que vous allez rédiger.

 

mercredi 17 mars 2021

Pour enrichir le débat sur les conséquences de la pandémie sur le théâtre, les arts et la culture: interview de Nicolas Bouchaud

 

Entretien avec le comédien Nicolas Bouchaud sur la situation des acteurs en temps de Covid

 par Catherine Robert sur ARCENA 9mars 2021

Dans Sauver le moment (sorti en janvier 2021 chez Actes Sud mais écrit six mois avant le début de la pandémie), Nicolas Bouchaud raconte ce que c’est que jouer, à partir de sa propre expérience de la scène. Cruelle ironie d’un titre quasi prémonitoire : en ces temps de fermeture des salles de spectacle où le moment de la représentation a été sacrifié, le comédien analyse ce que c’est que de ne pas jouer et met en garde contre les calculs d’épicier d’une politique qui oublie que « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ».

Comment analysez-vous ce qui vous arrive, après un an de pandémie ?

Nicolas Bouchaud : Pendant le premier confinement, en mars 2020, Christian Biet (professeur d’histoire et esthétique du théâtre à l’université de Paris-Nanterre, NDLR) m’avait proposé d’écrire un texte pour la revue Théâtre/Public à partir de la question : « Qu’est-ce que jouer ? » Pour y répondre, j’avais légèrement modifié la question en me demandant plutôt : « Qu’est-ce que ne pas jouer ? ». Cela correspondait mieux à notre situation de confinement. J’avais alors écrit que ne pas jouer, c’était manquer un rendez-vous. Aujourd’hui, après une année où je ne me suis quasi pas retrouvé sur scène face à des spectateurs, je pense toujours la même chose : ne pas jouer, c’est manquer tous les soirs un rendez-vous à heure fixe avec un public dans des lieux qu’on appelle des théâtres. La chose qui m’a été enlevée cette année, c’est cela et non pas de jouer Shakespeare, Lagarce ou Dostoïevski. Je manque un rendez-vous. Acteurs et spectateurs, nous manquons notre rendez-vous, et plus nous le manquons, plus nous nous sentons seuls, et plus nous nous sentons seuls, plus nous devenons maussades. L’acte de jouer ne se mesure pas seulement à la qualité d’une interprétation mais aussi à l’espace imaginaire et partageable qui se dégage d’une représentation. Cet espace imaginaire et partageable est un espace public. En être privés, nous empêche les uns et les autres de construire nos propres représentations. Comme dit Gunther Anders dans Nous, fils d’Eichmann : « Lorsque nous sommes empêchés de faire notre tentative de représentation, nous sommes naturellement empêchés aussi de faire l’expérience de notre échec et donc de percevoir la chance que représente cette expérience ». 

Que répondez-vous si l’on vous rétorque que les écrans peuvent valoir comme substituts ?

Nicolas Bouchaud : En ce qui concerne le spectacle vivant, les captations filmées, sauf exception, ne peuvent être qu’un pis-aller. Même chose, d’ailleurs, pour les expositions. La visite virtuelle du Louvre, ça va cinq minutes ! Mais c’est quand même mieux d’aller y voir ! C’est toujours l’histoire de la rencontre, du rendez-vous. On se déplace d’un lieu vers un autre et tant pis, au fond, si l’exposition ou le spectacle nous ont déçus. On aura fait le voyage. On se sera fait cette promesse. Depuis un an, nous bougeons peu, nous bougeons moins. Nos pratiques culturelles sont circonscrites à notre espace domestique, à notre espace privé. Depuis un an, on regarde des films en DVD ou sur des plateformes numériques. Le temps s’étire, se dilue, devient une pâte molle. Il m’est arrivé de passer trois heures à regarder un film qui, en réalité ne durait d’une heure et demie. Le temps devient liquide. Le problème, ce ne sont pas les écrans eux-mêmes mais l’utilisation qu’on en fait dans l’espace domestique. Si l’idée d’une culture numérique signifie une culture chez soi, pour soi et pour ses proches, là, je crois qu’il y a un vrai problème. On a bien vu, lors du premier confinement que l’espace privé, l’espace domestique, la maison, n’était peut-être pas l’endroit le plus épanouissant ni le refuge idéal. Il est très important de ne pas laisser l’espace public se refermer. Il ne sera jamais remplacé par l’espace privé. Comment appartenir à une société à travers ce que produit cette société ? Quand on est trop abandonné ou trop seul, quels sont les bons objets transitionnels ? Est ce que ce livre est bien ? Est ce que ce film est bien ? Est ce que je peux lire l’autre ? 

Autre chose que l’on oppose souvent aux artistes : pourquoi se plaignent-ils alors que les subventions assurent leur survie ?

Nicolas Bouchaud : Je suis actuellement payé pour tout ce que je ne fais pas, pour toutes les représentations qui n’ont pas lieu. Parfois en chômage partiel, parfois selon le prix prévu par la représentation. Récemment, nous n’avons pas joué au Théâtre national de Strasbourg mais avons été payés comme si nous avions joué. En temps de pandémie, nous bénéficions, dans le domaine de la culture comme dans d’autres professions, d’un soutien financier, d’un filet de sécurité. Mais au-delà de la pandémie, et sur l’idée même d’une culture subventionnée, il y aurait beaucoup à dire. Est ce que cette idée a encore un sens pour ceux et celles qui nous gouvernent ? Et si oui, quel sens ? On croit toujours qu’avec l’argent qu’on donne à quelqu’un, on va pouvoir acheter son silence. Alors, c’est vrai, de quoi se plaignent-ils, ces artistes subventionnés par l’État ? Eh bien, ces artistes subventionnés par l’État croient en la possibilité d’un minimum de recherche artistique. Ils croient à l’existence d’un art qui ne soit pas soumis à la simple loi du marché sans devenir pour autant un art élitiste. Ils défendent, par exemple, l’idée que la création artistique ne doit pas se plier au goût du public, à la demande du public comme le préconisait Nicolas Sarkozy en 2007, dans la lettre de mission adressée à sa ministre de la Culture, Christine Albanel. Je préfère, pour ma part, penser avec John Cassavetes que « ce qu’aiment les gens est différent de ce qu’ils désirent. Il faut leur donner ce qu’ils désirent, pas ce qu’ils aiment ». Lorsque l’on demande à l’art de répondre à la demande, il n’y a plus d’art. C’est le problème de l’utilité et de l’inutilité d’une œuvre. Or, c’est l’inutilité qui est utile. La grossièreté du langage communicationnel de nos gouvernants triomphe à travers la distinction entre activités essentielles et activités non-essentielles. Appliquée à l’art et à la création, cette distinction n’a pourtant aucun sens. Car l’art est précisément ce qu’on ne peut pas quantifier et c’est justement cette part d’inquantifiable que l’on décide de prendre en compte quand on dépense de l’argent pour la culture. On ne peut jamais quantifier, ni prévoir quelle expérience nous allons faire ou ne pas faire face à un film, un livre, un tableau, un morceau de musique ou un spectacle. Une politique culturelle se doit de penser un temps pour que ces expériences soient possibles, indépendamment d’une logique de rentabilité. Construire un temps pour que quelque chose qui n’existe pas encore puisse advenir, ou pas.

Avez-vous le sentiment de subir un traitement inique ?

Nicolas Bouchaud : Nous avons été littéralement mis de côté jusqu’à être déclarés, je l’ai dit, non-essentiels. Mais nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Et la situation est encore plus difficile et plus violente pour les jeunes générations. L’an dernier, il a fallu attendre trois discours du président de la République qui s’était présenté à nous comme un lettré, pour entendre le mot culture et subir cette vidéo hallucinante et hallucinée dans laquelle il s’entretenait avec plusieurs artistes et qui n’a débouché sur rien, sinon ces étés culturels et apprenants qui n’étaient ni plus ni moins que la version abrégée d’une politique culturelle, présente dans le cahier des charges de tous les théâtres subventionnés. Ce n’est donc pas un oubli de la culture mais une volonté de la mettre à l’écart. C’est un acte assumé assez crânement par le gouvernement. Un acte qui prend une valeur symbolique, mais qui est aussi et surtout un calcul économique. Mais cette situation, nous aurions pu la voir venir depuis 2003 et à travers tous les mouvements des intermittents qui ont suivi. 

Pourquoi ?

Nicolas Bouchaud : Depuis 2003 et l’annulation cette année-là du Festival d’Avignon, la culture n’est apparue dans le discours politique que sous son aspect économique. Quelle est la valeur économique de la culture ? C’était la question qui masquait le désintérêt progressif pour la culture de toute une génération de femmes et d’hommes politiques, de gauche comme de droite. Lorsqu’au printemps 2014, j’allais à la radio pour défendre notre régime d’assurance chômage, j’avais appris par cœur toute une série de phrases et de chiffres qui tendaient à montrer l’apport exceptionnel de la culture au PIB. Tout cela n’était pas faux, ni inutile à rappeler. Mais aujourd’hui, nous voyons ce qui arrive à la culture lorsqu’elle n’est vue qu’à travers le prisme de l’économie. Il faut alors revenir à la question que nous posons depuis 2003 à tous les gouvernements : quelle conception de la culture un gouvernement veut-il défendre ? Cette question devrait devenir commune car elle concerne aussi l’ensemble de la population, du moins tout ceux que cela intéresse. Mais pour cela, il faut arrêter d’inventer des catégories absurdes et des oppositions stériles, comme celle-ci, énoncée récemment par la ministre de la Culture qui opposait culture patrimoniale et culture numérique, essayant d’instrumentaliser la culture et d’en faire, avant tout, un marqueur social. Ce type de discours démagogique ne fait que reconduire la séparation qu’il prétend dénoncer. N’importe quelle pratique artistique apporte, dans les faits, un démenti immédiat à ce genre de discours. Car toute pratique artistique se fonde sur notre égale et commune capacité d’attention, sur notre égale et commune capacité d’invention. Il y a, depuis plusieurs années, un discours très ambivalent sur l’idée que la culture subventionnée n’aurait pas atteint son but, que la démocratisation culturelle n’aurait pas aussi bien marché qu’on l’espérait. Nous savons, nous, combien ce discours est faux et comment le déconstruire. Mais nous aimerions parfois que d’autres voix s’ajoutent aux nôtres. Rappelons ici ce que dit la Charte des missions de service public pour le spectacle vivant : « La recherche en art, dont l’importance pour la société est aussi grande que la recherche scientifique qu’elle côtoie et croise souvent, est une nécessité absolue »

Pourquoi n’avoir pas envisagé 2020 comme une année sabbatique ?

Nicolas Bouchaud : Parce que le confinement est un temps imposé : ça n’a rien à voir avec une année sabbatique ! J’ai répété un spectacle, Les Frères Karamazov, d’après Dostoïevski, mis en scène par Sylvain Creuzevault, sans pouvoir le jouer ; nous avons passé une année dans le flou et le brouillard. Notre incompréhension et notre colère sont grandes car la courte reprise du mois de septembre a montré que les théâtres, les salles de cinéma et les musées ne sont pas des clusters et qu’un très gros travail avait été fait pour accueillir les spectateurs en respectant les règles sanitaires. Les grosses institutions se remettront sans doute de cette situation ; ce sera beaucoup plus dur pour les compagnies. Dans quel état seront-elles à l’issue de cette période d’épidémie ? Cette fermeture des lieux de spectacle restera comme une grande claque assénée au monde de la culture. Et on ne pourra pas en accuser uniquement le virus. L’instantané photographique du 15 décembre 2020 restera dans nos mémoires : consommation (ouverture des commerces), religion (ouverture des lieux de culte), sécurité (article 24 de la loi sur la sécurité globale). De même, cette nouvelle langue, sinistre et désincarnée : présentiel, distanciation sociale, essentiel, non-essentiel… Il faudra la réinventer, la réenchanter, trouver d’autres mots, d’autres pensées pour nous remettre debout. Car comme le disait Robert Filliou : « l’art c’est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». 

Catherine Robert

Catherine Robert est professeur de philosophie au lycée Le Corbusier d'Aubervilliers depuis vingt ans et journaliste pour La Terrasse depuis quinze ans. ...

 

mardi 16 mars 2021

Terminales: séance du lundi 15 mars: Projet Molière

 Séance en petite salle avec Sandrine.

Hanna en retard mais tout le monde est présent au final.

 Information sur la mobilisation des théâtres pour l'ouverture des salles et le soutien aux intermittents et précaires. Les artistes en résidence à la Comédie de Colmar proposent que vous écriviez une phrase pour dire votre amour du théâtre sur des feuiles A4. matériel disponible pendant la séance. Vos phrases seront collées sur les vitres de l'entrée.


 

-Information sur la caseat du lundi 29 mars: des représentants de la DRAC, de la DAAC, de l'inspection, de la Comédie de Colmar et du lycée viendront voir comment Sandrine et moi travaillons avec vous de 14h à 15h puis il y aura une réunion et vous continuerez le travail en autonomie ou avec Sandrine.

- Félicitation pour la prestation de Tous des Oiseaux au collège Molière.

- Préparation de la séance de théorie en distanciel de jeudi: exercice d'entraînement au Grand Oral qui va nourrir aussi la forme que nous  sommes entrain de créer avec Sandrine, peut être.

 -Tirer au hasard dans une enveloppe une question portant sur le projet Molière. 

- Préparer un discours pour la traiter de 5 minutes (Je vous aiderais à étoffer le contenu à distance jeudi ou quand vous y travaillez.) 

Vous pouvez écrire le discours, l’enregistrer ou le dire lors de la séance du 22 mars. 

L'objectif est de s'amuser à produire un discours à partir d'un contenu de savoir, vous pouvez vous fabriquer un personnage: l'élève timide, celui qui bafouille, le prétentieux, l'enthousiaste, Monsieur ou Madame je sais tout etc 

- Discussion à propos des masques personnalisés demandés par Sandrine: faire des essais, ne pas rien faire parce que l'on craint qu'ils soient toxiques à porter: faire des essais , des prototypes. Pas facile mais essayer de construire quelque chose, d'être dans le concret. la création théâtrale est constamment confrontée à la nécessité de chercher des solutions pour essayer de réaliser les idées, les rêves des metteurs en scène. Sandrine cite en exemple les comédiens qui doivent s'adapter à des brouillards, des fumigènes.Jouer demande que l'on sorte de sa zone de confort. c'est en cherchant que l'on arrive souvent à atténuer les inconforts.

- Tour du groupe pour dire dans quel état on est aujourd'hui: beaucoup se disent moralement un peu branlants. Se soutenir, être solidaires, chercher la joie dans la création et le jeu malgré tout.

Echauffement

en cercle avec Sandrine, toujours par imitation: murmures, se frotter le corps énergiquement.

Etirements, balancement des bras avec torison du buste, accompagner les gestes avec du son

Epaules, petits sauts, grommelots pour détendre les mâchoires.

Bouger dans tous les sens, se rela^cher.

Piano imaginaire: toujours mettre de la qualité dans les gestes. se frotter les mains. murmures, faire des non avec la tête. et le dire.

Travail des voyelle: oh, ah, hi, hu en suivant les indications de Sandrine. bien impliquer le regard car le masque restreint l'expression.

macher un chewing gum: faire entendre le bruit de la mastication.

Cercle: pas chassés vers le milieu, dire sa réplique et retourner dans le cercle.

Exercice d'adresse en passant par la face avec deux répliques du Tartuffe: Orgon: Te tairas- tu Serpent dont les traits effrontés...

Dorine: Ah, vous êtes dévot et vous vous emportez.

Prendre appui sur le partenaire à côté puis dire au public, prendre appui sur l'autre partenaire et dire au public. Jeu sur l'adresse très technique mais que vous devez essayer d'utiliser dans vos scènes. mettre de l'énergie.

la même chose avec un trajet en boucle avant de dire la réplique.

convention technique pour ouvrir l'adresse, pour permettre au public de mieux recevoir le texte et d'être dans l'énergie des personnages; Sorte de billard à trois bandes!

marche neutre: corps qui grandit, grandit. a la frappe des mains de Sandrine le corps devient incontrôlable. Nouvelle frappe des mains: se demander ce qui s'est passé. A l'appel du prénom par Sandrine, dire une réplique dans le mouvement dans lequel on est, sans réfléchir;

Ballet en occupant tout l'espace grâce, virtuosité, légèreté puis en danse africaine plus ancrée dans le sol. avec texte dit. tout doit être à la m^me hauteur d'énergie. suspension, respiration. puis une réplique en murmure jusqu'au crescendo aussi bien dans la voix que dans le corps.

Mise en place des trois tables de jardin à cour au centre du plateau.

Travail des scènes du Tartuffe que Sandrine n'avait pas vues. Problème de l'apprentissage du texte pour certaines, nouvelles coupes.

Pendant ce temps les autres écrivent leur phrase à afficher et revoient leur texte dans la perspective d'une fin de séance sur un filage. Il va falloir retrouver des choses qui sont parfois anciennes , mises en place avant les vacances.

Filage pour faire un état des lieux: prendre le temps de faire les mises nécessaires.

Passage de pas chassés dans les transitions entre les " pièces.

Retrouver les indications de jeu et les "dessins" donnés par Sandrine. attention à bien noter dans le carnet de bord ces parcours et indications. faites vous une conduite où vous noter votre partie à l'intérieur de l'ensemble de la petite forme inventée.

Nous n'avons pu faire que la partie Ecole des femmes. Chacun note ce qu'il a ressenti.

Il y a de beaux restes mais la diction des vers n'est pas toujours propre et le texte est parfois déformé. Soyez très vigilants. Écoutez vos scènes jouées par des pros. Posez des questions si vous avez des doutes. Reprenez votre crayons pour vérifier les diérèses et synérèses en particulier.

séance prochaine: nous reprendrons la suite du filage et les placements seront précisés.Apportez vos prototypes de masques. 

Pensez aussi à vos discours sur les questions tirées au sort.


Premières: séance du vendredi 12 mars: Projet Prix Koltès

Travail avec Romain Gneouchev à propos des Inamovibles. Suite de la séance avec Emilie Wiest.

Cercle de paroles:

- mise au point pour la suite du travail: faire les compte rendu de séance dans la semaine et me les envoyer. Faire l'analyse de la captation de L'Ile des Esclaves pour le 1er avril au plus tard.

Confirmez la participation samedi 13 mars à la BOOM Flash organisée par Emlie. Attention à ne pas vous désister sans prévenir. Soyez responsables de vos engagements.

-Evocation de ce qui se passe dans certains théâtres en France: l'occupation de l'Odéon, du TNS et d'une trentaine d'autres théâtres en France. Etre attentifs aux infos sur la question. Possibilité de participer à la marche fleurie organisée dimanche à Colmar et à laquelle participe la Comédie de Colmar. Ressenti à noter dans le carnet de bord: la fermeture des théâtre, l'absence de programmation vous pèse-t-elle? Certains ont parlé de leur propre frustration de ne pas pouvoir jouer la Dispute devant les parents et amis, seulement au lycée devant des classes et c'est déjà mieux que pas du tout.

-Echange autour des Inamovibles, texte dont nous avons le moins parlé pour le moment. Chacun note ce dont il se souvient, ce qu'il a reconnu.

Bien relire les Inamovibles pour la séance avec la dramaturge vendredi prochain.

Passage au plateau pour un échauffement rapide à l'aide de l'exercice du samouraï. Mieux réussi de mon point de vue que celui qui avait été joué avant les vacances!

Romain fait passer les scènes retenues dans le projet par Emilie. Il a une sonnerie pour ne pas déborder, c'est parfois frustrant, mais tout le monde a pu travailler.

Ceux qui ont joué notent dans le carnet de bord les consignes qui leur ont été données, les recherches, les explorations . Quand vous avez été spectateurs, notez ce qui vous a frappé dans le spropositions, le jeu de vos camarades.

Expériences variées: Laura qui parle son texte avec de temps à autre des éclats de voix, folie de celui qui attend dans une gare au bord du suicide.

Prune au téléphone qui inscrit son appel à l'intérieur de la tirade dite par Laura, didascalies qui sont dites comme si on les lisait au prompteur (Emma)

Pour les "jeunesses", pas top vite jouer avec le ballon, d'abord être sûr de bien connaître les adresses et de bien savoir quel "jeunesse "on est.

"Choeur de la radio": s'amuser avec le phrasé des présentateurs télé ou radio

Le naufrage, la tempête: panique à bord, texte projeté très très fort. référence au metteur en scène Lazare  avec qui Romain a travaillé (voir article précédent)

Chez Post (Célia et Julia): deux registres de jeu: Post très sadique, dans l'outrance, Lamine très sincère.

Beaucoup de propositions de Romain très riches qu'Emilie va conserver.

Certains connaissent déjà bien leur texte et le travail de mise en scène est alors plus facile, c'est évident.

2ème partie de la séance: travail sur les scènes dont on connaît déjà le texte par groupe. Emilie et moi passons vous voir pour vous aider.

Attention à la façon de travailler pas seulement lire le texte affalé dans le canapé, faire des propositions dans l'espace, bien discuter de la situation, de l'état des personnages des adresses, reprendre les répliques en se détachant du livre quitte à refaire plusieurs fois le même passage.

Il faut que vous connaissiez un maximum de texte pour la séance prochaine afin que nous puissions faire un premier filage, ne serait-ce que pour le plaisir d'entendre les scènes déjà plus avancées.

samedi 13 mars 2021

Les Inamovibles de Sedjro Giovanni Houansou

 Interview de l'auteur qui a déjà eu le prix RFI pour ce texte


 

Boum Flash silencieuse: un petit encart dans l'Alsace


 Merci à celles qui sont venues malgré la pluie pour la boum flash organisée par Emilie Wiest. A refaire un jour de beau temps indéniablement.

video dans l'Alsace et les DNA

Première : mettre en scène le naufrage d'un bateau: l'exemple de La Tempête de Shakespeare par le metteur en scène Strehler

 Cette mise en scène de La Tempête est mythique.

voir l'article posté sur notre blog à l'occasion d'un projet La Tempête: Le naufrage chez Strehler

la scénographie de Strehler 


Premières: la question des migrants au théâtre

 Les Inamovibles envisage la question de la migration du point de vue surtout de ceux qui restent même s'il y a aussi des personnages qui sont partis comme Malik et Lamine.

Je vous mets en ligne des documents qui montrent que la question des migrants a été traitée énormément au théâtre ces dernières années. A vous d'explorer.

Migraaaants » de Matei Visniec. version radiophonique

Le théâtre nouvel asile du débat sur les migrants

Théâtre et migration : recensement des pièces sur ce thème uniquement en région Rhone-Alpes pour vous donner une idée du nombre de pièces sur le sujet.

Autre liste avec des oeuvres majeures Je recommande tout particulièrement Lampedusa beach de Lina Prosa, Fonde de Guillaume Poix, les Suppliants d'Elfriede Jelinek.

Version radiophonique de Lampédusa beach Vous trouverez des documents sur cette pièce sur le blog lui-même puisque nous avons travaillé ce texte il ya quelques années ( rubrique projet lampedusa beach)

Extrait de Borderline d'après Elfriede Jelinek les suppliants spectacle de danser et théâtre d'une compagnie flamande.( metteur en scène Guy Cassiers)

 

Entre les Frontières du cinéaste Avi Mograbi et du metteur en scène Chen Alon.

L'une des premières à avoir traité du thème de l'exil est Ariane Mnouchkine dans un spectacle intitulé le dernier Caravansérail qu'elle a elle même capté pour le cinéma.

Représenter l'exil 

Extrait video dns le quel Ariane Mnouchkine explique comment elle est passé du théâtre au cinéma

Cet extrait vous donnera aussi une idée de ce que cela donnait au théâtre.

Nombreux documents et photos sur le site du théâtre du Soleil